Côte d'Ivoire: Vers des solutions durables aux affrontements entre transporteurs à Abidjan
AIP - Publié le: 18-06-2019 - Mise-à-jour le: 18-06-2019 - Auteur: AIP
Côte d'Ivoire: Vers des solutions durables aux affrontements entre transporteurs à Abidjan
Le préfet d'Abidjan, Vincent Toh Bi, a initié, lundi, à son cabinet à Abidjan, une rencontre d'échanges entre les acteurs du transport, les maires, la police, la gendarmerie et les ministères concernés, en vue d'adresser au mieux la récurrence des affrontements entre groupes de syndicats de transport, dans le district d'Abidjan.
«On a décidé d'avoir une sorte de plateforme de discussions qui ne va pas se superposer aux plateformes déjà existantes. On est en train de faire des recherches documentaires pour savoir qu'est-ce qui permettait de gérer ces crises par le passé parce qu'on ne va pas réinventer la roue », a déclaré le préfet d'Abidjan.

Selon lui, la récurrence des affrontements sur les gares commande la prise de mesures pour garantir la quiétude et la sécurité de tous. « Il y a eu des évènements qui nous ont emmenés à prendre des mesures et celles-ci ont été confirmées pas certains maires. Et pour rendre ces décisions plus durables, il était important d'avoir un élan départemental », a-t-il indiqué.

Toh Bi a assuré que les forces de l'ordre vont continuer à assurer la sécurité de tous ceux qui sont dans les gares et aux alentours des gares. Au niveau administratif, le processus d'accréditation des syndicats va être revu. Selon lui, les maires prendront désormais des mesures coriaces pour éviter le désordre qui ne favorise personne mais qui au contraire impacte négativement la croissance et l'économie.

« Il y a aussi au niveau de l'équipement routier, des espaces qu'on appelle gare qui sont en réalité des domaines publics de l'Etat. Ces domaines doivent être identifiés pour nous permettre de mieux prendre actions sur ceux-ci parce qu'il y a des transporteurs qui s'en sont appropriés sous prétexte que cela leur appartient. Il n'y a que l'Etat qui est habileté à prélever un impôt sur un espace précis », a conclu Vincent Toh Bi.

Pour le directeur général du haut conseil du patronat des entreprises de transports routiers, Diaby Ibrahim, l'administration est en train de faire la part des choses. « Nous osons croire qu'avec tous ce que nous allons apporter comme contribution, comme démarche, réflexion, des dispositions seront prises pour que véritablement sans faire une chasse aux sorcières, toutes les parties puissent s'en tirer mais sans nuire à la sécurité de la population », a relevé M. Diaby.

Des affrontements entre des individus se réclamant de syndicats de transporteurs ont souvent cours à Abidjan pour la gestion des gares. Le dernier en date dans la commune de Koumassi, a causé le décès d'un jeune homme de 16 ans, des blessés d'une certaine gravité ont été enregistrés dans quelques formations sanitaires.

(AIP)
Rédigé par: papus   le: Mardi 18 Juin 2019
Notre probleme en CI est l'absence d'anticipation de solutions a certains maux dont pourraient souffrir la population dans un futur proche,nos dirigeants sont toujours dans la gestion des urgences. Que fait l'ETAT face a pression demograhique dans le domaine des transports de l'eau et de l'electricite dans une ville comme Abidjan? La SOTRA ne pouvant plus transporter tout ABIDJAN l'ETAT a laisse prosperer tout ce secteur dans informel.Plus grave dans un passe recent UTB a renonce a accompagner l'ETAT en raison d'un cahier de charges trop contraignant et absurde. L'ETAT volontairement ou involontairement a cree ce vide pour laisser prosperer cette pegre dans ce millieu sans lois et regles ou circule chaque annee des millliards dans lequel chacun trouverait son compte.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mardi 18 Juin 2019
Les milieux du transport ivoiriens sont gangrenés par des mafias. On a une impression très désagréable que ces mafias sont au minimum tolérées, au pire soutenues par les autorités. Pourtant les gens sont connus, et il ne serait pas difficile d'assainir la professions. La seule chose qui fait défaut, c'est la réelle volonté de le faire.
Rédigé par: Lago Tape   le: Mardi 18 Juin 2019
Quand l'anarchie est la règle: Il suffit de se rendre dans une de nos gares routières pour comprendre tout le désordre qui règne dans le milieu du transport. Les gros bras font la loi. Cachés sous le vocable "syndicats", ils extorquent de l'argent aux usagers et aux professionnels en toute impunité, sous le regard presque complice des autorités. Qui ne dit mot consent, en effet. Parler du transport urbain ivoirien, c'est ouvrir la boite de Pandore avec tous ses maux. Depuis plus d'une décennie, l'Etat ivoirien ne cesse de prendre de nouvelles mesures pour tenter d'assainir le milieu du transport. Mais à chaque fois, au lieu d'avoir l'effet escompté, ces décisions créent bon nombre de désagréments. Un contexte insalubre dans lequel pataugent colère, désagrément, anarchie, violence, conduite non règlementaire, surfacturation. .Bref, un chapelet de récriminations à l'encontre de ce secteur qui se fait toujours remarquer de manière négative. Depuis quelques années, le secteur du transport a subi une métamorphose importante au point de devenir un milieu qui échappe à tout contrôle de la part de nos Autorités en charge de sa réglementation. Et plus les années passent, plus ce secteur d'activité essentiel pour le développement de tout le pays devient une véritable "jungle" dans laquelle chauffeurs et syndicats se livrent (parfois) une guerre fratricide. Dans cette atmosphère surchauffée, une autre entité est venue se greffer. Il s'agit des ''gnambros'', ces jeunes gens qui occupent les carrefours et les gares parfois improvisées pour aider les chauffeurs à charger leurs véhicules. Passés maîtres dans l'art de la violence, les "syndicats" de transporteurs sous nos cieux jouissent d'une triste célébrité. Le transport ivoirien est miné depuis belle lurette par le phénomène des syndicats et autres chargeurs communément appelés « gnambros », qui ont pris le secteur en otage. Comme une véritable "mafia", ces personnes indésirables ont la mainmise sur tout le Transport.
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Mardi 18 Juin 2019
Les individus dont l'activité consiste à charger des passagers dans les véhicules de transport en commun appelés communément «Gnambros » feraient perdre 32 milliards de FCFA aux transporteurs par an dans le district d'Abidjan. C'est la révélation faite jeudi 21-12-2017 par Adama Touré, président de la coordination nationale des gares routières de Côte d'Ivoire (CNGR-CI), lors d'une rencontre avec la presse. « Des individus (Gnambros) se réclamant malhonnêtement le titre de syndicalistes, arrachent par an à ces pauvres conducteurs dans le district d'Abidjan, la somme de 32 milliards FCFA », a révélé ce dernier. Il faut souligner que dans leur volonté de racketter les chauffeurs des minicars, cars ou taxis, les Gnambros vont jusqu'à poignarder ceux qui s'opposent à leur diktat, devant l'impuissance de nos Autorités Ivoiriennes qui malgré les promesses , ont du mal à éradiquer le phénomène. C'est grave et totalement inadmissible!
Rédigé par: BI MICHEL   le: Mardi 18 Juin 2019
c'est triste cette cécité de la république. confondre mafia et transporteurs c'est malheureux. Voici une mafia qui pompe 40% des recettes des transporteurs et on nous parle de syndicats de transporteurs.