Coranavirus COVID-19 : Le maintien du Président Ouattara aux affaires, s'impose à lui et aux Ivoiriens
Pierre Soumarey - Publié le: 30-03-2020 - Mise-à-jour le: 30-03-2020 - Auteur: Pierre Soumarey
Coranavirus COVID-19 : Le maintien du Président Ouattara aux affaires, s'impose à lui et aux Ivoiriens
La crise économique consécutive à la pandémie du Coronavirus COVIDIS-19 que vivra le monde, sera dépendante d'une part, de la durée, de l'ampleur et de la nature des mesures de protection adoptées par chaque pays, et d'autre part, de la capacité de résilience de chaque économie nationale et de la force de son leadership à pouvoir y faire face dans le futur, tout en continuant à remplir ses obligations régaliennes et financières, dont le remboursement de sa dette. Dès lors, les conséquences financières de cette crise sanitaire affecteront en premier lieu, les grands équilibres financiers et macro-économiques des pays.
Pour la Côte d'Ivoire le choc sera plus ou moins violent du fait d'une part, qu'une composante significative de sa croissance n'est pas produite dans l'économie nationale elle-même par les unités de production résidentes et son secteur privé national, mais provient de l'extérieur. Autrement dit notre croissance économique ne dépend pas au principal, des ressorts internes à notre économie nationale. La reprise de l'activité économique dans le reste du monde influencera donc la nôtre dans une forte proportion. Et d'autre part, la demande intérieure articulée autour de la consommation des ménages, ne baissera pas de manière significative en raison de sa faiblesse structurelle et parce que essentiellement tirée par la consommation des administrations qui, elle, ne bougera pas tellement (elles n'ont pas été mises en arrêt total). Pendant ce temps, notre solde extérieur sera largement positif parce nos exportations peuvent repartir immédiatement, tandis que nos importations devraient ralentir du fait de la baisse de la dépense publique et du pouvoir d'achat des ménages.
Cependant, du fait de la nature agricole et minérale de notre production, de la faiblesse de sa transformation locale avec des niveaux d'incorporation technologique ne permettant pas de créer sur place, une valeur ajoutée significative, et de l'importance du contexte de la mondialisation sur le dynamisme de nos économies (interdépendance de l'échange, rareté de la disponibilité des ressources financières due au coût de la pandémie et domination des marchés malgré les efforts de régulation) nous ne sommes pas à l'abri, d'une baisse de notre croissance et d'un ralentissement de notre activité, induite par une baisse significative de l'investissement privé et public, le temps de reconstituer les marges d'autofinancement du secteur privé, de rassurer les investisseurs étrangers et de rétablir les équilibres financiers de l'état, alors que nous sommes sous la pression des critères de convergences de l'ECO et des bailleurs de fonds quant à l'atteinte de certains indicateurs, jugés essentiels pour la poursuite du financement des programmes en ouvre ou projetés.
A cette incertitude économique s'ajoutent des données socio-politiques peu rassurantes, en raison de la perturbation que cette crise sanitaire aura sur le chronogramme des opérations pré-électorales et de la persistance des inconnues relatives aux affaires pendantes devant les tribunaux ( Cour Africaine, CPI, Mandat d'arrêt, sort des condamnations internes) qui peuvent bouleverser le calendrier constitutionnel et provoquer de vives tensions dans le pays, qui contribueront à leur tour à majorer le ralentissement de l'activité. Dans une telle perspective, dont la probabilité de réalisation reste assez élevée, que devons-nous faire pour anticiper sur cette échéance ?
La réforme Constitutionnelle relative aux mandats électifs a été timide parce que limitée aux mandats parlementaires seulement. Elle doit être reprise et élargie, pour viser cette fois-ci la prorogation de la totalité des mandats en exercice jusqu'à la tenue régulière de nouvelles élections, dans un délai qui ne saurait excéder 6 mois, voire une année, en cas de report constitutionnellement justifié par un cas de force majeure, y compris le mandat du Président de la République. Une telle disposition nous permettrait de préparer dans les meilleures conditions les futures élections et surtout de gérer efficacement notre sortie de la crise sanitaire du coronavirus en permettant à l'Etat d'en absorber pour une grande partie le coût, tout en poursuivant la relance de notre économie et en bénéficiant d'un leadership fort et éclairé, déjà rompu aux affaires.  Ainsi, le maintien du Président OUATTARA aux affaires, s'impose à lui et aux Ivoiriens, comme la seule solution viable, pour une transition réussie.Pierre Soumarey
 
Rédigé par: BI MICHEL   le: Dimanche 26 Avril 2020
je ne comprend pas le nègre. Un président sortant ou un président qui n'a jamais été élu lequel a une légitimité ? le débat n'est pas qui aime Ouattara et qui n'aime pas Ouattara. Mais calmez vous. Les élections auront bien lieu et à bonne date. L'idée selon laquelle celui qui organise une élection gagne cette élection et qui fait que l'opposition fait tout son possible pour avoir une transition n'est pas nouvelle mais il n'y aura pas de transition même s'il faut aller avec uniquement la liste existante nous irons avec la liste existante. Si la mali a pu organiser une élection avec les Djihadistes et COVID-19 c'est pas la côte d'ivoire qui ne le peut pas.
Rédigé par: BI MICHEL   le: Dimanche 26 Avril 2020
je ne comprend pas le nègre. Un président sortant ou un président qui n'a jamais été élu lequel a une légitimité ? le débat n'est pas qui aime Ouattara et qui n'aime pas Ouattara.
Rédigé par: David Coffi   le: Vendredi 3 Avril 2020
Une réflexion prospective doit ouvrir la porte à la réflexion et non pas le contraire: fermer la porte à toute réflexion en commençant même pas le titre fallacieux selon lequel le maintien de Dramane Alassane Ouattara(DAO) s'impose. Qu'on ne nous prenne pas ici pour des imbéciles. Un pamphlet pour le maintien de DAO n'est pas de la réflexion prospective.
Rédigé par: Diarrasse Napie   le: Jeudi 2 Avril 2020
Excusez la faute de frappe. Ce n'est pas Soularey mais bel et bien Soumarey qu'il fallait lire.
Rédigé par: Flatioh   le: Jeudi 2 Avril 2020
Merci M. SOUMAREY, Claire comme l'eau de Roche. Bon débat ouvert pour les ivoiriens lucides.
Rédigé par: Diarrasse Napie   le: Jeudi 2 Avril 2020
L'analyse prospective de Pierre Soumarey telle que présentée ci-dessus ressemble fort à un parti-pris et même à un plaidoyer en vue de la prolongation de la présidence de Dramane Alassane Ouattara (daO). En effet, en suivant un raisonnement pseudo-prospectif en entonnoir, Pierre Soularey conclut que la seule alternative viable est que daO demeure au pouvoir après la fin de son mandat. En principe, dans une perspective futuriste, on a plusieurs scenarii possibles. Pas du tout, avec l'analyse prospective biaisée de Pierre Soumarey et, c'est vraiment dommage!
Rédigé par: SOUMAREY Pierre Aly   le: Mercredi 1 Avril 2020
La problématique posée dans ce chantier de réflexion prospective, est l'analyse des risques liés à l'impact de l'épidemie naissante du coronavirus dans notre pays sur le calendrier électoral, dans la perspective de l'élection présidendentielle du 31 Octobre 2020. Questionnement : A 7 mois de cet évènement politique majeur, y sommes nous suffisamment préparés au regard de la paralysie des activités pré-électorales ? Existe-t-il des indices objectifs suffisants pouvant laisser entrevoir un report de ladite élection prévue à date constitutionnelle ? Dans l'affirmative quel serait le delai nécessaire ou indispensable pour permettre de l'organiser de la meilleure des façons ? Le changement de la direction des affaires dans ce contexte de sortie de crise est-il une urgence ? Est-il nécessaire à une gestion efficace des effets de la crise sur notre économie ? Est-il recommandable dans un tel contexe de changer de leadership et d'équipe dirigeante ? Quels en sont les arguments ? Devant le vide juridique que nous avons, qui hélas n'a pas prévu un tel cas de figure dans la Constitution, que faut-il faire pour respecter le caractère légal et démocratique de notre République ? Organiser une transition avec des personnes qui ne tirent aucune légitimité du suffrage universel ou au contraire recourir à la représentation nationale, pour lui demander de légiférer pour combler ce vide ? Quelle proposition de reforme Constitutionnelle serait la plus adéquate dans de telles conditions ? Pourquoi et comment ? Le but de l'analyse prospective est précisément d'anticiper sur les évènements et la veille citoyenne porte à la fois sur l'accumulation des données socio-écononomiques et socio-politiques à intégrer dans la réflexion prospective et sur l'alerte de la conscience collective sur ces données, dès lors qu'elles deviennent sensibles, perceptibles et prévisibles. C'est un éclairage et une capacité d'anticipation.Ce n'est ni un parti pris, ni de la griotique, mais une analyse prospective.
Rédigé par: Affidoskas   le: Mercredi 1 Avril 2020
Ah, non! Le processus normal doit suivre son sours, pas de maintien au pouvoir. Soumarey, c'est un peu Nyamsy en version plus subtile, plus poli, courtois. Mais il reste un autre griot. Il doit bien tirer les enseignements de la chute du griot nyamsy et garder et ne plus souhaiter qu'un homme reste au pouvoir alors qu'il veut partir
Rédigé par: Lago Tape   le: Mercredi 1 Avril 2020
erratum: il fallait lire "c'est-à-dire, sans grande valeur ajoutée."
Rédigé par: Lago Tape   le: Mardi 31 Mars 2020
Dès 2019, selon un raisonnement pseudo-économique, Soumarey essayait de nous démontrer que nous avions déjà atteint "l'émergence" tant vantée par nos gouvernants, alors que la majorité des ivoiriens demeurent encore pauvres, non-instruits et sans aucune qualification professionnelle selon les chiffres de la Banque mondiale et de la Banque Africaine de Développement. La Côte d'Ivoire (60 ans après les indépendances) continue toujours d'exporter ses matières premières non transformées telles que par exemple son cacao en vrac ou en beurre de cacao, qui est une semi-transformation, c'est-déjà-dire sans grande valeur ajoutée. Aujourd'hui, selon un raisonnement bien abscons, le même Soumarey tentent de nous faire croire que les conditions sont réunies (avec la crise actuelle du coronavirus) pour que Dramane Alassane Ouattara fasse un troisième mandat que la constitution ne lui permet pas d'effectuer en temps normal. Il faut dire que beaucoup de journalistes ne font plus du journalisme. Ils militent pour un parti. Ils vendent leur plume au plus offrant! Sinon, comment comprendre que des gens intelligents et bien instruits tels que Pierre Soumarey ou Venance Konan écrivent aujourd'hui beaucoup d'absurdités!
Rédigé par: Xi   le: Mardi 31 Mars 2020
Non Monsieur Pierre Soumarey, le Covid-19 ne peut pas être utilisé comme prétexte fallacieux à un éventuel troisième mandat illégal et illégitime de Dramane Alassane Ouattara (DAO). On vous voit venir, monsieur Pierre Soumarey. Certes, l'organisation des élections présidentielles de 2020 pourrait prendre du retard vu qu'avant-même le début de la crise du Covid-19, la distribution des cartes nationales d'identité avait pris beaucoup de retard (officiellement attribué à la lenteur des machines et à la désorganisation des services administratifs de l'Etat), et par conséquent la distribution des cartes d'électeurs également.Hors sans cartes d'identité distribuées dans toutes les régions du pays, il est difficile d'organiser des élections justes et transparentes. Mais de là à vouloir (exiger) le maintien de DAO au pouvoir, il y a un pas que monsieur Pierre Soumarey franchit trop allègrement.