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Communiqué

Mise au point de l'Union de la Jeunesse Africaine (UJA)

Publié le :

Depuis des années la Côte d’Ivoire traverse une grave crise militaro-politique dont la dernière élection présidentielle était censée être la porte de sortie. Malheureusement, l’espoir né de ces élections va s’estomper par une crise politico-juridique née de la proclamation des résultats du deuxième tour de ces élections. Face à cette situation, La communauté internationale dans son ensemble, s’appuyant à la fois sur les résultats proclamés par monsieur Youssouf Bakayoko, président de la commission électorale indépendante (CEI) et le rôle de certificateur du représentant spécial du secrétaire général des nations unies, a fait connaitre sa position : celle de reconnaitre la victoire de monsieur Alassane Dramane Ouattara et d’œuvrer à sa prise de pouvoir effective. Contre toute attente, monsieur Charles Blé Goudé, président du COJEP, nouvellement promu ministre de la jeunesse et de l’emploi du gouvernent de monsieur Aké N’Gbo (premier ministre de monsieur Gbagbo) appelle pour ses manifestations de rue, des ressortissants des pays africains à venir lutter contre un pseudo néo-colonialisme et une prétendue ingérence étrangère. L’Union de la Jeunesse Africaine (UJA), organisation jeune ayant réuni lors des assises de Bamako (consacrant sa création le 10 septembre 2009), la participation de 44 délégations sur les 53 Etats que compte l’Afrique s’insurge contre cet appel et tient à faire des précisions. <div class="text14Nb">Au titre de notre indignation</div> Nous concevons mal que des gens qui récusent l’arbitrage de la communauté internationale dans la crise post-électorale actuelle puissent faire appel à cette même communauté, à travers la jeunesse africaine à venir lutter contre la même communauté. La jeunesse africaine de quelque pays qu’elle provienne est partie intégrante de la communauté internationale. Aussi, nous trouvons absurde que le Front Populaire Ivoirien (FPI), parti politique dont est fondateur monsieur Gbagbo et qui a fait ses beaux jours, après avoir lutté pendant des années et obtenu du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) sous feu Félix Houphouët Boigny, le retrait des étrangers (qualifiés en son temps ‘’de bétail électoral’’) de la vie politique national leur fasse appel aujourd’hui pour la défense d’un fauteuil présidentiel confisqué par un despote des temps nouveaux. Il est à noter que selon les lois ivoiriennes, le national d’un Etat ne peut faire de la politique en Côte d’Ivoire. Pour être éligible ou électeur, il se doit de se faire naturaliser. Alors la question qui nous anime est de savoir si monsieur Gbagbo a signé pendant son règne le décret de naturalisation de ces jeunes africains qu’un certain xénophobe déguisé en leader panafricain appelle à la rescousse pour la sauvegarde de ses centaines de millions acquis des intimidations de chefs d’entreprises , comme prime à la haine de l’autre et dans le sang de ses nombreux compatriotes pour ne pas dire ‘’patriotes’’, morts pendant les nombreuses marches qu’il organise depuis leur accession au pouvoir. <div class="text14Nb">Nos précisions</div> L’Union de la jeunesse africaine par cet écrit tient à mettre en garde monsieur Blé Goudé et ses sbires : <div style="padding-left:25px;"> - contre toutes attaques, agressions, intimidations, menaces à l’encontre des ressortissants de pays étrangers, - l’instrumentalisation d’une quelconque communauté étrangère à des fins politiques, - l’incitation à la haine, à la xénophobie en vue d’ourdir un génocide pour la préservation d’un pouvoir politique qu’ils ont perdu lors des dernières élections présidentielles, </div> Elle se réserve le droit de les poursuivre en justice aux plans national et international pour toute action violant les droits de l’homme et allant contre l’intégration sous régionale et régionale derrière laquelle nos Etats courent depuis des années. Par la même occasion, elle tient à rassurer la jeunesse ivoirienne dans son ensemble de son entier soutien et lui témoigne sa compassion pour les blessures et les morts que cette situation a pu occasionner en son sein. Aux ressortissants des pays africains vivant en Côte d’ivoire, elle tient à la rassurer qu’elle est chez elle en Côte d’Ivoire, donc elle n’a pas à avoir peur des balbutiements d’un régime agonisant. Aussi, voudrait-elle lui témoigner son soutien et son encouragement à vaquer à ses occupations sans se soucier des intimidations qui fusent de ces individus en perdition, internationalement isolés. La Côte d’Ivoire appartient non seulement à tous les ivoiriens mais aussi à l’Afrique alors que l’Afrique elle-même appartient au monde. Aucun pays au 21e siècle ne peut donc vivre éternellement isolé. Alors, vive la Côte d’Ivoire du vivre ensemble, vive la CEDEAO, vive l’UA, vive l’intégration africaine.


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