Covid 19 -Tiburce koffi: "Que l'esprit de Mao ou Castro habite Ado "
Tiburce Koffi - Publié le: 26-03-2020 - Mise-à-jour le: 26-03-2020 - Auteur: Tiburce Koffi
Covid 19 -Tiburce koffi:
Je me suis forcé, malgré le décalage horaire, de rester attentif au suivi de la mesure officielle de l'instauration du couvre-feu. Je savais mes concitoyens très indisciplinés ; aussi, étais-je curieux de voir comment notre police et nos concitoyens réagiraient par rapport aux édits du chef de l'État. Déceptions et satisfactions ont comblé ma nuit de veille. 
Et pour causes : comme je m'y attendais, des noctambules impénitents ont bravé les ordres du chef de l'État. Et, comme je l'avais souhaité (mieux, recommandé), les agents et Forces de l'ordre ont sévi. Et comment ! Une série de supplices dissuasifs bien appliqués sur les fesses et le dos des contrevenants ! Génial ! Des vidéos expressives ! Voilà. Du travail bien fait. Sans bavure. Propre.
Oui, j'avoue ma satisfaction. Hélas, mon brillant cadet, André Sylver Konan, a décidé de gâcher ma joie de cette nuit de veille. M'apostrophant avant le lever du jour, il dénonce cette "brutalité des forces de l'ordre, s'oppose aux méthodes que j'ai proposées dans un article de la veille ; article relatif à un certains nombre de supplices que j'avais suggérés, avec humour, afin de juguler l'indiscipline de mes concitoyens. Plus sérieusement : au-delà de l'humour que j'ai fait dans cet article, au-delà aussi de l'exposé (à donner le frisson) des sévices corporels que j'ai proposés, engageons, sur la question, le vrai débat de fond, André Sylver Konan.
LE DÉBAT DE FOND
Que voulons-nous, à la fin, Sylver ? Allons-nous continuer, sous le prétexte "bourgeois" et intellectuel de la défense des droits de l'Homme, de promouvoir ou tolérer cette navrante et désolante culture de l'indiscipline et du "je m'en-foutisme" dont les Africains semblent avoir fait leur mode de vie ?
L'indiscipline généralisée produit le désordre, Sylver. 
Le retard de l'Afrique dont tous, nous nous plaignons, n'a pas plusieurs causes. Il est le fait de notre culture improductive du désordre, du refus de prendre en compte l'intérêt général, de l'exaltation de nos bas instincts : ne penser qu'au plaisir individuel, se soustraire aux règles de la socialité qui régissent la qualité de la vie publique et républicaine.
Nul n'est au-dessus de la loi, Sylver. Nul n'a le droit de perturber l'ordre général et de mettre ainsi en péril, la Santé et l'équilibre de toute une société. Ces mesures (le couvre-feu, le confinement) prises par le chef de l'État et édictées officiellement n'ont qu'un seul but : PROTÉGER L'ENSEMBLE DU CORPS SOCIAL. Alors, quand quelques crétins et chenapans mal inspirés se permettent de désobéir à la loi prescrite (pour L'INTÉRÊT GÉNÉRAL), l'Autorité a la légitimité et le devoir de sévir avec le maximum de rigueur. Pour l'intérêt général. 
Le monopole de la violence doit revenir à l'État, Sylver. C'est un principe systémisé et rigoureux de l'art de diriger. Le civisme n'est rien d'autre que la peur de la sanction. Et le degré de civisme d'une population est toujours proportionnel à la rigueur des lois et sanctions édictées et appliquées par l'Autorité dirigeante. "Diriger, c'est accepter de déplaire", me disait mon Maître Zadi Zaourou. Et nous devons reconnaître que, sur ce plan, le Président Ouattara se comporte de manière admirable : pas d'état d'âme. La primeur de l'Etat sur tout. Oui donc pour la matraque et le fouet sur les mollets et le dos des contrevenants.
Crois-moi, André Sylver Konan : je ne suis pas un héraut de la violence, ni un bonimenteur voué à louanger les princes et le chef de l'État. Je suis sorti (et pour de vrai) des combats politiciens. Désormais hors des calculs politiciens et mesquins pour la défense de tel ou tel pouvoir régnant, je peux, de ma posture actuelle, mieux apprécier les choses. 
Sois rassuré Sylver, je demeure poète - plus poète même que toi, et je n'ai jamais renoncé à ma sensibilité et aux sensibleries de l'état intellectuel et la qualité d'homme de Lettres. Mais, je te le dis et redis : on ne dirige pas les peuples avec l'émotion poétique, les subtilités bizarres et autres galanteries de l'esprit. En tout lieu et à toutes époques, les peuples ont eu besoin de dictateurs affirmés (ou éclairés) sachant manier la matraque et exhiber la carotte aux soumis et disciplinés. Houphouet-Boigny dont nous continuons, tous, de saluer la qualité et grandeur de l'action politique et sociale, était un dictateur de rang respectable ! Oui, un "dictateur productif" (le concept est d'Aimé Apia Kabran). Voilà ce qu'était Houphouet-Boigny.
Sylver, tu as l'habitude d'exalter l'heureuse culture de la discipline des Chinois, non ? Eh bien sache ceci : c'est le résultat, hautement productif et admirable, des talents de dictateur d'un homme visionnaire et habité : Mao Tsé Toung et de "sa" Révolution culturelle. En d'autres lieux et occasions, je pourrai t'en parler à profusion - cette histoire, ainsi que celles de Cuba et de l'Union soviétique sont mes... verres d'eau quotidiens. 
Pour l'heure, et pour clore mon logos du jour : je félicite nos Forces de l'Ordre pour la rigueur de leurs matraques inspirées ! Je forme le voeu que le Président Ouattara (déjà disciple incontestable d'Houphouët-Boigny) puisse être habité aussi de l'Esprit de Mao et de Castro. Ce sera, j'en suis persuadé, la voie de notre salut national.Tiburce Koffi
Rédigé par: yaya   le: Vendredi 27 Mars 2020
Très bonne réplique.MERCI là-bas!!!!!
Rédigé par: Fognon.   le: Jeudi 26 Mars 2020
MAGISTRAL. MAGNIFIQUE. ANGELIQUE... Voila un qui a ete a l'ecole de Felix. Il n'est point de l'ere de Laurent comme Faux Gnon, Xi, Bismark, Diarrasse... A+
Rédigé par: Loethiers Mackan   le: Jeudi 26 Mars 2020
@ Bi Michel la peine de mort existe bel et bien aux U.S.A qui sont la plus grande démocratie mais aussi le pays où on tue le plus au monde parce que le port d'arme y est aussi légal. Le civisme ne se décrète nulle part. Il est simplement le fruit progressif de la convivialité republicaine entre citoyens, elle-même fille de la gouvernance des principes d'État de droit. L'État n'a pas que des droits il a aussi des devoirs. Si ces derniers sont oubliés ou occultés les citoyens qui connaissent et comprennent se révoltent et desobeissent. Civilement bien sûr. Pourquoi pensez-y vous que le droit de grève existe? Celui qui déraille on le recadre civilement. Personne n'à le droit de tuer. Même pas l'État. Et d'ailleurs c'est qui l'État?
Rédigé par: Daligou François   le: Jeudi 26 Mars 2020
Je suis d'accord avec Tiburce Koffi. Nos nègreries n'ont rien à faire devant le COVID-19. Il y a trop de nègres qui aiment aller contre l'autorité rien que pour faire parler d'eux. La chicotte, le nègre il aime ça. Je pense qu'on ne peut pas élever un petit nègre comme un petit blanc. Chicottez, chicottez-les bien bon ! Celui qui veut il n'a qu'à aller chez les blancs pour aller faire ses nègreries. Ici on chicotte les récalcitrants qui nous tirent vers le bas. Matez-les pour servir d'exemples aux autres voyous et consorts. Le COVID-19 est plus dangereux que la chicotte. Les droits de l'homme c'est aussi de ne pas mettre la vie de la population en danger. Si on est contaminé par le COVID-19 par l'irresponsabilité des autres et qu'on en meurt, comment pourrait-on parler de droits de l'homme. C'est quand tu es vivant que tu cherches droits de l'homme. Toutes mes félicitations aux forces de l'ordre.
Rédigé par: Cotiwassé+   le: Jeudi 26 Mars 2020
Grand frère, suis parfaitement d'accord avec ton analyse. Mais avant l'instauration du couvre-feu, il y a eu le problème du confinement de l'INJS, quelle a été la réaction des forces de l'ordre et des décideurs contre ceux qui ont enfreint à la loi? Simple avis...
Rédigé par: Loethiers Mackan   le: Jeudi 26 Mars 2020
La Chine de Mao et le Cuba de Castro ont-ils aujourd'hui le même niveau de développements? Pour comprendre l'essor de la Chine le meilleur indicateur demeure le vieux livre prophétique de Peyreffite "le jour où la Chine s'éveillera le monde tremblera".Pas du tout la chicotte qu'on ne peut nier bien sûr qu'elle fut. En matière de confinement les Ivoiriens ne se démontrent pas plus indisciplinés que les Français. En France les mesures de dissuasion sont allées crescendo. Au commencement les services de sécurité ont reçu une mission qu'elles ont appelée PEDAGOGIE (sensibilisation,explication, conviction et instruction ).Ensuite la récidive a fait passer de la pédagogie à la hausse des contraventions puis à la garde à vue en application d'une loi existante déjà. Il s'agit de la mise en péril de la vie d'autrui.Ainsi marche la vie dans les États de droit. Le reste est affaire de Républiques bananieres. Il ne s'agit point de plaire ou de ne pas plaire. Si tu ne respectes ce que l'État a décidé il est légitime que tu sois puni.Juste ou pas juste ? Les avocats existent pour ça. Où est-ce écrit que des serviteurs de l'État incultes et étrangement zélés tabassent legitimement (?)les indisciplinés comme des bêtes de somme? Et si ces derniers osaient porter plaintes pour violence et sévices corporels?
Rédigé par: BI MICHEL   le: Jeudi 26 Mars 2020
Je me suis toujours demandé pourquoi abolir la peine de mort surtout que je sais avant de tuer quelqu'un que si je tue je serai tué ? Qu'est-ce qui m'empêche alors de ne pas tuer pour ne pas être tué ?