Roch Marc Christian Kaboré "Le Burkina Faso ne cédera pas une partie du territoire"
Présidence - Publié le: 22-08-2019 - Mise-à-jour le: 22-08-2019 - Auteur: Présidence
Roch Marc Christian Kaboré
Dans le message ci-dessous, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s'adresse aux Burkinabè suite à l'attaque terroriste de Koutougou qui a coûté la vie à 24 soldats burkinabè. Lisez plutôt !
Le 19 août est une tâche noire dans la vie de notre armée nationale. Car, c'est la première fois que nous avons eu le plus important nombre de victimes, lors de l'attaque de la caserne de Koutougou.
Le bilan que nous pouvons faire à ce jour, est de 24 morts,  7 blessés et 5  soldats portés disparus.  C'est un bilan qui est lourd, c'est un bilan qui nous interpelle, c'est un bilan qui nous attriste aussi bien au niveau du peuple burkinabè de façon générale, qu'au niveau du gouvernement en particulier.
Je voudrais, à ce stade, saluer et présenter mes sincères condoléances à toutes les familles des disparus. Je voudrais également saluer le martyr de ces hommes, qui se sont battus dans le cadre de la défense de la patrie.
La guerre contre le terrorisme est une guerre de longue haleine. Et dans cette guerre, nous gagnerons des batailles, nous en perdrons, mais ce qui est important, c'est que nous puissions gagner la guerre.
C'est pourquoi, je voudrais saluer l'engagement de nos Forces de défense et de sécurité, dans ce combat difficile, et dire que nous sommes de coeur  avec elles. Il est vrai que c'est une question qui nous touche émotionnellement, mais au-delà de l'émotion, ce qui est important, c'est que nous devons réaffirmer notre solidarité, notre accompagnement, notre soutien, aux Forces de défense et de sécurité.
Je voudrais demander à l'ensemble du peuple burkinabè de se tenir toujours debout, le combat est devant. Le Burkina Faso ne cédera pas une partie du territoire, dussions-nous, tous, y laisser notre vie. C'est un combat qui est noble, nous devons y mettre notre fibre patriotique, nous devons nous situer au dessus des émotions, pour savoir que la seule chose qui vaille la peine d'être défendue aujourd'hui, c'est le Burkina Faso et ses populations.
 
Roch Marc Christian Kaboré, président du Faso.
Rédigé par: Salma Ba   le: Vendredi 23 Août 2019
Loethiers Mackan: En effet, quand tout va bien au pays, les politiciens africains "détourneurs" de deniers publics veulent manger entre eux et beaucoup font du rattrapage ethnique et régional. Par contre, quand tout va mal et que la patrie est en danger, les mêmes "détourneurs" qui mangeaient entre eux, veulent que tout le monde viennent donner sa poitrine pour la patrie menacée. Bref! On veut manger seuls quand tout va bien, mais quand tout va mal, on voudrait que tout le monde se batte pour sauver la patrie!
Rédigé par: Loethiers Mackan   le: Vendredi 23 Août 2019
Pour mourir pour sa patrie,il faut avant tout,l'aimer.Est-ce que tous ces serviteurs aiment vraiment leurs patries? Sinon chacun limite son engagement au strict nécessaire et c'est tout. Eux ils mangent avec les leurs pourquoi moi je mourrais pour eux ? se dit-on.
Rédigé par: Lago Tape   le: Jeudi 22 Août 2019
Roch Marc Christian Kaboré parle seulement, mais il ne peut pas agir. Il n' a pas d'armée. Nos militaires Africains sont des soldats de parade, aussi remarquables les jours de défilé qu'inaptes sous le feu. D'ailleurs aucune armée de pays francophone d'Afrique n'est capable de défendre son propre territoire. Ce qui se passe au nord du Mali et au Burkina nous en donne la preuve tous les jours. L'incapacité du "G5 Sahel" à faire quoi que ce soit en est aussi la preuve flagrante. Les armées africaines sont nulles. L'armée du Burkina Faso ne fait pas exception à ce triste constat. Les raisons de cet échec collectif ne tiennent évidemment pas à la qualité intrinsèque des hommes de troupe, ni à la formation des officiers (tout au moins les officiers supérieurs), issus souvent des meilleures écoles en France, Grande Bretagne et Etats-Unis. Outre la logistique et les moyens adéquats, ce qui manque le plus à ces armées en gestation sont la motivation et le sens de la mission qui leur est confiée. Se battre sans savoir pourquoi on se bat et avec l'impression constante de ne pas être respecté ni soutenu par un pouvoir politique fort et un leadership uni sont des handicaps rédhibitoires. Le manque de confiance entre pouvoirs et militaires est au paroxysme dans nos pays d'Afrique. Les militaires se méfient de l'État et l'État se méfie d'eux, au point qu'aujourd'hui encore certains chefs d'état-major, voire certains présidents, ne distribuent armes et cartouches qu'avec une extrême parcimonie, de peur qu'elles ne se retournent contre eux.
Rédigé par: diarrasse napie   le: Jeudi 22 Août 2019
@Lago Tape: Tu as bien raison. Nos armées africaines sont des armées de pacotille et ce n'est pas un beau défilé militaire (avec l'artillerie rutilante), le jour de l'indépendance qui va changer cela. « Depuis des années, les rares armées opérationnelles du continent ont été entrainées et équipées pour participer à des opérations (de maintien de la paix des Nations Unies), mais elles sont incapables de mener une guerre offensive. Si nous, occidentaux ne prenons pas les choses en main - ce qui en l'état n'est ni envisageable, ni souhaitable - il ne se passera rien ». Le général Carter F Ham, patron d'Africom (commandement américain en Afrique), s'exprimait ainsi lors d'une interview accordé le 3 Décembre 2012 au Homeland Security Policy Institute (un Think-Thank bien connu de Washington, DC), pour faire savoir son scepticisme sur les capacités d'une force conjointe africaine "G5 Sahel" à mener une opération militaire victorieuse au Nord-Mali. Les évènements ont donné raison à ce général américain. En effet, le G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad, Niger) est un échec. Ces cinq pays pauvres du Sahel sont confrontés à un défi redoutable : comment assurer à la fois leur développement durable et leur sécurité sur un territoire semi-désertique de 3 millions de km2 où les djihadistes ont tout loisir de se planquer et de mener divers trafics pour renflouer leurs caisses et s'armer ? La situation se détériore d'ailleurs de jour en jour et le G5 Sahel n'est toujours pas opérationnel en 2019. Si la riposte aux djihadistes devait être commune aux cinq pays du G5 Sahel, l'activation d'une force conjointe, avec l'appui de la France, manque toujours le nerf de la guerre ; l'argent. Les Européens pour qui « le Sahel reste une région stratégique pour leurs intérêts économiques et politiques », en sus de constituer « une menace potentielle pour leur propre sécurité, et une source de migration et de terrorisme », n'ont presque rien versé. C'est cela qui est paradoxal!
Rédigé par: Bonébo   le: Jeudi 22 Août 2019
Le problème n'est pas le territoire mais la sécurité des personnes et des biens. Après les sinistres, il s'avère que les terroristes retournent dans leur base. Ils ne sont pas en tous cas pour que la presse nous rapporte, dans une logique d'occupation des terres. Le burkinabé veut vivre dans un climat de paisible, sécurisé et sous bon contrôle... c'est tout.
Rédigé par: Lago Tape   le: Jeudi 22 Août 2019
Le prix Nobel Nigerian "Wole Soyinka" disait "Le tigre ne proclame pas sa "tigritude". Le tigre rugit et bondit sur sa proie"... Le président du Faso aime les déclarations fracassantes dans lesquelles il clame haut et fort sa détermination. Mais dans les faits et sur le terrain, on voit bien qu'il n'a aucun moyen de défendre l'intégrité territoriale du Burkina Faso. Face à la dynamique du péril terroriste, l'armée burkinabè semble bien démunie, comme le confirme l'attaque du 19 août 2019 qui a fait plus de 24 morts et plus d'une centaine de blessés parmi les militaires du Burkina attaqués dans leur caserne. « Les moyens et les effectifs [des forces de sécurité et de défense Burkinabès] manquaient », précise une source militaire dans la région du Sahel. Selon un autre spécialiste, « le fait qu'une caserne soit attaquée prouve que l'armée burkinabè n'arrive pas à monter en puissance ». « Mal payée, mal équipée, sans moyen de projection tels que des hélicoptères ainsi que des drones et, face à des combattants terroristes déterminés, l'armée du Burkina Faso n'est pas adaptée pour répondre à la menace », ajoute-t-il. A sa décharge, ni les opérations ciblées des 4 500 militaires français de l'opération « Barkhane » contre des chefs de groupes djihadistes, ni le déploiement d'une dizaine de milliers de casques bleus au Mali, ni l'embryon de coalition de force régionale du G5 Sahel (Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad) ne sont parvenus à contenir ces groupes terroristes (qui se disent islamistes) qui progressent vers le golfe de Guinée et empiètent de plus en plus sur les frontières du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Ghana et du Togo. Bref!"Le tigre ne proclame pas sa "tigritude". Le tigre rugit et bondit sur sa proie"...L'armée du Burkina Faso est un "tigre en papier" qui ne peut pas éradiquer la menace des terroristes islamistes!