Côte d'Ivoire - Situation socio politique : Les évêques souhaitent une élection transparente et ouverte à tous
lebanco.net - Publié le: 20-01-2020 - Mise-à-jour le: 20-01-2020 - Auteur: J.S.Dagou
Côte d'Ivoire - Situation socio politique : Les évêques souhaitent une élection transparente et ouverte à tous
A nos gouvernants, à nos concitoyens et à tous ceux qui sont épris de justice et de paix pour notre beau pays, la Côte d'Ivoire. Que le Dieu qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation vous donne la grâce et la paix ! (cf. 2 Corinthiens 5, 18). PREAMBULE Au terme des travaux de la 114ème Assemblée plénière de notre Conférence au centre Notre Dame du Rosaire de LATAHA dans l'Archidiocèse de Korhogo, nous Archevêques et Evêques de Côte d'Ivoire, préoccupés par la situation socio-politique qui prévaut à la veille des élections générales dans notre pays, vous adressons ce message, comme une suite logique de celui délivré à Agboville en juin 2019, intitulé « Evitons-nous une autre guerre ». Dans les prochains jours, nous publierons une lettre pastorale sur « L'Eglise en Côte d'Ivoire, au service de la réconciliation, la justice et la paix ». Mais d'ores et déjà, nous désirons ardemment par le présent message, attirer l'attention de tous nos concitoyens sur quelques conditions d'élections justes et apaisées. Nous sommes tous invités à tirer des leçons d'un passé douloureux, afin de reconstruire notre pays et laisser aux générations futures, un héritage d'unité et de paix. ETAT DE LA SITUATION Au sortir de la crise post-électorale de 2010, les autorités étatiques s'étaient fixé pour priorité la réconciliation et s'étaient engagés à ressouder le tissu social déchiré. Ce grand chantier avait suscité un immense espoir avec la mise en place successive de deux institutions : la Commission Dialogue, Vérité, Réconciliation (CDVR) et la Commission Nationale pour la Réconciliation et l'Indemnisation des Victimes (CONARIV). Malheureusement, les résultats de leurs travaux n'ont pas eu de suite. Comme il fallait s'y attendre, les ressentiments ont ressurgi, entre autres, à travers les mutineries, les conflits intercommunautaires qui se sont soldés par des pertes en vies humaines. Ces conflits ont Page | 2 montré combien les cours ne sont pas encore apaisés et que tout peut exploser à tout moment. Surtout avec les armes utilisées lors de ces affrontements et qui révèlent que le processus de désarmement tant souhaité au sortir de la crise post-électorale n'est pas allé à son terme. A cette fracture sociale est venue s'ajouter celle des partis politiques fractionnés en plusieurs entités. Les alliés d'hier sont devenus des adversaires et même des ennemis aujourd'hui. Les rapports sont teintés de ressentiments, de revanche ou de vengeance, où l'on cherche désormais à se mesurer ou à s'écraser mutuellement. Progressivement s'installe dans notre pays un climat de peur et de terreur, et nous avons le sentiment diffus de la menace et du déploiement de la force. CONDITIONS POUR DES ÉLECTIONS APAISÉES Les élections d'octobre 2020, nous en convenons, représentent un tournant décisif pour notre pays. Nous saisissons les enjeux importants qui se jouent dans ces consultations électorales, qui doivent être préparées minutieusement et avec la conscience qu'il s'agit là du destin et de l'avenir d'un peuple, d'une nation, voire d'une sous-région, en raison de ce que représente la Côte d'Ivoire pour la partie occidentale de l'Afrique. La situation sécuritaire de cette sous-région, rendue particulièrement délicate ces dernières années, doit nous convaincre que nous n'avons pas droit à l'erreur. Au vu de cette situation, la première condition qu'il faut observer dans la préparation de ces élections doit être la réconciliation. Cette réconciliation suppose, voire exige le retour des exilés avec des garanties de sécurité et de réintégration, la libération de tous les prisonniers politiques et d'opinion, sans exception et le dégel des avoirs. Nous saluons tous les efforts accomplis par nos gouvernants dans le sens de la réconciliation, et les encourageons à aller plus loin. Nous rappelons qu'il est de leur devoir de créer toujours davantage un climat d'apaisement nécessaire à la conduite d'élections apaisées. Tous les leaders politiques doivent s'inscrire dans cette dynamique, sans recourir à la violence comme solution aux problèmes. La deuxième condition est celle de la concertation et du consensus, pour prendre en compte les exigences et les aspirations légitimes de tous les acteurs sociopolitiques et les avis éclairés de la communauté internationale. Le dialogue entre acteurs politiques et société civile si bien relancé récemment, la concertation nationale périodique, s'ils sont effectués dans la transparence et le respect de la différence, peuvent nous apporter un regain d'énergie et de fraternité constructive. Nous devons en effet nous accorder sur le fait que les prochaines élections doivent être transparentes, crédibles et pacifiques, pour que tous acceptent les résultats qui en sortiront comme expression de la volonté de la majorité des Ivoiriens. Page | 3 La troisième condition doit être l'instauration et la consolidation de l'Etat de droit qui implique le respect de la Constitution, afin que personne ne nourrisse l'intention ou la volonté de manipuler les personnes, les textes ni les institutions qui seront impliquées dans le processus électoral. Par ailleurs, le Pouvoir Exécutif devra agir de sorte à garantir aux personnes et aux institutions, notamment la Commission Electorale Indépendante (CEI), une totale indépendance. Comme toute compétition, les élections ont besoin d'un arbitre. De la position de l'arbitre dépend le bon déroulement de la compétition. Si l'arbitre est à la fois joueur et arbitre, la fin de la compétition est déjà connue. Par contre, si l'arbitre n'est qu'arbitre, avec une indépendance qui ne souffre d'aucun doute, la compétition se termine paisiblement. Voilà pourquoi le rôle d'arbitre dévolu à la CEI exige son indépendance totale. Or, la question de l'indépendance des structures devant arbitrer ces joutes électorales, comme la CEI divise et cristallise encore les tensions autant que le sont celles du découpage électoral, la question des pièces d'identité, de la liste électorale, du code électoral. Toutes ces questions exigent absolument un dialogue et une concertation entre tous les acteurs politiques, et méritent d'être étendues à la société civile. La quatrième condition, qui est une conséquence logique de l'indépendance de la CEI, est celle d'une élection présidentielle ouverte, qui garantisse l'égalité des chances de tous les candidats désireux de compétir. La lutte contre l'exclusion trouverait ici tout son sens. L'histoire est maîtresse de vie, et la Côte d'Ivoire d'aujourd'hui peut éviter de laisser aux générations futures, l'image d'un pays miné par des dissensions politiques. Nous invitons donc tous nos concitoyens à vivre cette année 2020 de façon sereine, à reconnaître dans le calme et la lucidité, la gravité des problèmes qui sont les nôtres, sans désespérer de l'avenir. Au terme de notre message, nous implorons la miséricorde divine sur notre pays et tous ses habitants, par l'intercession de Notre Dame de la Paix, afin que nos efforts de conversion soient soutenus, nos désirs de vérité, de justice, de réconciliation et de paix affermis et que notre nation continue sa marche dans la sérénité et la paix.
Fait à Korhogo, le 19 janvier 2020. Les Archevêques et Evêques de Côte d'Ivoire.
Rédigé par: Xi   le: Mercredi 22 Janvier 2020
Fognon: Ce que les évêques catholiques ont dit est très clair et juste. Cela va dans le sens de l'apaisement et de la réconciliation pour des élections apaisées en 2020. Tes réflexions partisanes (de militant borné et tribaliste du RDR ne nous apportent rien du tout. Tais-toi...
Rédigé par: Fognon.   le: Mercredi 22 Janvier 2020
@Xi. Je n'ai rien dit sur le cosim. C'est pas ce Cosim qui a fait une sortie. Tu es tres mentalement faible, logiquement incompetent pour entrevoir la difference. C'est les eveques qui se sont prononces et c'est sur ce prelat que j'ai commente. Si Tu as voulu, par jalousie, inclure le Cosim par tous les moyens, c'etait ton droit le plus tordu. N'essaie plus jamais de me dire a qui et a quoi Je dois commenter. Ne tente plus jamais de mettre des mots dans ma bouche. Tu n'es pas mentalement ni psychologiquement, encore moins logiquement prepare pour cette tache. Tu depasses Ces limites, Je serais hemorrhoids dans ton anus sangsue dans ton cul tant que tu commenteras et publieras sur ce site. Le jour que le Cosim et ses imans feront leur sortie comme les eveques, j'aurai qlq chose a dire. Pour le moment, c'est du prelat Catholic Ivoirien qu'il s'agit. A+
Rédigé par: Xi   le: Mercredi 22 Janvier 2020
Fognon: Le clergé catholique n'est pas militant comme certains pasteurs des églises évangéliques qui soutenaient Gbagbo. L'Eglise catholique est indépendant et son opinion independante courageuse le montre très bien, malgré tes accusations mensongères contre l'Eglise catholique. Le COSIM semble plutôt être militant. Son silence sur la situation politique actuelle en dit long
Rédigé par: Fognon.   le: Mardi 21 Janvier 2020
@ Xi. Montre moi ce que J'ai dis qui est mensonge. Ne te fais pas prier. J'attend de te lire. A+
Rédigé par: Xi   le: Mardi 21 Janvier 2020
Fognon: Arrête de mentir et d'insulter sur le banco.net. Travestir la vérité des faits, c'est mentir. On ne peut pas appeler cela autrement, malgré tout le respect que je dois aux autres intervenants de ce site!
Rédigé par: Fognon.   le: Mardi 21 Janvier 2020
@ Beugre Julien. Voila encore votre maladresse. Je me demande si vous reflechissez avant de les ouvrir. Est-ce une habitude, une qualite, une propriete qui vous convient et que vous arbhorez avec fierte? Comment vous qualifiez cette synchronisation: Soro arrive, detourne lui meme son avion, le coup planifie mord la poussiere, Bedie monte au crenot avec des balivernes pour brouiller sa part de resposabilite, l:opposition se manifeste et dement, le clerge, au service, s'en melle... en moins de rien? Dis-moi Pourquoi ce meme clergy est reste a la touche au temps de Gbagbo alors que le desordre, la cacophonie, l'indiscipline, le dedain et la haine, la gabegie, le desamour, l'irresponsabilite...etaient choses courantes. Le prelat n'avait de douche? Le climat des affaires lui convenait? Mon Frere Beugre, sois franc, honnete, sincere avec ton ame. Quand c'est vous, c'est fair et acceptable. S'agissant des autres, c'est une calamite, c'est inacceptable, c'est condamnable. Tu ne peux pas nous convaincre encore moins nous tromper. A+
Rédigé par: Xi   le: Mardi 21 Janvier 2020
Fognon: C'est toi qui mens. Les imams ont montré quelle opposition quand on pourchassait ou tuait les militants du rdr dans les mosquées ? Ni les évêques, ni les imams n'ont des milices d'autodéfense à leur disposition et de toutes les façons, ce n'est pas acceptable qu'il y ait des milices ou des rebellions armées dans un pays démocratique. Alors, ne transformons pas notre démocratie en une "démocratie bananière"!
Rédigé par: Beugré Julien   le: Mardi 21 Janvier 2020
@Fongon: arrêtons la malhonnêteté intellectuelle. Nous avons vu les imams soutenir Dramane.
Rédigé par: Beugré Julien   le: Mardi 21 Janvier 2020
Grand Merci à toi, Fatou Diagne
Rédigé par: Beugré Julien   le: Mardi 21 Janvier 2020
@Vérité: Y'a pas encore une semaine, un Imam a soutenu publiquement Dramane. Je n'ai pas vu ta réaction. Arrêtons l'hypocrisie
Rédigé par: Fognon.   le: Mardi 21 Janvier 2020
@ Xi. Tu vois, Tu ments encore car ne sachant pas ce se passe ni ce qui s'est passe. Les eveques ont montre quelle opposition quand Guei a ete soutire de leurs murs pour etre tue? Pourquoi ce meme clergy a accepte de laisser l'administration de Gbagbo utiliser leurs enceintes pour cacher ses armes? Comment peux-tu expliquer le fait que l'eglise s'est retiree de la CEI pour vouloir la critiquer maintenant? Lui, le clerge, appartenant a la majorite morale, nous est decevant. Il est aligne, a un parti pris, travaille pour un monde particulier au lieu de tout le monde. Jesus n'etait pas selectif; ses soi-disant disciples Ivoiriens le sont. Ce n'est plus a demontrer. Cela est clair, net et visible. Alors toi, Xi, te demander d'observer, d'analyser, de comprendre... ce qui se passe autour de toi equivaut a un fardeau. Tu n'es pas prepare pour cette tache. Merci Dieu que ce pays a encore des eveilles et des reveilles. Ne faites pas l'erreur de toujours prendre les gens pour des imbeciles. A+
Rédigé par: Xi   le: Lundi 20 Janvier 2020
Les prélats n'ont jamais été muets. C'est faux de dire cela Fognon. Les prélats catholiques sont pour la paix et ils ont bien raison de dénoncer tout ce qui va à l'encontre de la paix en Côte d'Ivoire. C'est courageux de leur part! On verra bien si la Justice osera les accuser de complots ou d'avoir caché des armes dans les églises catholiques.
Rédigé par: Fognon.   le: Lundi 20 Janvier 2020
@Ivoiro-Usa. Nous voila encore avec toi! C'est maintenant que ces prelats ont une bouche? Ils etaient muets pendant les administrations precedentes? Pourquoi sont-ils restes sans mots dire quand les gens etaient enleves de leurs cours et lits pour ne plus etre revus? Pourquoi ne se sont-ils pas manifestes quand des etres humains etaient rotis comme des poulets? Qu'est ce qu'ils ont dit quand des cadres superieurs de l'etat etaient soutires des halls de l'eglise pour recevoir du plomp dans leur poitrine? Ces religieux, croient-ils vraiment que nous sommes egaux et avons les memes droits? Nous traitent-ils d'egaux? Pourquoi cette selectivite? Quand vous ignorez puis rejetez la realite pour embrasser la fiction, nous avons interet de nous poser beaucoup de questions vous concernant. A+
Rédigé par: Salimata Cool   le: Lundi 20 Janvier 2020
Coul: Les évêques sont bien dans leur rôle quand ils alertent les politiciens et surtout l'opinion publique contre certains risques que les politiciens font courir au pays. On attend aussi que le COSIM se prononce (de manière toute aussi independante).
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Lundi 20 Janvier 2020
Pour un COSIM plus indépendant, nous souhaitons que l'Etat ne finance plus les pèlerinages à la Mecque, ni les dons en espèces et en vivres pendant le Ramadan. Le pèlerinage doit être une affaire individuelle ou bien cela doit être supporté par les riches musulmans qui sont nombreux dans notre pays. Nous souhaitons aussi que l'Etat ne finance plus les pèlerinages à Jérusalem ou à Rome.
Rédigé par: Verite   le: Lundi 20 Janvier 2020
Des politiciens en sultan blanc nous n'en voulons plus en cote d'ivoire . L'eglise catholique est completement disqualifie pour donner des lecons de moral dans ce pays . Car , nous avons tous en memoire le role joue par l'eglise sous Berbard Agre dans l'assassinant de l'ex-chef d'etat Robert Guei . Outre , l'eglise a un parti pris dans le joue politique...cela le disqualifi d'office .autant de gbagbo et le fpi , les ivoiriens etaient massacres et assassines nuit et jours...jamais l'eglise na lever le petit doits pour interpeler gbagbo et sont regime....pire Agre cetait meme erige en ministre bis des affaire etrangere de gbagbo aupres de l'eglise pour leurs soutien a sont frere gbagbo ! donc, apart le parteur Wadja et Kone qui individualement sans le soutien de l'eglise donnait de la voit pour condamne les crimes du regime gbagbo ; l'eglise officiel lui etait MUET . Donc , que les homme dite de dieu restent dans les lieux de priere...et laisser les politiciens faire la politique .
Rédigé par: IVOIRO.USA   le: Lundi 20 Janvier 2020
Apres Amnesty international.Applaudisons pour les evêques catholiques. Il faut être très courageux pour aller à Korhogo prêcher ainsi sans recevoir la foudre du RHDP (RASSEMBLEMENT HONTEUX des DETOURNEURS DE DENIERS Publiques .) Nous attendons la déclaration publique du COSIM vis à vis de de la situation socio politique ivoirienne.
Rédigé par: Coulibaly   le: Lundi 20 Janvier 2020
De quoi je me mêle ? Allez partout faites de toutes les nations des disciples. J'ai jamais compris pour quoi on ne rend pas à Cesar ce qui lui appartient
Rédigé par: Gaston Gbane   le: Lundi 20 Janvier 2020
Oui, les évêques catholiques ont raison. Cette histoire de changer la Constitution en mars 2020, alors qu'on est soi-même candidat à l'élection d'octobre 2020, ce n'est pas juste.