La Côte d'Ivoire demande à l'ONU de superviser le prochain scrutin présidentiel
RFI - Publié le: 15-11-2019 - Mise-à-jour le: 16-11-2019 - Auteur: RFI
La Côte d'Ivoire demande à l'ONU de superviser le prochain scrutin présidentiel

À un peu moins d'un an de la présidentielle, la Côte d'Ivoire a décidé de faire appel à l'ONU pour l'assister dans le processus électoral. Une délégation des Nations unies a été reçue mardi 12 novembre par la Commission électorale indépendante.

La mission onusienne est sollicitée pour déterminer les besoins de la Commission électorale indépendante alors que cette dernière reste très critiquée par l'opposition et que des experts redoutent de nouveaux troubles au vu des tensions qui subsistent dans le contexte politique actuel.
Une rencontre entre le président de la CEI, Ibrahim Coulibaly-Kuibiert, et la mission des Nations unies a duré une heure et demie. La délégation onusienne répond ainsi à une demande de l'État ivoirien, qui souhaite un accompagnement dans le processus électoral jusqu'à la date fatidique du scrutin présidentiel d'octobre 2020.
Pour Simon-Pierre Nanitelamio, le directeur adjoint de l'assistance électorale de l'ONU, il s'agira d'évaluer le contexte politique et de rencontrer tous les acteurs politiques, afin d'assurer un climat apaisé dans cette course à la fonction suprême.
L'ONU déjà sollicité en 2015
Le directeur de la communication de la CEI, Kigbafori Inza, rappelle que la Côte d'Ivoire avait déjà sollicité son partenaire onusien en 2015, dont l'assistance avait permis d'apporter un soutien technique, matériel et financier lors du précédent scrutin présidentiel. Un scrutin dont la bonne tenue avait d'ailleurs été applaudie par l'instance internationale.
En réponse aux observations d'experts nationaux et internationaux qui agitent le spectre de possibles troubles à l'approche du jour J, les autorités ivoiriennes se veulent rassurantes. Le porte-parole du gouvernement Sidi Tiémoko Touré insiste sur le fait que le pays est « suffisamment outillé pour organiser ces élections de manière autonome », tout en acceptant « les conseils de partenaires et amis » de la Côte d'Ivoire. Au moins deux prochaines rencontres sont encore prévues entre la CEI et l'ONU, afin de déterminer dans le détail les besoins.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Samedi 16 Novembre 2019
On n'a aucun doute sur les capacités de l'Etat de Côte d'Ivoire à organiser une parfaite mascarade électorale avec tous les outils habituels : temps de parole inéquitables sur les médias, menaces et voies de fait envers les candidats, intimidations, achat de voix, ouverture tardive de bureaux de vote, absence ou nombre insuffisant d'isoloirs, obstruction aux observateurs, bourrage d'urnes, égarement d'urnes et de matériel électoral, destruction d'urnes, falsification de PV, déclarations intempestives et prématurées, etc. Election, on connait !
Rédigé par: Loethiers Mackan   le: Vendredi 15 Novembre 2019
Entre les différents,le gouvernement et les observateurs qui doit-on écouter?Rien que cette cacophonie suffit à semer le doute sur la capacité effectivement de l'État. .
Rédigé par: Lago Tape   le: Vendredi 15 Novembre 2019
Le titre de l'article et son contenu diffèrent.