Côte d'Ivoire - Libre opinion -Les Pionniers: Le Ministre d'Etat Camille Alliali
M. Bernard Koissy, Jr. - Publié le: 20-06-2019 - Mise-à-jour le: 20-06-2019 - Auteur: M. Bernard Koissy, Jr.
Côte d'Ivoire - Libre opinion -Les Pionniers: Le Ministre d'Etat Camille Alliali
 
 
Depuis la disparition du président Félix Houphouët-Boigny (FHB), les ivoiriens n'arrêtent pas de le pleurer et de le regretter amèrement, se souvenant au passage de ce qu'il leur disait constamment de son vivant: « Le vrai bonheur on ne l'apprécie que lorsqu'on l'a perdu ». Cette nostalgie, ces regrets sont dus à l'oeuvre  immense du défunt président pendant ses 33 ans de pouvoir, mais aussi à sa dimension humaine. 
 
Il ne serait pas exact de penser qu'il a accompli cela tout seul malgré son cerveau politique de premier ordre, dixit le général De Gaulle. Oui, FHB n'était pas seul. Tout au long de son parcours, il s'est appuyé sur des hommes et femmes qui partageaient tous deux traits de caractère essentiels : Fidélité et loyauté bien plus d'ailleurs que la simple compétence!
 
La mort récente de Bernard Binlin Dadié et celle de Bozoua Maurice Séri Gnoléba, deux grands serviteurs de l'état vient de me le rappeler. J'ai trouvé aussi triste que ces hommes n'aient pas reçu d'hommage véritable de leur vivant. A mon humble avis, celui rendu après leurs décès laissait à désirer ! Soixante ans après son indépendance, un grand pays comme la Côte d'Ivoire  n'a aucun dispositif protocolaire établi pour accompagner ses hérauts, et tout est laissé au bon vouloir de celui qui est assit dans le fauteuil présidentiel. 
 
La vue du Ministre d'état Léon Konan Koffi pratiquement sur son lit de mort recevant un insigne du PDCI-RDA m'a paru ubuesque ! Je me suis dit que c'était dommage et que ces pionniers méritaient mieux. Ils méritent surtout la reconnaissance avant la mort. C'est ainsi donc qu'à mon petit niveau j'ai voulu célébrer ces hommes, du reste ceux qui sont encore vivant. Je commence donc cette série par l'illustre ministre d'état Camille Alliali. 
 
Je ne sais pas si les ivoiriens réalisent ce que représente ce personnage hors du commun. Il a publié ses mémoires dont le titre est très révélateur : « Disciple d'Houphouët-Boigny ».  Mais combien d'ivoiriens l'ont lu ? Quant à moi, je me suis délecté en lisant et relisant cette véritable mine d'or !
 
Enfant puis adolescent, il sera très tôt remarqué par le grand homme, « un ami de son père » et passera toute sa carrière à son ombre. C'est d'abord les études en droit puis le diplôme d'avocat et les plaidoiries pour défendre le PDCI-RDA et ses militants. Puis en 1957 commence une expérience parlementaire à travers son élection à l'Assemblée territoriale dont il sera le deuxième vice-président. Cette assemblée deviendra constituante et enfin législative en 1958 et Camille Alliali secondera le président Philippe Yacé en tant que premier vice-président. Il contribuera de façon significative à l'élaboration de la première constitution ivoirienne. 
 
En 1959 suite à la formation du premier gouvernement, il rejoint la délégation générale de CI en France, avant de devenir le premier ambassadeur de la jeune république auprès du gouvernement du général de Gaulle. Quant on connait l'attachement de FHB pour le général, on comprend l'importance du poste et surtout la confiance du vieux pour son occupant. 
 
En 1963, il rejoint l'exécutif en étant propulsé ministre délégué aux affaires étrangères et conduira la politique étrangère de la CI érigée par le président. A ce poste il sera aussi un acteur et témoin privilégié de la création d'institutions telles Air Afrique en 1961, et l'OUA et de la BAD en 1963 et gèrera de grands évènements dont la guerre du Biafra. En 1966, le voila garde des sceaux et ministre de la justice, un poste qu'il conservera 17 années durant. Il terminera cette riche carrière ministérielle comme ministre d'état de 1983 à 1989 et jouera à ce poste presque le rôle de vice-président de la république. Comme a dit quelqu'un : « En politique, il n'y a pas de générations spontanées  » !
 
Il est très évident que le président l'aimait et l'appréciait. Cela se voit lors de leurs apparitions en public. Il y a comme une grande complicité entre les deux hommes!
Je m'arrête ici car je pourrais écrire tout un roman sur ces deux grands personnages que j'aime car étant un pur produit de l'ère houphouetienne et très nostalgique de cette période de l'histoire moderne de la Côte d'Ivoire I. Mais avant, je dis un grand merci à Monsieur Camille Alliali. Le pays tout entier vous salue, la république aussi.
 
M. Bernard Koissy, Jr.
 
Rédigé par: Cyrill   le: Vendredi 21 Juin 2019
Je penses que nous devons prendre le temps d'apprendre l'histoire de la Cote D'ivoire, pas seulement aux yeux de se qui nous sont dicte aveuglement. La vrai histoire. Nous allons trouver beaucoup de point commun. Nous aggisons avec nos emotions pas avec la logique et recherche. Nous sommes tres partisans parce d'autres pensent qu'ils sont plus ivoiriens que d'autres sans base. Nous avalons la pillule des politiciens qui ont des interets ulterieur contraire a ceux de nos propre bien vue limitee.
Rédigé par: Cyrill   le: Vendredi 21 Juin 2019
Mr Koissy, Houphouet fut un grand certes, Ce n'est pas par unanimite. Un pays pauvre comme la Cote d'ivoire, Les dirigeant politiques ont 90% des aide sociales. Nous avons tellement de pauvres. Nous devons nous concentres sure la population vulnerable qui meurt des maladies curable dont personne n'en meurt au 21ieme siecle, ils marchent des millier de kilometres pour fuire la pauvrete de leut pays meme des Ivoiriens. Si nous devons organizer des funerailles pour tour ses gens qui ont piller le pays. ouven il sont ete nomme abitrairement sans avale de la population. N'oublie pas que Houphouet fut un dictator quasi eclaireur pour gentil.... Je sais Mr. Koissy a ecrit avec des bonne intentions. Son pere fut fut depute quand on nommait les deputes(1980) Il fut aussie un de nos premiers Inspectuer des douanes. Un Homme qui etait humble, gentil et discret. Je pense que l'idee est tres elitist. Je donnes que mon avis tout en respectant l'opinion de chacun que je ne partage pas. Excusez moi des fautes d'orthographe.
Rédigé par: Lothiers Mackan   le: Vendredi 21 Juin 2019
Personne ne peut nier que Houphouët Boigny fut un grand homme.Mais il n'était qu'un homme et a pu faire ce qu'il voulait et pouvait.Il avait des avantages concurrentiels qui n'étaient pas donnés à tous, ni en Afrique ni en Côte-d'ivoire.C'étaient les rentes de son activité politique à l'école politique du colon.Ce fut à son avantage. Et cela a été la substance de sa gouvernance même si par moment il a eu des désaccords conjoncturels avec Paris. Il a aussi reconnu qu'en des occasions son peuple ne l'a pas suivi dans certains choix. C'était un homme fort qui a réussi à faire ce qui lui semblait utile à la réalisation de sa vision pour son pays.A sa mort, il n'a laissé ni un paradis ni un enfer.C'était un homme. Aujourd'hui est une autre époque historique; et on ne peut pas rêver l'idylle à perpétuité. Il faut régler les problèmes que Houphouët n'a pas trouvé opportun d'affronter à l'époque. Cela dans tous les domaines.Il faut moderniser l'Etat en le décolonisant des pratiques traditionnelles d'Houphouët. NI Bédié ni Gbagbo ni Allassane, n'ont créé aucun des conflits actuels. N'ayant pas sûrement l'autorité et l'intelligence d'Houphouet, ils les gèrent mal. Chacun à sa manière et à son avantage.Tôt ou tard il faut en sortir.On a plus besoin d'un Etat de droit que d'un héritage politique qui a fait son temps et qui a ses innombrables limites.Rêver une autre Côte-d'ivoire ce n'est cracher sur Houphouët.
Rédigé par: Adam   le: Vendredi 21 Juin 2019
Merci pour cet hommage ! Je crois savoir qu'il fut aussi , avec JEAN BAPTISTE MOCKEY , membre des cabinets ministériels que la grand HOUPHOUET occupa dans les gouvernements français.
Rédigé par: AMOATA N'Gouan   le: Jeudi 20 Juin 2019
Merci monsieur Bernard KOISSY Jr pour ce rappel.Croyez moi j'en ai les larmes aux yeux, parce que La Côte d'Ivoire est un pays sans mémoire et surtout sans propriétaire.Il faut s'en réclamer pour que les autres vous traite de tout les non.Nous aurions voulu tellement en apprendre de ces grands hommes, mais hélas.Nous allons à la mondialisation sans contribution.Nous n'avons aucun repère.
Rédigé par: E   le: Jeudi 20 Juin 2019
les Africains et les asiatiques ont ceci de commun qu' ils s'inspirent du passe pour progresser. Meme leur " modernite" se fait a l'aune de leurs traditions. Quand on n'a plus que quelques TRESORS NATIONAUX pour vous indiquer le Nord sur une boussole il faut les respecter et les cherir, parce que , TOUS, nous retrouvons en eux. Ils sont notre memoire commune. certains peuples ont se proverbe : 'L'homme n'est rien. Quand uil disparait , tout ce qui reste c'est son NOM. Ayons a conserver ces noms pour nous retrouver et aller de l'avant dans la serenite et la paix et la tolerance. On ne peut pas " coudre pour aller devant" quand pendant ce temps " la'rriere se dechire". quel vetement pourrait etre cousu dans ce cas -la ? pas celui du developement , pas celui du patriotisme et l'amour de la nation dans toute sa diversite et sa tolerance. Rien n'est fixe dans le marbre. L'Ivoirien le sait bien qui a vu son bonheur se retourner u jour. mais en apprenat les lecons des echecs on devient plus fort on apprend a faire une strategie gagante pour les lendemains. Je suggere des emissions televisees mensuelles sur des themes choisis,genre " 4 colonnes a la une ou l'Histoire en marche" pour que toute la nation puisse les entendre. ce qu'il n'avons pas dans les livres d'histoire la technologie de la television, du numerique des podcasts etc. va nous l' apporter. MERCI DE CET ARTICLE SI OPPORTUN SI GRATIFIANT !!