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Lutte contre l’inondation :Ces odeurs puantes qui viennent du Bassin versant du gourou

Publié le :

.Ordures ménagères, bouteilles et sachets plastiques, pneus entassés çà et là.  Ensablement du caniveau prévu pour l’évacuation de l’eau, ajouté à une odeur nauséabonde qui se dégage du lieu et des environs. C’est le spectacle qu’offre le bassin versant du gourou,  réalisé pour  renforcer et sécuriser le réseau d’assainissement, en vue d’un mieux-être des populations, notamment celles des  communes d’Abobo, d’Adjamé et Plateau.
Dans cette période de petite saison des pluies, qui parfois, causent  des désagréments, il est capital d’anticiper sur des urgences. Pour cela, des engins de débouchage des canaux d’évacuation d’eau étaient sur le terrain, ce lundi 30 septembre 2019,  pour curer tous les  tas d’immondices qui ont refait surface dans le bassin. Mais, la tâche semble difficile pour ces tracteurs qui peinent à bousculer cette montagne de détritus qui ont engorgé le caniveau.
A y voir de près, le bassin manque d’entretien. Il n’est plus curé régulièrement. Les pertuis de fonds et grilles de blocage sont bouchés, malgré la réalisation des bassins de retenue en amont pour stopper tous les objets solides. « Nous avons des problèmes de ballonnements depuis que les odeurs ont commencé à se dégager de ce canal d’évacuation d’eau », indique Albéric Niamba, riverain dans la zone des 80 logements à Adjamé. Pour lui, c’est le manque  de civisme qui est à la base de tous ces déboires.
Il y a de cela 5 ans, le chef du projet gestion Intégrée du bassin versant du Gourou, Gougou Antoine, avait averti sur les risques liés à  l’augmentation du débit des eaux de ruissèlement dans le bassin. «… ......les populations déversent davantage de déchets et rejettent leurs eaux usées dans les canaux de drainage qui les acheminent vers les ouvrages du carrefour. Par conséquent, les dalots, mal entretenus, sont souvent bouchés par les déchets et l'ensablement de la baie engendre des difficultés d'écoulement. Ces facteurs ont comme conséquence directe des inondations récurrentes au niveau du carrefour de l'Indénié », insistait cet expert.
Pourtant, 7 barrages ont été construits en amont. Deux à Adjamé Payet, Est et Ouest, un au Dokui Est, un au Dokui Ouest, un à l’Hôpital militaire (Hma), un à Agban et un autre au niveau du zoo. Ces ouvrages devaient en amont stocker temporairement l’eau de ruissèlement, puis la faire évacuer à faible débit à l’Indenié. Mais deux des ouvrages sont constamment bouchés, à savoir celui de Dokui et celui d’Est Payet.
En attendant qu’une forte pluie vienne encore faire des dégâts, comme ceux de juin 2018, il urge d’agir en curant entièrement tous les bassins et les barrages écrêteurs construits en amont. 
Issouf Kamagaté 
 
 

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