Les acteurs mondiaux du cacao « acceptent » le prix plancher proposé par le Ghana et la Côte-d'Ivoire
connectionivoirienne.net - Publié le: 24-08-2019 - Mise-à-jour le: 24-08-2019 - Auteur: connectionivoirienne.net/
Les acteurs mondiaux du cacao « acceptent » le prix plancher proposé par le Ghana et la Côte-d'Ivoire
Les parties prenantes au secteur mondial du cacao ont accepté le prix plancher  de 2 600 dollars la tonne, proposé par le Ghana et la Côte d'Ivoire.
L'information est du directeur général de COCOBOD, Joseph Boahen Aidoo, l'organe d'État de régulation et de commercialisation du cacao au Ghana, cités par les médias ghanéens.
La mise en oeuvre  de cette tarification devrait prendre effet à compter de la grande saison 2020/2021.
« De façon simplifiée, cela signifie que les producteurs de cacao gagneront plus pour leurs produits. Dans le cas du Ghana, 70% du prix sera directement reversé aux agriculteurs. »
Le directeur général de COCOBOD, Joseph Boahen Aidoo, qui a fait ces observations, a aussi déclaré que Ghana mais aussi la Côte-d'Ivoire se devraient de respecter certains critères pour éviter une menace de boycott de leurs produits par l'UE.
 
Ces demandes comprennent l'élimination totale du travail des enfants dans la production du cacao, l'arrêt de l'exploitation des forêts classées ou réserves et l'utilisation de produits chimiques nocifs tels que le Two-Four D dans sa production.
Avec Pulse.com.gh
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Dimanche 25 Août 2019
C'est clair que des mesures comme celle-là, qui entreront (peut-être) en vigueur en 2020/2021 ont un fort relent de clientélisme électoral...
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Dimanche 25 Août 2019
Même si le prix de 2.600 dollars « n'est pas irréaliste », « la hausse du prix sur le marché mondial n'ira pas forcément dans la poche des producteurs ivoiriens et ghanéens », qui vivent dans une « pauvreté extrême ». Le Ghana et la Côte d'Ivoire tiendront tous les deux des élections en 2020. C'est cela qui explique peut-être que les gouvernements ivoirien et ghanéen semblent "soudainement" se souvenir de la pauvreté extrême dans laquelle vivent les paysans ivoiriens et ghanéens producteurs de cet "or brun"...
Rédigé par: Lago Tape   le: Dimanche 25 Août 2019
Le pari est risqué, non dénué d'arrière-pensées politiques, mais justifiable dans ses intentions. La Côte d'Ivoire et le Ghana ne forment pas encore un cartel à la manière de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), mais, en unissant leurs forces, les deux voisins d'Afrique de l'Ouest qui assurent près des deux tiers de la production mondiale de cacao ont engagé une épreuve de force avec le reste de la filière. En effet, les planteurs, qui cultivent le plus souvent de petites parcelles, demeurent à ce jour les parents pauvres de la filière. Selon l'Organisation internationale du cacao, 5 % à 10 % seulement des 100 milliards de dollars générés chaque année par la vente de chocolat leur reviennent et, en dollars constants, le prix de la fève a été divisé par près de quatre en quarante ans. « Le prix demandé, à peine au-dessus de celui du marché actuel [environ 2 500 dollars la tonne], n'est pas démesuré. La démarche est louable et fait sens, mais je doute de sa pérennité ». En effet, un passage à un prix plancher à 2 600 dollars la tonne ne sortira pas le producteur de la pauvreté. S'il venait à empocher 70 % de ce prix, en produisant au mieux une tonne par an, le paysan ivoirien/ghanéen n'obtiendra pour lui et sa famille que 150 dollars par mois. De l'avis général, la principale mesure que devraient prendre la Côte d'Ivoire et le Ghana pour obtenir de meilleurs revenus de « l'or brun » serait de contrôler leur production. Ainsi, en Côte d'Ivoire, d'où près du quart du cacao sort désormais illégalement de forêts classées, la production a quasiment doublé en moins d'une décennie.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Samedi 24 Août 2019
Je pense que les acheteurs auront beau jeu de formuler des exigences nouvelles en contrepartie du respect de ce prix, en particulier au niveau de ce que l'auteur appelle "certains critères". On reparlera de tout ça en temps utile.
Rédigé par: Bismark   le: Samedi 24 Août 2019
Bonne nouvelle alors. On verra combien la Cote d'Ivoire va proposer a nos parents paysans. Wait and see. UE DIEU NOUS AIDE