Côte d'Ivoire - Journée nationale de l'excellence 2019 : Ouattara exhorte à la construction de l'Ivoirien nouveau
lebanco.net - Publié le: 07-08-2019 - Mise-à-jour le: 07-08-2019 - Auteur: J.S.Dagou
Côte d'Ivoire - Journée nationale de l'excellence 2019  : Ouattara exhorte à la construction de l'Ivoirien nouveau
 
A la faveur de la journée nationale de l'excellence, célébrée lemardi 6 août 2019 à Abidjan, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a encouragé l'ensemble de ses concitoyens à cultiver l'excellence dans tous les domaines.  « Ce prix, qui met en lumière des hommes, des femmes et des jeunes qui contribuent, au quotidien, au rayonnement de la Côte d'Ivoire, constitue désormais une exhortation au changement d'attitudes et de comportements pour l'avènement de l'Ivoirien nouveau. », a déclaré le chef de l'Etat ivoirien. 
Il s'est, par ailleurs, réjoui de la création de trois nouveaux prix. Ces distinctions concernent « l'écologie, les défis internes de la construction de la paix et de la cohésion sociale, ainsi que du développement économique de notre pays. », a relevé Alassane Ouattara.  
Le président de la République a terminé son adresse par des félicitations aux lauréats de l'édition 2019 tout en les encourageant « à demeurer des modèles afin de contribuer à l'avènement de la Côte d'Ivoire nouvelle ». 
Notons que le prix d'excellence récompense chaque année, la veille de la célébration de la fête de l'indépendance, les citoyens ivoiriens qui se seront distingués dans leurs différents secteurs, par des initiatives jugées pertinentes et contribuant significativement au développement du pays. Chacun d'eux reçoit la somme de 10 millions Fcfa. 
 
J.S .Dagou
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Jeudi 8 Août 2019
L'ivoirien nouveau, c'est celui qui n'écoute pas les bavardages d'autosatisfaction des hommes politiques (élus ou non) et qui votera "bien" en 2020. A bon entendeur salut !
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Mercredi 7 Août 2019
La "Journée de l'Excellence" ne doit pas être une activité isolée (et vite oubliée) en dehors du contexte de l'Education Nationale et de la Formation Professionnelle des jeunes ivoiriens. L'Ecole Ivoirienne n'est pas performante et forme beaucoup de chômeurs. C'est d'ailleurs pour cela que tout ceux qui en ont les moyens retirent leurs enfants des écoles publiques ivoiriennes pour les scolariser dans les écoles privées qui sont meilleures. Quant est-il de la réhabilitation du "Lycée d'Excellence" (le lycée scientifique de Yamoussoukro) dont on ne sait pas encore quand est-ce que les travaux démarreront ? (Ce lycée scientifique de Yamoussoukro est complètement délabré et insalubre. Pas digne d'un futur "pays émergent" tel que la Côte d'Ivoire se veut et se projette). L'excellence doit commencer dans les écoles publiques ivoiriennes si on veut qu'elle imprègne toute la jeunesse et la société ivoirienne. Pour mieux réaliser l'adéquation formation-emploi, il faudrait que l'INP FHB ait plusieurs sites: Abidjan, Yamoussoukro, Korhogo, San Pedro, Man.. pour former les techniciens supérieurs, les ingénieurs et les managers dont les entreprises ivoiriennes manquent cruellement). Nos universités publiques en régions (Bouaké, Korhogo, Daloa et Man .) doivent enseigner des filières d'excellence qui débouchent sur l'emploi. (Par exemple, l'université de Man qui est une région minière et touristique devrait développer des filières (d'excellence) pour former dans les compétences ( en Mines-Géologie, gestion de l'environnement, gestion touristique et hôtelière.) dont les entreprises minières manquent cruellement). Bref on ne peut pas atteindre "l'Excellence" sans une refonte du système éducatif ivoirien et sans donner la priorité à la formation professionnelle et technique. Le marché de l'emploi en CI est un paradoxe. D'un coté, il y a beaucoup de jeunes chômeurs diplômés et en même temps, il y a beaucoup d'emplois de techniciens, ingénieurs, managers qui sont vacants (non pourvus)
Rédigé par: Lago Tape   le: Mercredi 7 Août 2019
Pour que "l'excellence" imprègne les jeunes ivoiriens, encore faudrait-il que ceux-ci soient mieux formés! En 2016 par exemple, l'État ivoirien a consacré près de 5 % du PIB au secteur éducatif, ce qui le place parmi les pays africains qui dépensent le plus en matière d'éducation, selon les comparaisons par pays de la Banque Africaine de Développement et de la Banque mondiale. Toutefois la faible performance des élèves ivoiriens par rapport à la moyenne africaine, a fortiori les pays émergents, est notoire. Les adolescents ivoiriens ne fréquentent pas assez l'école, avec des taux d'abandon et de redoublement élevés, et de nombreux élèves ne sachant pas encore lire et compter convenablement à la fin du primaire. Aujourd'hui, un jeune Ivoirien ne passe en moyenne que 8 ans sur les bancs de l'école, alors que les élèves des pays émergents en passent près de 14. Fait encore plus préoccupant et troublant, cet écart s'est creusé au fil du temps et la qualité de l'enseignement s'est dégradée. À la fin du cycle primaire, moins de la moitié des élèves ivoiriens possèdent les compétences requises en lecture ou en mathématiques. Seulement 63,1 % des élèves ivoiriens achèvent le cycle primaire contre 72,6 % en Afrique et 92,8 % dans les pays à revenu intermédiaire. Et ceux qui terminent le primaire, lisent et calculent moins bien que leurs camarades d'autres pays d'Afrique francophone, avec par exemple un score en mathématiques de 476 en Côte d'Ivoire, contre 594 au Burundi. Un élève du niveau CM2 du Burkina ou du Sénégal lit mieux et parle Français mieux qu'un élève Ivoirien du même niveau qui confond le Français et le "Nouchi"... Ces retards, qui s'aggravent dans le secondaire, touchent particulièrement les filles (que les enseignants Ivoiriens enceintent allègrement), les enfants vivant en milieu rural et les familles pauvres, creusant ainsi davantage les inégalités. Ces quelques statistiques illustrent l'ampleur de l'effort à fournir pour atteindre l'excellence.