Il y a 30 ans, Nelson Mandela, le fantôme noir de Soweto, était libéré
AFP - Publié le: 11-02-2020 - Mise-à-jour le: 11-02-2020 - Auteur: AFP
Il y a 30 ans, Nelson Mandela, le fantôme noir de Soweto, était libéré
Le 11 février 1990, après 27 ans d'emprisonnement sur l'île de Robben Island, Nelson Mandela, le plus ancien prisonnier politique, est libéré. Cette libération marque le début de la fin de l'apartheid, qui sévissait depuis 1948. Il est ensuite devenu le premier président noir de l'Afrique du Sud.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s'est rappelé mardi, trente ans jour pour jour après la libération de Nelson Mandela, du "moment grisant" de la libération du héros de la lutte contre l'apartheid qui a marqué "la mort" du régime raciste.
 

Un moment historique vécu par le président actuel

"Le jour où Mandela a été libéré, nous savions tous que l'apartheid était mort", a lancé Cyril Ramaphosa devant des centaines d'écoliers et des combattants de la libération au Cap, la capitale parlementaire.
"C'était un moment grisant", s'est-il rappelé depuis le balcon de la mairie, là-même où Nelson Mandela, libre après vingt-sept ans passés derrière les barreaux, s'était exprimé devant des milliers de ses partisans euphoriques le 11 février 1990. 
Ce jour-là, le jeune Ramaphosa, âgé de 37 ans, se tenait aux côtés de l'ex-prisonnier le plus connu au monde.
"Je tenais le micro alors qu'il s'exprimait pour la première fois" depuis sa libération, s'est souvenu le président Ramaphosa. "Rien ne pouvait décrire cette brève seconde quand le micro a crépité", a-t-il ajouté.
 

27 ans et 190 jours d'emprisonnement

En 1964, Nelson Mandela, à la tête de l'aile armée du Congrès national africain (ANC), fer de lance de la lutte contre l'apartheid, avait été condamné à la prison à perpétuité pour sabotage et complot contre l'Etat.
Il a purgé vingt-sept ans et 190 jours sur l'île de Robben Island, au large du Cap, puis dans les prisons de Pollsmoor et de Victor Verster.
Sa libération, le 11 février 1990, est intervenue quelques jours après la levée de l'interdiction de son parti, l'ANC, par le président blanc de l'époque F.W. de Klerk.
Il était sorti libre de la prison de Paarl, main dans la main avec son épouse Winnie Mandela, devant des milliers de ses partisans. Quatre ans plus tard, il est devenu le premier président noir de l'Afrique du Sud.
Ce 11 février 1990, "les gens dans le monde entier avaient les yeux remplis de larmes et c'était des larmes de joie", s'est rappelé Cyril Ramaphosa mardi, à côté d'une statue de Nelson Mandela. "On se rappellera de ce jour comme l'un des jours les plus mémorables de l'histoire mondiale", a-t-il estimé.
 
Rédigé par: Fognon.   le: Samedi 15 Février 2020
@Beugre Julie. C'est incroyable que nous lisons une telle calamite de toi. Vous devriez avoir honte de vouloir transposer les faits, cacher les verites, essayer de portraire l'autre comme diable, mauvais, sinitre, satan, sorcier... Tu parles de rattrapage ethnique ! Qui l'a introduit dans le pays? Pour quelles raisons. Quand l'administration de Gbagbo favorisait vous les WEH dans les concours administratifs, dans le recrutement des agents de l'etat, toi, Beugre Julien, un WEH, tu as dit quoi? RIEN. C'etait juste vu que ton ethnie avait la cote, la force, le couperet, le pouvoir, le sommet... Les akans, lobis, malinkes, senoufos...n'avaient aucune valeur, etaient citoyens de troisieme rang a pousser de cote. Mon Frere, nous n'avons pas peur de vous rappeler ces faits. Vous allez faire quoi? Remue pas la lame dans la plaie; Tu devrais etre plus entrevoyant, plus sage, plus clairvoyant que xa. C'est une episode qu'il faut oublier en n'en parlant pas du tout. Rattrapage ethnique...Qui veut tenir la queue, rester derriere? A+
Rédigé par: Lago Tape   le: Mercredi 12 Février 2020
Oui les Sud-Africains et toute l'Afrique célèbrent les 30 ans de la sortie de prison de Nelson Mandela, le combattant de la lutte contre l'Apartheid. Par contre son héritage socio-politique fait débat. L'ANC a en effet plutôt mal géré l'Afrique du Sud. Entre Thabo Mbeki qui prétendait que le Sida n'existe pas et qui a laissé le Sida se propager dans toute l'Afrique du Sud à une vitesse fulgurante d'une part, et d'autre part, Xuma le corrompu, la population sud-africaine majoritairement noire, n'a pas vu ses conditions de vie s'améliorer.
Rédigé par: Beugré Julien   le: Mercredi 12 Février 2020
La libération de GBAGBO sonnera la port du RATTRAPAGE ETHNIQUE.