Salam ! Méditons : « Education par procuration.... »
lebanco.net - Publié le: 14-02-2020 - Mise-à-jour le: 15-02-2020 - Auteur: El hadj Y. Sylla.
Salam ! Méditons : « Education par procuration.... »
Faisons en sorte que ceux qui nous fréquentent ou que nous fréquentons, soient fiers de ceux qui nous ont éduqués. Un véritable challenge de nos jours. Et pour cause ! Ce dérèglement civique et moral qui frappe notre jeunesse, visiblement en quête de repères. Aussi, dans cette grisaille, pareil satisfecit sonne-t-il comme une légitime consécration pour un parent qui s'est réellement investi dans le suivi-encadrement de son enfant. Une reconnaissance de la Société. Le champ des prétendants à ce tableau d'honneur se rétrécissant comme peau de chagrin au fil des générations. Signe d'un alarmant et  désespérant constat d'échec parental voire sociétal, dans l'éducation de notre jeunesse dans son ensemble. Mais le ver est déjà dans le fruit.
 
Tous les indicateurs sociaux sont au rouge.
 
Comment faire pour l'y extirper ? Remettre cette jeunesse au travail et l'occuper sainement, c'est l'affaire que voilà. 
 Encore que ceux de notre génération se souviendront que dans nos traditions, us et coutumes, l'enfant n'appartenait pas qu'à sa seule famille biologique.
La Communauté et surtout le voisinage étaient partie prenante dans son éducation-encadrement-formation. A l'image des sociétés initiatiques et autres classes d'âge, aujourd'hui pratiquement réduites au rang de folklore  dans certaines communautés. Pour le plaisir de touristes en mal d'exotisme. En vérité,  l'individualisme et le chacun pour soi engendrés par le mode de vie citadin ont  bouleversé les fondamentaux de bien de nos références socio culturelles et religieuses. Nostalgie ! Certes, tout ne saurait être négatif et donc à rejeter. Sauf que  notre préoccupation cible particulièrement l'éducation de nos enfants. Avenir de la famille et du Pays. Une éducation désormais échue à l'Internet et aux nouvelles technologies de l'information (NTIC). Qui ont ainsi prie le relais des Nounous et l'Ecole, les traditionnels exutoires du débarras programmé de certains parents. Voilà donc investie l'éducation par procuration. Avec un argumentaire riche et varié. Mais avouons que l'image de parents et enfants, chacun viscéralement accroché à son téléphone portable, à son émission favorite à la Télé ou à sa console de jeux vidéo, fait désordre dans la famille. Encore pire à l'Ecole. Malheureusement, à des degrés divers, ce mal pernicieux gagne toutes les couches sociales.
 
Un véritable désastre.
              Qui eut cru en effet que dire simplement bonjour ou merci, respecter la personne humaine et les lois, céder la place aux personnes âgées, aux femmes enceintes et aux handicapés dans les lieux et transports publics, porter assistance à autrui, cultiver le goût de l'effort, entretenir et sauvegarder  l'espace et biens publics et tant d'autres gestes de civilité,  relèveraient un jour de l'exploit ? C'est pourtant bien à ce désolant spectacle auquel nous assistons aujourd'hui. Alors parents, osons enfin nous affranchir de cette barrière dévoyée de l'indifférence et du repli sur soi. Et investissons nous davantage  physiquement dans l'éducation civique, morale et religieuse de nos enfants. Ils n'ont pas demandé à naitre et pour eux, nous devrions être les premiers modèles de vie. Sinon c'est la rue qui s'en chargera....... Safroulaye, que Dieu nous en préserve ! Ensemble, prions. Jummah mubarack. Santé et paix du coeur .
El hadj Y. Sylla.
 
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Dimanche 16 Février 2020
En fait, ce n'"est pas vraiment une éducation par procuration, mais plutôt "par contumace". Dans ce domaine de l'éducation, tout le monde est aux abonnés absents. Les parents: absents. les enseignants: en grève. Les autorités de tutelle : parties militer pour leur reconduction. les élèves : aux champs ou dans les rues comme "microbes". UN vrai désert pédagogique !
Rédigé par: Péko   le: Samedi 15 Février 2020
Quand on appelle le mal, bien et le bien, mal ne soyons pas étonné que nos enfants réagissent autrement. Ils n'ont plus de modèle et nous le savons tous. Nos dirigeants du passé comme ceux d'aujourd'hui ne sont pas des modèles.
Rédigé par: Lago Tape   le: Vendredi 14 Février 2020
En effet, FORESTIER de Lahou, il est "criminel" de dire que les assassins "microbes" ne sont que des "enfants en conflit avec la Loi", et qu'on ne doit ni les punir, ni sanctionner leurs parents irresponsables, alors que la Loi prévoit cela. C'est une insulte aux citoyens qui respectent la Loi, et c'est encore plus de douleur infligée en plus aux victimes et aux parents des victimes des "microbes". Sinon, comment alors allons-nous résoudre le problème des "microbes", si on les laisse tuer en toute impunité, et qu'on déresponsabilise leurs parents ? En effet, nos Forces de Police et la Gendarmerie ne manquent ni de ressources humaines et techniques pour lutter contre le phénomène des "microbes". Ce qui manque le plus, c'est la volonté politique. Tant et aussi longtemps que l'impunité subsistera, et qu'on ne situera pas clairement la responsabilité des parents dans la délinquance juvénile de leurs adolescents et enfants (abandon, expulsion du domicile parental, maltraitance., on arrivera à rien.dans la prévention et dans la lutte contre la délinquance juvénile en Côte d'Ivoire.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 14 Février 2020
Quand les "microbes" "sponsorisés" on ne dira pas par qui s'amusent à découper les innocentes personnes à la machette et ne passent que pour des "enfants en conflit... etc.", on peut se dire : 1) que la notion même de respect est devenue surréaliste, voire relève de l'archéologie et 2) que ce qui nous arrive, on l'a bien cherché. En distribuant à tour de bras des chèques au porteur aux jeunes "ni-ni", aux seules fins de se faire réélire, c'est l'oisiveté et la médiocrité, voire la NULLITE qu'on entretient? Car seul un peuple fainéant et mal éduqué vote de manière aveugle sans peser réellement le "pour" et le "contre". Merci, merci encore à notre grande-prêtresse Kandia et à ses disciples. Voilà, c'était mon prêche du vendredi !