<div class="text14N" align=center><b>Ouverture de la Session annuelle et débat de haut niveau du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies Le Gouvernement dénonce les graves violations des droits de l’Homme perpétrées en Côte d’Ivoire et appelle à l’intervention de la communauté internationale. </b></div> Le Conseil des droits de l'homme a ouvert dans la matinée du lundi 28 février 2011 sa seizième session, qui se tient au Palais des Nations à Genève jusqu'au 25 mars, et a entamé son débat de haut niveau, qui se déroulera au cours des trois premiers jours de la session. Au cours de la cérémonie d’ouverture, des déclarations ont été faites par M. Sihasak Phuangketkeow, Président du Conseil; Mme Navi Pillay, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme; M. Joseph Deiss, Président de l'Assemblée générale - organe de tutelle du Conseil; et Mme Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Suisse. Suite à ces messages, les représentants de plusieurs pays se sont succédé à la tribune pour exposer la situation des droits de l’Home dans leurs pays respectifs. <img src="/images/communiques/7cc0858436fead17015117.jpg" align=left hspace=3 vspace=3>C’est au Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Me Jeannot AHOUSSOU-KOUADIO qu’il est revenu le soin d’exposer, dans l’après midi de ce lundi 28 février 2011, la situation qui prévaut en côte d’Ivoire. Il a exprimé la gratitude et la reconnaissance du Président de la République SEM. Alassane Ouattara et de son gouvernement pour l'engagement de la communauté internationale dans la quête d'une solution à la crise postélectorale en Côte d'Ivoire. Cette crise a entraîné malheureusement de graves violations des droits de l'homme et risque d'annihiler tous les efforts entrepris en vue du rétablissement de la paix et de l'instauration d'un État de droit en Côte d'Ivoire. Elle a également accéléré le déclin économique du pays, tout en accentuant les divisions ethniques et politiques. La Côte d'Ivoire est en passe de connaître une situation humanitaire particulièrement grave, a mis en garde le représentant du gouvernement ivoirien. Le Ministre AHOUSSOU-KOUADIO a réaffirmé l’engagement du Président de la République à promouvoir et à protéger les droits de l'homme en Côte d'Ivoire, dans l'esprit de la résolution adoptée par les membres du Conseil des droits de l'homme en décembre 2010, lors de sa session extraordinaire consacrée à ce pays. Le Président Ouattara et son gouvernement dénoncent en outre la violente campagne d'intimidation perpétrée par certains éléments de forces de défense et de sécurité proches du président sortant contre la mission de l’ONUCI et les populations civiles. On déplore, pendant la période allant de la tenue de l'élection présidentielle à ce jour, plus de mille morts, des milliers de blessés, des centaines de personnes portées disparues, plusieurs dizaines de cas de personnes ayant subi des violences sexuelles, le déplacement de plus de 200 000 personnes à l'intérieur du pays et de plus de 60 000 autres dans les pays voisins, a indiqué le Ministre ivoirien. À l'heure actuelle, la ville d'Abidjan et sa périphérie, principalement Abobo sont en proie à de violentes opérations militaires notamment des tirs à l'arme lourde, ayant pour conséquences, outre les nombreuses pertes en vie humaine, un exode massif des populations, a dénoncé Me Jeannot AHOUSSOU-KOUADIO qui a indiqué, par ailleurs, que quatre charniers ont été découverts dans la capitale économique et à l'intérieur du pays, depuis le déclenchement de la crise, sans que la mission de l’ONUCI ne puisse y accéder. Le Ministre d’Etat a réitéré l’invitation du Gouvernement de la Côte-d'Ivoire adressée à tous les détenteurs de mandats (rapporteurs spéciaux et experts indépendants) à venir enquêter sur les violations inacceptables des droits des populations vivant sur le territoire ivoirien, dans les plus proches délais, compte tenu de la dégradation de la situation sur le terrain ces derniers jours. Devant la gravité de la situation, la Côte d'Ivoire a besoin du précieux et indispensable concours de la communauté internationale et de la grande famille des agences humanitaires pour un plus grand renforcement des capacités du Gouvernement, en vue de lui permettre d'assurer la prise en compte, sur place, des besoins essentiels des personnes vulnérables, a indiqué le Ministre ivoirien. Enfin, le Ministre Jeannot AHOUSSOU-KOUADIO a fait savoir que le Président de la République SEM Alassane OUATARA a mandaté un collège d'avocats nationaux et internationaux aux fins d'envisager toutes poursuites devant les juridictions nationales et internationales compétentes, notamment la Cour pénale internationale. Notons que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme s’est régulièrement préoccupé de la situation en Côte d’Ivoire. Son dernier rapport en date du 15 février 2011 et couvrant la période de novembre 2010 au 31 janvier 2011 condamne les graves violations des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire dont le clan de M. Laurent GBAGBO se rend coupable au quotidien.







