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COMMENTAIRES
Publié le :
2 septembre 2018Par:
Odile Boga SyllaLa palpation des seins réalisée par le gynécologue serait-elle donc la panacée pour les femmes ? Tout d’abord, il faudrait qu’elle soit réalisée correctement. L’examen est plus efficace s’il a lieu en début de cycle. Le paradoxe de la visite chez le gynécologue est que le frottis et le toucher vaginal ont lieu de préférence en dehors des règles, alors que la palpation mammaire doit se faire au moment des règles. Les professionnels ont néanmoins évacué le problème en ne s’inquiétant pas du jour du début des règles de leur patiente au moment où ils fixent un rendez-vous, et en tâtant les seins n’importe quand. Ensuite la palpation demande du temps. Le médecin doit manipuler et examiner les seins pendant que la patiente a les bras en bas, puis les bras levés, en étant couchée sur le dos, puis assise, puis inclinée à 45° vers l’avant. Les seins doivent être éclairés de différentes façons pour détecter une protubérance ou un renfoncement. De plus, l’examen doit être comparatif, ce qui signifie que le gynécologue doit déterminer s’il y a eu des changements par rapport à l’examen précédent. Il faut compter 10 minutes d’examen pour considérer qu’il a été fait correctement.Publié le :
2 septembre 2018Par:
Maddoc KoyakaUn examen gynécologique dès les premiers rapports sexuels : un droit de cuissage ? Alors qu’il existe une convergence de toute la littérature médicale pour ne recommander un examen gynécologique de routine qu’à partir de 25 ans, pourquoi tant de messages dans notre société incitent les jeunes filles à subir un examen gynécologique dès leurs premières relations sexuelles ? Pourquoi certaines mères traînent-elles leur adolescente chez ce spécialiste, parfois même dès leurs premières règles ? Pourquoi les gynécologues eux-mêmes sont-ils complices de ce phénomène, en n’hésitant pas à examiner de façon si invasive des jeunes filles se rendant chez eux pour une prescription de pilule ? Pourquoi certains d’entre eux, ignorant toutes les recommandations médicales, vont même jusqu’à pratiquer un examen gynécologique à des jeunes filles vierges, sans penser un instant au terrible traumatisme qu’ils leur infligent comme premier contact sexuel ? Et pourquoi la critique de ce phénomène provoque-t-elle des réactions émotionnelles d’une telle intensité, comme si se passer de cette pratique conduisait à l’extermination d’une génération entière de jeunes femmes ?Publié le :
2 septembre 2018Par:
Lago TapeIl y a un attachement viscéral des médecins français /ivoiriens à imposer la palpation des seins aux femmes dès leur plus jeune âge, qui ont intégré l’idée que cet examen était nécessaire. Le but de la palpation des seins est de détecter une masse, qui signalerait une tumeur cancéreuse. Ce geste repose sur l’idée que plus on identifie un cancer à un stade précoce, moins on lui laisse le temps de se développer. Si l’intention de sauver est louable, la réalité du développement du cancer du sein et l’efficacité réelle du dépistage sont beaucoup plus nuancées. Tout d’abord, et contrairement aux croyances antérieures, les études récentes ont montré que l’évolution de cellules cancéreuses vers un véritable cancer n’est pas linéaire. Certains cancers sont fulgurants, très difficilement détectables et meurtriers. D’autres suivent une courbe régulière, et peuvent être soignés s’ils sont dépistés tôt. D’autres encore évoluent si lentement que la patiente aura le temps de mourir d’autres maladies que du cancer. De plus, il existe des cellules cancéreuses qui restent stables et ne se transformeront jamais en cancer. Plus surprenant encore, certaines d’entre elles disparaissent d’elles-mêmes, souvent sans que la patiente ne se rende compte de quoi que ce soit. La limite du dépistage de ces cellules cancéreuses est qu’il ne permet pas de savoir si elles vont réellement se transformer en cancer ni à quel rythme elles vont évoluer. Le cancer du sein est très rare chez les jeunes. Il ne survient que dans 10 % des cas chez les femmes de moins de 40 ans, la majorité des cancers apparaissant après la ménopause. Un cancer du sein chez une jeune est néanmoins plus agressif, et a un risque de rechute supérieur. Il y aurait donc un intérêt très grand à le détecter dans sa phase précoce. Le problème, c’est que la palpation est peu efficace. La forme de dépistage la plus précise est la mammographie.Publié le :
2 septembre 2018Par:
Lago TapeComme pour le frottis, les gynécologues en CI et en France profitent du passage de la femme dans leur cabinet pour effectuer un dépistage du cancer, sans aucun lien avec la pilule. C’est une formule tout-en-un puisqu’à partir du moment où ils ont déjà introduit un spéculum dans le vagin de la femme, rien ne les retient d’y enfoncer ensuite deux doigts. Si l’intention de préserver la santé des femmes peut être louable, la littérature scientifique pointe cependant l’inefficacité du toucher vaginal dans la détection des cancers. En 2014, le Collège américain des Médecins a recommandé de ne plus pratiquer de touchers vaginaux sur des patientes asymptomatiques après n’avoir constaté aucun impact de cet acte sur le taux de mortalité et de morbidité lié au cancer des ovaires, et après avoir relevé que ses inconvénients (peur, anxiété, gêne, douleur, pouvant décourager la femme à consulter) dépassent les bénéfices attendus. La dernière étude de 2016 menée par un groupe d’experts américains en prévention concluait que « l’état des connaissances est insuffisant pour évaluer la balance bénéfice/risque du toucher vaginal chez les femmes asymptomatiques et non-enceintes dans la recherche et le traitement d’une série de pathologies gynécologiques. En conséquence […] nous ne pouvons statuer pour ou contre cet examen sur ce profil de patientes ». Quant aux représentants du Collège des Gynécologues et Obstétriciens français, ils avouent que cette pratique est avant tout le fruit d’une habitude tout en reconnaissant le peu de preuves quant à son efficacité.Publié le :
2 septembre 2018Par:
Hendouda MansourL’examen gynécologique des jeunes femmes est-il un droit de cuissage moderne ? Petit rappel des recommandations médicales en matière d’examen gynécologique (c’est l’été, on révise): 1. Un examen gynécologique n’est JAMAIS obligatoire. Il est fait à la demande de la femme. 2. Aucun examen gynécologique ne doit être fait pour prescrire une pilule contraceptive. 3. Le dépistage du cancer du col (frottis) n’est utile qu’à partir de 25 ans, et tous les 3 ans. 4. L’examen gynécologique n’est utile que si la femme consulte pour des symptômes qu’elle pense liés à ses organes génitaux. 5. L’examen des seins n’est utile qu’à partir de 50 ans. Avant, aucune raison de se faire tripoter si aucun symptôme, antécédent familial, etc. 6. Tout examen gynécologique doit se faire après avoir donné son consentement. 7. Le gynécologue ne peut exercer aucun chantage ou aucune pression pour vous examiner en échange d’une prescription de pilule. 8. Si un gynécologue ne respecte pas ces principes, ne vous écoute pas, ne répond pas à vos questions, vous maltraite, levez-vous et partez sans payer. Vu l’ignorance manifeste des gynécologues et des médecins en général sur l’état de la science dans ce domaine, je vais donc analyser l’utilité de l’examen gynécologique et les raisons qui ont amenées les instances médicales à formuler ces recommandations. L’examen gynécologique est généralement composé de trois actes : un frottis, un toucher vaginal et une palpation des seins. Ces actes sont pratiqués de routine, sur une femme en bonne santé, n’ayant ni douleur, ni antécédent familial, ni symptôme particulier, et se rendant chez un gynécologue pour se faire prescrire la pilule contraceptive.Publié le :
2 septembre 2018Par:
Lago TapeLe patient ou la patentie doit pouvoir refuser le toucher rectal et/ou vaginal en principe: Un patient doit pouvoir donner son consentement éclairé pour une chirurgie. Cela inclut tous les gestes qui pourront se dérouler pendant qu’il dormira. C’est à ça que sert la consultation avant la chirurgie : pouvoir expliquer la procédure et répondre à toutes les questions du patient, en prévenant de la présence éventuelle d’étudiant. Mais visiblement, ce n’est pas toujours respecté. Probablement par manque de temps.D’autant plus que, si le patient refuse un de ces gestes, cela peut carrément empêcher la chirurgie d’avoir lieu. La notion de "consentement" devient alors assez hypocrite... Cela étant, le patient doit avoir le droit de refuser certains gestes dans la mesure où cela n’empêchera pas la chirurgie d’avoir lieu. Ce sera le choix de chacun, qu’il faudra respecter.Publié le :
2 septembre 2018Par:
Awoulaba CoolEn France, le scandale sur les touchers vaginaux et rectaux sans consentement rebondit:Une enquête remise mardi à la ministre française de la santé, par la Conférence des doyens des facultés de médecine, révèle que lorsque les examens pelviens et rectaux sont réalisés par les étudiants du diplôme de formation générale en sciences médicales chez des personnes sous anesthésie générale, le consentement préalable du patient n'est recueilli que dans 67% des cas. Quand les examens sont effectués par les étudiants du diplôme de formation approfondie, le consentement préalable du patient est recueilli dans 80% des cas. Les résultats de cette enquête sont publiés alors qu'une polémique agite le web et les réseaux sociaux depuis plusieurs mois sur cette question. En février 2015, une cinquantaine de médecins, journalistes et féministes avaient publié une tribune contre des pratiques "faisant fi" du consentement des malades et appelant les pouvoirs publics à réagir. Les signataires faisaient état de témoignages affirmant que des examens gynécologiques et rectaux étaient pratiqués sans consentement par des étudiants en médecine sur des patients sous anesthésie générale. Ils assuraient également que "bon nombre de professionnels de la santé et d'internes" justifiaient ces pratiques, expliquant qu'ils devaient "apprendre leur métier", et qu'il était "préférable" que la patiente "ne se souvienne pas que plusieurs inconnus sont passés là avec leurs doigts dans son vagin et dans son anus...Publié le :
2 septembre 2018Par:
Fatou DiagneLe toucher vaginal est un geste central en gynécologie. Pourtant, de nombreuses études étrangères dans les pays anglo-saxons notament le discriminent comme outil de dépistage. Les auteurs ne recommandent pas son utilisation annuelle chez des femmes asymptomatiques. La pratique du toucher vaginal est impactée par les représentations des professionnels qui le pensent utile comme outil de dépistage. L’absence de directives officielles en France et en CI démunit les professionnels (sage-femmes et docteurs...).publicitéPLUS D'ARTICLES
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Publié le :
2 novembre 2018Par:
Fatou Diagne