Après le vote de la loi sur la CEI : Le président de la République ruine les espoirs de l'opposition
lebanco.net - Publié le: 07-08-2019 - Mise-à-jour le: 07-08-2019 - Auteur: Karine Koné
Après le vote de la loi sur la CEI : Le président de la République ruine les espoirs de l'opposition
 
Il est peu probable que de nouvelles discussions soient engagées pour aboutir à une retouche de la loi portant recomposition de la Commission électorale indépendante( Cei), déjà votée par les députés et les sénateurs. C'est en tout cas ce qu'a clairement laissé entendre le président de la République, Alassane Ouattara, dans une interview accordée à la télévision nationale, le 6 août 2019, soit la veille du 59e anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire. « A partir du moment où l'Assemblé nationale a voté, le Sénat a voté, il n'y a plus de discussion », a-t-il martelé.
Visiblement décidé à en finir avec cette restructuration de la Cei, il a renchéri : « Je vais promulguer la loi parce que tout le processus est bouclé. Les uns et les autres désigneront leurs représentants et ils vont se mettre au travail, parce que nous avons les élections en 2020. On ne peut pas continuer de discuter ». Et d'ajouter, comme pour couper court : «  Ce dossier est bouclé ! ».
Cela dit, il a expliqué cette position de fermeté en revenant sur les circonstances dans lesquelles les discussions qui ont eu lieu avec l'opposition ont conduit à l'adoption du texte qui a été voté par l'Assemblée nationale, puis le Sénat. « Nous avons rempli nos obligations. Nous avons tenu pendant 6 mois des réunions avec les partis politiques et la société civile et ce consensus global a permis d'aller de l'avant », a-t-il indiqué.
 Puis, il a déploré le boycott de ces négociations par une partie de l'opposition, dont le Pdci de Henri Konan Bédié. « Je suis bien placé pour savoir que la politique de la chaise vide n'est pas la bonne chose », a encore soutenu le chef de l'Etat. Non sans indiquer, au passage, que « la Cour( africaine des droits de l'homme et des peuples) n'a pas demandé une réforme, elle a demandé une recomposition pour mieux représenter la société civile ». Une réplique sans doute aux allégations de l'opposition.
Pour rappel, la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples, avait ordonné aux dirigeants ivoiriens de revoir la structuration de la Commission électorale indépendante et cela, après qu'elle eut été saisie par l'Apdh, une Ong ivoirienne militant pour les droits humains.
Karine Koré
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mercredi 7 Août 2019
C'est clair, Ouattara va se dépêcher de promulguer d'urgence l'ex-projet de loi pour couper court à tous les recours. C'est un passage en force.