‘’Médias et conflits fonciers’’ est le thème autour duquel s’est déroulé au centre Pierre Leonardi de Touba, le séminaire de formation des correspondants de presse des régions du Tonkpi, du Bafing et du Denguelé issus de la presse écrite et des radios. Initiée par l’Organisation des journalistes et communicateurs du Bafing (OJCB) dirigée par Lynx Moussa Bayo, cette rencontre d’imprégnation a été animée par Jérôme Kouakou, Super Ebony 2015 et journaliste à Radio Côte d’Ivoire avec la contribution de la Direction régionale du ministère de l’Agriculture.
Co-animé par Jérôme Kouakou et N’dri Kouakou, Directeur régional du ministère de l’Agriculture, le thème a donné lieu à des explications sur le nouveau code foncier et celui de 1998.
Jérôme Kouakou a situé les responsabilités du journaliste face aux récurrents conflits fonciers. A l’en croire, le journaliste doit être à mesure d’anticiper sur les différents signes précurseurs dudit conflit et faire la prévention. La terre est un sujet sensible notamment dans cette région, raison de plus pour le correspondant de presse de ne pas jouer au pyromane par ses écrits ou propos.
« Il ne faut pas attendre qu’il y ait problème pour aller à l’information. Il faut plutôt être un journaliste-reporter. Celui qui va à la source et travailler à la prévention du problème, abordez la question avec tact et responsabilité. Le journaliste local doit rester inflexible et doit toujours chercher à faire ressortir ce qui est caché au grand jour » a-t-il recommandé.
Deux ateliers notamment les B.A-BA du journalisme et le code d’éthique et de déontologie du journaliste ont été respectivement animés par Doumbia Balla Moise, Journaliste, responsable du Centre Public de Communication de Man et Touré Ibrahima alias Rahoul Sainfort, correspondant du quotidien le Patriote à Man. Tous deux ont exhorté les journalistes à être de véritables acteurs de développement en travaillant dans les règles de l’art et en conformité avec les différents textes qui définissent leurs droits et devoirs. Concision et précision doivent être les maîtres-mots du journaliste, ont-ils recommandé.
Une quarantaine de correspondants locaux de la presse écrite et des radios locales ont pris part à ce séminaire pourvoyeur de rudiments nécessaires à la gestion des conflits liés au foncier rural et urbain. La région du Bafing connaît depuis plusieurs années, des conflits fonciers entre autochtones et communautés non nationales avec à la clé des dégâts matériels et des pertes en vies humaines. La cohabitation agriculteurs-éleveurs y est aussi difficile comme dans d’autres régions du pays.
Pour Bayo Moussa Lynx, président de l’OJCB, ce premier séminaire se veut un cadre d’échanges et de formation des confrères en province qui ont un besoin d’apprentissage des règles de base de l’écriture journalistique.
« (…) Ce jour marque le baptême de feu de cette organisation. Ce séminaire a été initié dans l’optique de faire rayonner Touba au plan communicationnel. Les conflits fonciers sont récurrents dans notre région et nous avons notre rôle à jouer en tant que homme de presse et de médias. C’est pourquoi je vous demande de rester en phase avec les principes de base et des règles d’éthique et de déontologie du journalisme. Ces ateliers permettront à chacun de nous de se bonifier et de booster son niveau d’écriture », a-t-il souhaité.
Le préfet de région de Touba et le représentant du parrain Bamba Babadjan, ont tous félicité l'OJCB pour cette initiative et exhorté les hommes de presse et de médias à jouer pleinement leur rôle dans le renforcement de la cohésion sociale.
Une nuit artistique avec des artistes-chanteurs de la région a clos ce séminaire de formation.
Mankoun Kouassi





