Après l'assassinat d'un gendarme : 290 « Gnambros » interpellés à Yopougon
lebanco.net - Publié le: 05-09-2019 - Mise-à-jour le: 06-09-2019 - Auteur: Jeremy Junior
Après l'assassinat d'un gendarme :  290 « Gnambros » interpellés à Yopougon
290 personnes ont été interpellées à 12 heures 05 minutes, suite au démarrage d'une opération de démantèlement des gares de taxis communaux de la commune de Yopougon (Sable, Siporex, etc.) par des éléments de la gendarmerie nationale, le jeudi 5 septembre 2019, selon des sources sécuritaires. 
Des tickets illégaux, de la drogue et quelques armes ont été saisis, au cours de l'opération. Selon cette même source, l'opération vise à mettre la main sur des personnes qui exercent des activités illicites ou criminelles. 
 
Cette action fait suite à l'assassinat, le dimanche 25 août 2019, aux environs de 17 heures de Tiekou Koua Anderson, gendarme en service à Abengourou. Ce dernier a été tué après avoir été poignardé à Yopougon -Sicogi lavage,par des gnambros,  appellation sous laquelle sont désignés les individus qui prélèvent des taxes indues aux chauffeurs de taxi communaux, communément appelés wôrô wôrô. Et cela, parfois avec violence.
 
Jeremy Junior 
 
Rédigé par: Diarrasse Napie   le: Vendredi 6 Septembre 2019
Forestier: En effet, nous ne savons pas si l'action de la Police pour démanteler les criminels "gnambros" va durer dans le temps et aboutir au résultat que nous attendons tous depuis plus de dix ans, à savoir le démantèlement définitif de cette mafia qui sévit dans les transports ivoiriens (alors que notre ministre des Transports dit ne pas se sentir concerné par cela). Oui, les "gnambros" ne doivent plus être "couverts" et se croire des "intouchables" qui tuent en toute impunité. Non, plus de cela en Côte d'Ivoire!
Rédigé par: Foufou   le: Vendredi 6 Septembre 2019
A propos de l'enquête concernant le gendarme tué à Yop, elle a déjà démarré et connaît un début de résultat: "Abidjan, 02 septembre 2019 -[ALERTE INFO]- Au moins trois personnes ont été interpellées suite à l'assassinat d'un gendarme le 25 août par de présumés syndicalistes de transporteurs appelés « gnambros » dans la commune de Yopougon (ouest d'Abidjan), a annoncé lundi le préfet, Vincent Toh Bi Irié, après une réunion à la préfecture." Ce qui se passe actuellement doit plutôt être vu comme la volonté de démanteler tous ces réseaux mafieux (gnambros) dans le milieu du transport. Cela ne doit pas se limiter seulement à Yopougon. Cette action devra s'étendre à toute la RCI et durer dans le temps.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 6 Septembre 2019
"S'agit-il de gesticulations pour calmer l'indignation de l'opinion publique et de la famille du gendarme tué"... "Diarrasse Napie" tu fais les questions et les réponses maintenant ?
Rédigé par: papus   le: Vendredi 6 Septembre 2019
C'est bien beau de faire ce tapage mediatique autour de ce phenomene,mais que va faire la police de ces voyous,apres 2 jours de garde a vue dans les violons deja remplis des commissariats? Seront -ils tous deferes pour ne plus revenir dans ces gares anarchiques? Je ne pense pas. Pour combattre ce phenomene,il faut des actions concertees entre la police,le ministere des transports et les municipalites pour supprimer ces gares qui se creent partout,car leur funeste activite y est liee. Aujourdhui on voit dans le Plateau et a Cocody des cerceuils-roulants qui stationnent au vu et au su de tout le monde avec leur cortege de GNAMBROS,scenes impensables il y'a quelques annees.
Rédigé par: Diarrasse Napie   le: Jeudi 5 Septembre 2019
De quoi s'agit-il ici ? En effet, pourquoi avoir attendu aussi longtemps (02 semaines après l'assassinat du gendarme), et aussi après qu'il y ait eu autant de protestations (et surtout après que le ministre des Transports ait déclaré publiquement ne pas se sentir "concerné"), avant de faire ce travail d'arrestations ? S'agit-il de gesticulations pour calmer l'indignation de l'opinion publique et de la famille du gendarme tué, ou bien s'agit-il d'une véritable enquête policière qui commence malheureusement (bien) tardivement ? Interrogeons-nous !