Deux morts en Guinée dans de violentes manifestations contre le troisième mandat d'Alpha Condé
lebanco.net - Publié le: 14-01-2020 - Mise-à-jour le: 14-01-2020 - Auteur: Ben Ismaël
Deux morts en Guinée dans de violentes manifestations contre le troisième mandat d'Alpha Condé
Pour contraindre Alpha Condé de renoncer à son projet de nouvelle Constitution, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qui réunit des partis politiques d'opposition et des organisations de la société civile, a déclenché ce lundi 13 janvier 2020 des manifestations dans tout le pays.
 
Appelées « résistance à l'oppression », ces manifestations qui seront continuelles selon les organisateurs ont été partiellement suivies en Guinée. Dans la région de la haute Guinée bastion du parti au Pouvoir, le RPG arc-en-ciel, l'appel des opposants n'a pas été suivi.
Ces manifestations étaient interdites par le Gouvernement parce que n'ayant pas fait l'objet de déclaration préalable auprès des autorités communales. La journée de ce lundi 13 janvier 2020, s'est soldée par la mort d'au moins deux personnes dont un jeune lycéen à Conakry, la  capitale.
Le 19 décembre dernier, le Président Alpha Condé au pouvoir en Guinée depuis 2010 a officialisé son projet de soumettre aux guinéens une nouvelle constitution qui sera adoptée par référendum. Une sortie qui a radicalisé davantage la position des opposants qui l'accusent d'avoir des velléités de briguer un troisième mandat.
 
Cette nouvelle journée de mobilisation était perçue comme un test. Mais le bilan est mitigé. A Conakry, l'appel du FNDC  a été surtout marqué par des heurts entre manifestants et forces de l'ordre toute la journée. Des jeunes manifestants ont investi les principaux axes routiers en érigeant des barricades. Le transport et les activités commerciales ont été fortement perturbés. 
Dans la ville de Labé fief de l'opposition, les violents affrontements entre jeunes manifestants et forces de l'ordre ont conduit à la mort d'une personne dans des circonstances non encore élucidées. D'importants dégâts matériels ont été enregistrés dans les heurts. Les locaux du tribunal de la ville ont été saccagés puis incendiés par des manifestants. 
 
Le FNDC à l'origine de ce nouvel appel s'est réjoui de cette  journée tout en déplorant des arrestations dans ses rangs.  « L'appel à la résistance lancé par le FNDC est largement suivi par les populations dans plusieurs villes de la Guinée. Cela s'est matérialisé par des manifestations des citoyens dans les rues et quartiers, une paralysie totale des principaux axes routiers, la fermeture des boutiques et commerces, la cessation totale ou partielle des activités selon les lieux  », précise les opposants qui ont annoncé la poursuite de leur mouvement.
 
Dans un communiqué publié ce soir, le gouvernement a confirmé la mort d'une personne par balle sans préciser les circonstances et 10 interpellations à Conakry. Le gouvernement  a aussi lancé un appel au calme et à la retenue rassurant que toutes les dispositions sont prises pour mener à bien sa mission de protection des personnes et des biens.
Depuis le début de la contestation  contre le projet de nouvelle constitution en octobre dernier, près de trente personnes ont été tuées en Guinée.
Notre correspondant à Conakry, Ben Ismaël
Rédigé par: Sidi Ba Bientot   le: Mercredi 15 Janvier 2020
Le bilan officiel des morts, des femmes violées et des blessés est largement sous-estimé selon Amnesty International et plusieurs autres ONG telles que HR Watch .
Rédigé par: Le guineen   le: Mardi 14 Janvier 2020
1000 morts à droite, mille morts à gauche, le voyou de Condé s'en fout. La vie et le sang des innocents guinéens ne comptent pas pour Condé. Il avance avec son projet funeste de "tripatouiller" la Constitution Guinéenne (au risque même de provoquer une guerre civile), afin de pouvoir se maintenir au pouvoir pour un troisième mandat (auquel Condé n'a pas droit, après avoir effectué deux mandats consécutifs). Pauvre Afrique! Pauvre Guinée!