Gouvernance : Roch Kaboré chute de 0,21 point
Burkina24 - Publié le: 16-06-2019 - Mise-à-jour le: 17-06-2019 - Auteur: Oui KOETA
Gouvernance : Roch Kaboré chute de 0,21 point
Noté 4,91/10 en décembre 2018, le chef de l'Etat obtient pour le premier semestre de 2019 la note de 4,72/10 soit une baisse de 0,21 point. 
Les résultats du sondage d'opinion du premier trimestre de l'année indiquent que le président du Faso devra redresser la courbe à seize mois de la fin de son mandat et des prochaines échéances électorales pour convaincre ses concitoyens et donc conserver les clés de Kossyam pour encore cinq ans.
Le sondage a été fait du 1er au 10 juin auprès d'un échantillon de 3024 citoyens. Les données de l'enquête menée par le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) dans le cadre du présimètre, « plateforme impartiale de dialogue et de veille citoyenne », ont été rendues publiques le vendredi 14 juin 2019 par Issoufou Nana, membre de l'équipe technique, chargé de la réalisation du sondage.
Il est pris en compte les engagements du chef de l'Etat dans le cadre du sondage d'opinion. Il est ainsi fait référence à ses annonces dans le programme présidentiel. Dans celui-ci, Roch Kaboré s'engage à « prendre à bras le corps les questions relatives à la réforme de l'Etat, à la justice, à l'Armée, aux forces de sécurité, à nos relations de partenariat ainsi qu'à l'implication de la diaspora aux efforts de construction nationale ».
Pour le premier trimestre de l'année, sur le plan des réformes institutionnelles et de la modernisation de l'administration, les citoyens interviewés notent une « avancée significative dans le processus de décentralisation et de transfert », se disent satisfaits des « initiatives de modernisation dans le paiement des impôts » et de la tenue du procès du putsch. Il revient cependant un « pessimisme sur la remise à plat des rémunérations des agents publics de l'Etat, la non effectivité et/ou absence de visibilité des mesures de réduction du train de vie de l'Etat, la persistance de la corruption » et la primauté de la « camaraderie politique » lorsque vient le moment de nommer des citoyens à des postes de responsabilité.
Dans son programme le président Kaboré s'engage également à « consacrer beaucoup d'efforts et de ressources au système national de santé, à l'éducation, l'enseignement supérieur, la formation professionnelle, l'emploi des jeunes, la protection sociale des travailleurs et la promotion de la femme».
Les résultats indiquent que pour ce qui est de la dynamisation des secteurs porteurs pour l'économie et l'emploi, les insatisfactions des citoyens portent sur les critères d'octroi de financement, l'absence de routes ou leur mauvais état. Il a été détecté chez les personnes sondées un « sentiment général de ne pas pouvoir profiter du boom minier ». Comme éléments de satisfaction, elles font ressortir le port du Faso danfani et la facilitation de création d'entreprise formelle (représentation des chambres de commerce).
Résultat du sondage. capture d'écran.
Tous ces éléments ont valu la notation de 4,72/10. Désagrégé, c'est au niveau rural que la gestion du pays par le président Kaboré est le plus mal notée. Le chef de l'Etat écope ainsi la note de 4,67 auprès du monde rural et celle de 4,84 en milieu urbain. Cette « photographie dans le temps » relève de l'« évidence » pour David Moyenga, ancien député sous la Transition. « Nous avons atteint le seuil de compétences de ceux qui gèrent aujourd'hui l'Etat. Cela veut dire qu'ils ne peuvent pas dépasser une certaine valeur supérieure. Nous sommes dans l'épuisement », caricature-t-il. Sa conclusion à lui : « il faut autre chose ».
Zézouma Sanou du parti présidentiel MPP impute le résultat de la perception des citoyens sondés sur ce qu'il considère comme étant le « péché » du gouvernement. A savoir qu'il « ne vante pas ce qu'il fait ».  Ce militant qui dit être « sur le terrain » trouve qu'« il y a beaucoup de choses qui ont changé dans ce pays ». Cependant, relativise-t-il, « on doit être réaliste. Il y a des problèmes ».
Après la présentation des résultats du sondage, l'occasion a été donnée à Alain Siri, secrétaire permanent du PNDES de partager avec l'auditoire des réalisations faites par le gouvernement. S'attardant sur la réduction des inégalités, il a estimé qu'il s'agissait d'« une question complexe qui peut en elle-même motiver l'insatisfaction ».
Sa plaidoirie n'aura visiblement pas convaincu le public venu prendre connaissance des résultats du sondage présimetre. Les quelques récriminations faites à ce sujet ont, elles, été accueillies par des applaudissements du public. « Il ne faut pas chercher à justifier certaines situations en présentant des présidents français (une comparaison a en effet été faite dans ce sens  ndlr) où ils ont presque tout réalisé. Il faut affronter avec lucidité les difficultés que nous rencontrons et ne pas trouver des boucs émissaires », commente le porte-parole de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA).
Mais le mal serait plus profond qu'il n'y parait. « Le politicien est de plus en plus perçu comme n'étant pas une personne qui est au service des populations », concède Aziz Dabo. Pour lui, « ce qui est présenté ici, c'est la réalité des populations des villes et des campagnes ». La posture à adopter ? « Que les autorités se réveillent, relèvent la barre et que le Burkina Faso aille de l'avant ! »
Oui KOETA
Rédigé par: Ka   le: Mardi 18 Juin 2019
Bonébo : Très souvent sur les forums des sites, des internautes de mauvais foi piègent les internautes de bonne foi pour les dénigrés à mort. Je l'ai vécu sur Lebanco.net avant et après la crise de 2011: Je n'étais pas le seul, que ça soit Forestier de Lahou, Abou Touré, Acobla et autres, ont été piéger comme moi par des internautes de mauvaise foi avec des masques partisans. Mais comme tu m'interpelle sur des situations que je vie quotidiennement et vécu, je vais te donner mon point de vu en tant qu'un internaute qui a un idéal d'être aux côtés des opprimés et non un individu: Je suis contre l'impunité et l'injustice. Tout d'abords je voudrai te dire qu'en tant qu'un farouche partisan de l'alternance politique du Burkina avec sa jeunesse, j'ai participé au soulèvement populaire contre le tripatouillage de l'article 37 voulu par Blaise Compaoré et son mauvais entourage avec des mauvais conseils qui a conduit à sa chute. Quant au procès des auteurs du coup d'état a la maternelle sans l'équipe de la transition, dont Kafando et Zida ont fait un travail de titan en mettant au frais ceux qui ont tué pour le pouvoir, et surtout planté la racine de l'alternance politique voulu par le peuple en organisant des élections transparentes, et c'est normal et légitime que Kafando ne soit pas à ce procès. SORO a été sauvé par des raisons diplomatiques entre les deux pays, et qui est compréhensible pour la bonne soudure des deux nations. Quant au deux frères d'arme Sankara-Compaoré qui ont contribué ensembles pour une révolution d'espoir de sauver le pays, un a été gourmand en assassinant l'autre, et l'assassiné est devenu un martyr pour le peuple Burkinabé dont ses bonnes actions ont englouties celles de l'autre. Bonébo, quand les mauvaises actions comme les crimes gratuits du régime Compaoré débordent les bonnes actions, le choix du peuple est simple. Voilà le choix du mémorial pour le martyr, et non pour le gourmand.
Rédigé par: Bonébo   le: Lundi 17 Juin 2019
KA : Sérieusement, je souhaite que vous m'expliquiez comment l'affaire du coup d'Etat de 2015 a pu être jugée sans Zida, Kafondo et Soro Guillaume. Comme justement le nom de Soro a été retiré du procès ? Pourquoi les écoutes téléphoniques n'ont pas été expertisées et contre-expertisées vu que des vies sont en jeu et des condamnations pendent ? Je veux comprendre honnêtement. On apprend toujours Je profite pour évoquer un autre souci, monsieur Ka. Comment les gestionnaires du mémorial comptent promouvoir la mémoire de sankara (qui s'est illustré sur la scène politique du Burkina avec Compaoré) en biffant celle de Blaise !? Enfin, dans cette affaire de comparution de Compaoré Blaise et même de François Compaoré, est-il vrai que l'on attende les éléments produits par la France pour engager le procès ? Monsieur Ka, vous rendrez bcp de service et à moi et à bien d'autres, en répondant pour ce que vous en savez, aux préoccupations ci-dessus, sans polémique aucune. J'aime le Burkina et le/la Burkinabé.
Rédigé par: Quiquiriqui   le: Lundi 17 Juin 2019
On sait qui et/ou ce qu'on gagne au changement mais on ignore toujours ce qu'il adviendra de la nouveauté... Le Burkina apprend et n'a pas fini...
Rédigé par: Bonébo   le: Dimanche 16 Juin 2019
La difficile situation que vit le pays frère du BF met en lumière tout le mérite de Blaise pour avoir maintenu près de 30 ans durant, la paix, la sécurité et la stabilité du pays. Blaise hors d'état de "nuire", on aurait pensé que sankaristes et ballet citoyen auraient fait mieux, à tout le moins assurer paix, sécurité et stabilité dans le pays de sankara. Eth non et non ! Ils se préoccupent plutôt de Bassolé, restent sourds aux écoutes téléphoniques non expertisées et contre-expertisées (curieusement on n'évoque plus cette part rocambolesque imputée à Soro Guillaume dans ces écoutes téléphoniques), ils sont occupés à édifier le plus grand mémorial de tous les temps à l'honneur de sankara. Pendant ce temps, le pays brûle. On ne peut pas se targuer d'avoir chasser Blaise du pouvoir d'Etat et rester amorphe devant les attaques djihadistes. Brave ballet citoyen ! braves sankarites, le pays vous appelle !