publicité

Economie

Au Cameroun, le chantier colossal de l’électrification

Publié le :

Une piste serpente entre les arbres de la forêt équatoriale jusqu’à un imposant baobab. A 50 mètres, en contrebas, se devinent les flots bruns de la Sanaga. C’est sur ce site vierge et majestueux, à 65 kilomètres au nord-est de Yaoundé, que devraient démarrer, début 2018, les travaux de construction du barrage de Nachtigal. Cet aménagement hydroélectrique de 420 mégawatts (40 % de la production électrique actuelle) est susceptible de changer la donne énergétique au Cameroun, dont la moitié des habitants seulement a accès à l’électricité.
Les bases de ce projet ont été posées avec l’édification, en amont de la Sanaga, du barrage réservoir de Lom Pangar. Inauguré mi-2017, cet ouvrage pharaonique régularise le débit d’un fleuve affecté par de gigantesques fluctuations saisonnières. Concrètement, l’eau est stockée pendant la saison des pluies pour pouvoir être relâchée en période sèche. De quoi assurer un fonctionnement optimal de la future centrale de Nachtigal tout au long de l’année. Et permettre au Cameroun de mieux réaliser son potentiel hydroélectrique, le troisième plus important d’Afrique après la République démocratique du Congo et l’Ethiopie.

Augmentation des besoins

L’Agence française de développement (AFD) avait apporté son concours financier à Lom Pangar, développé par la société publique EDC. Sa filiale Proparco, consacrée au secteur privé, devrait selon toute vraisemblance prendre le relais en figurant parmi les prêteurs du projet Nachtigal. Celui-ci est porté par trois parties : EDF, l’Etat camerounais et la Société financière internationale (groupe Banque mondiale), réunis au sein de Nachtigal Hydro Power Company (NHPC).
 
« Dès 2021, la première turbine doit entrer en activité, précise Olivier Flambard, directeur général de NHPC. Les besoins du pays seront alors couverts. En tout cas jusqu’en 2025. Après, il faudra que d’autres projets suivent. » Car le Cameroun est engagé dans une course à l’électricité, avec des besoins qui augmentent d’environ 7 % par an.
Améliorer l’accès à l’électricité de la population n’est pas qu’une question de capacité énergétique. L’autre grand chantier est l’amélioration du réseau de distribution, sujet à des coupures chroniques. Avec des zones rurales mal, voire pas du tout raccordées : dans les campagnes, moins de 20 % des Camerounais ont le courant.
 
 

GENERATED_OK



publicité

FIL INFO

12 août 2026

Procès Ras Bath – « Rose Poivron » : la Cour d’appel sous haute surveillance, le public interdit d’accès

12 août 2026

Prison centrale de Boma : la FCDHD alerte sur des conditions de détention alarmantes

12 août 2026

Coopération sanitaire : l’OMS ouvre la voie à un hub régional en Côte d’Ivoire

12 août 2026

Lancement de production des centrales électriques au Burkina Faso : Kaya dispose à nouveau d’une centrale thermique après celle de 1983

12 août 2026

Poutine menace de saisir des navires occidentaux



Fanico

Jean-Antoine Zinsou 10 août 2026
L’IA traite la maladie et le médecin soigne le malade
‎Daouda Coulibaly 31 mars 2026
Non à l'exposition publique des plaques d'immatriculation
Claude Sahy 26 mars 2026
Avec Alassane Ouattara, les résultats concrets d’un diplomate exceptionnel
Gbi de Fer 22 février 2026
Gbi de Fer : « Raymonde Goudou, je t’avais prévenue »


publicité
publicité