3e mandat : Grosse pression sur les chefs d'Etat africains en fonction
lebanco.net - Publié le: 06-10-2019 - Mise-à-jour le: 06-10-2019 - Auteur: Karine Koré
3e mandat : Grosse pression sur les chefs d'Etat africains en fonction
Le président guinéen, Alpha Condé, est soupçonné par ses opposants de vouloir s'offrir un 3e mandat en lançant un projet de révision constitutionnelle. En Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara entretient le flou sur ses intentions de se représenter à la prochaine élection présidentielle, prévue pour 2020. S'il venait à franchir le pas, il s'ouvrait ainsi la porte d'un 3e mandat.  La Constitution votée en novembre 2016, le lui permet, avance-t-il. Faux, rétorquent ses adversaires politiques.
C'est dans ce contexte qu'a été organisée, du 2 au 4 octobre 2019,  à Niamey au Niger, une conférence internationale axée notamment sur le transfert pacifique du pouvoir, avec en toile de fond le respect de la limitation des mandats présidentiels. Les participants, dont des anciens chefs d'Etat africains et des acteurs de la société civile, ont insisté sur l'exhortation au respect de ce principe démocratique. «  Aussi nous nous engageons à unir nos voix pour exiger le respect de la limitation des mandats présidentiels, de la règle constitutionnelle et de l'Etat de droit de manière généralisée partout en Afrique », soulignent-ils dans le communiqué final ayant sanctionné leurs travaux.
 
Mieux, ils metttent la pression sur les chefs d'Etat en fonction, qui seraient tentés de tripatouiller la Constitution ou de la piétiner en voulant se présenter pour un 3e mandat. « Nous encourageons les pays à adopter les procédures appropriées permettant aux présidents en exercice à procéder au transfert pacifique du pouvoir au prochain gouvernement... », les interpellent-ils.
Pour les hôtes du président nigérien, Mahamadou Issoufou, le non-respect de la limitation  des mandats présidentiels est souvent source de tensions sociopolitiques. « ....la suppression de la limitation du mandat sape la confiance des populations, accroît la concentration du pouvoir entre les mains d'un ou d'une poignée d'individus et réduit de ce fait l'espace politique. Cette tendance entraîne finalement les risques accrus de tension, de violence politique et même de conflits civils », font-ils observer, lançant ainsi un message à l'endroit des dirigeants des pays africains.
Karine Koré
Rédigé par: KGP   le: Lundi 7 Octobre 2019
Alpha Condé aussi dans la mouvance des tripatouillages ? C'est regrettable. On se souvient encore de sa lutte pour la démocratie face aux régimes militaires qui ont succédé à celui de Sékou Touré, ses emprisonnements et autres brimades pour aujourd'hui se comporter de la sorte ? Vraiment l'Afrique restera toujours malade de sa démocratie ou du moins de ses politicards se disant démocrates. Heureusement dans cette grisaille, félicitons le président du Niger Mahamadou Issoufou qui a même désigné son dauphin et l'ensemble de la classe politique du Ghana juste à côté de nous.
Rédigé par: Miuma   le: Lundi 7 Octobre 2019
Je suis très satisfait de cette initiative des anciens chefs d'État nous devons apprendre à se respecter et à respecter les lois établies par nous mêmes donc. La constitution. La constitution est le fondement d'un pays nous devons pas la piétiner pour nos propres intérêts personnels mais plutot pour l'intérêt collectifs. Les présidents en exercice qui tripatoue la constitution pour vouloir briguer un troisième mandat pensent à eux mêmes
Rédigé par: Mamadou Alpha Bah   le: Dimanche 6 Octobre 2019
Oui je salut l'initiative il faut que nos arrivent à respecter les constitutons ça sera un bien et ça va amené le développement prenez l'exemple sur le botwana