Le Chef de l'Etat a eu un entretien avec le Président du Groupe Compagnie fruitière
Présidence - Publié le: 22-05-2019 - Mise-à-jour le: 22-05-2019 - Auteur: Présidence
Le Chef de l'Etat a eu un entretien avec le Président du Groupe Compagnie fruitière
Le Pre?sident de la Re?publique, S.E.M. Alassane OUATTARA, s'est entretenu, ce mercredi 22 mai 2019, au Palais de la Pre?sidence de la Re?publique, avec le Pre?sident du Groupe Compagnie fruitie`re, M. Robert FABRE.
Les e?changes ont porte? sur le de?veloppement des capacite?s de production fruitie`re de la Co^te d'Ivoire, notamment la banane dessert et d'autres produits.
Le Pre?sident de la Compagnie fruitie`re s'est fe?licite? de l'accroissement des exportations de la mangue et a souligne? la volonte? de son Groupe d'ouvrer au de?veloppement de ce secteur afin de contribuer a` l'ame?lioration des conditions de vie des producteurs.
Notons que le Ministre de l'Agriculture et du De?veloppement Rural, M. Mamadou Sangafowa COULIBALY, et le Directeur de Cabinet du Pre?sident de la Re?publique, M. Fide`le SARASSORO, ont pris part a` cet entretien.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Jeudi 23 Mai 2019
Et pendant ce temps, à Bonoua, la cité de l'ananas, il devient difficile d'y trouver une plantation d'ananas, puisqu'elles ont été remplacées par des lotissement ou par des plantations d'hévéas. Et je ne parle pas de la multitude d'autres vergers qui ont été détruits ou sont rendus à l'état de friches. Pourquoi ?
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Jeudi 23 Mai 2019
Actuellement, la Côte d'Ivoire et la plupart des pays africains ne disposant pas d'usines de production d'emballages, de type moderne, les opérateurs sont contraints d'importer des emballages qui reviennent très chers, plaçant souvent les produits locaux au même prix que les produits importés. En second lieu, la faible solvabilité des consommateurs oblige à réduire le coût de l'emballage par unité produite et à adapter les volumes. Un produit vendu en kilogrammes en Europe devra être conditionné au Burkina, en sachets de 100 grammes correspondant à un achat journalier du consommateur Ainsi le rapport prix emballage/prix produit devient déterminant et oblige à rechercher des voies pour minimiser le coût de l'emballage. Il y a donc un travail d'adaptation et d'innovation à entreprendre pour satisfaire cette exigence qui entrave toute progression de produits locaux sur les marchés urbains de la région. L'isolement relatif dans lequel se trouve les opérateurs économiques de nos PME, dont le rôle et l'importance pour le développement ont été pendant longtemps ignorés, voire contrecarrés, est un réel obstacle. Le taille de leurs unités de production ne leur permet souvent pas d'assumer eux-mêmes un travail de prospection, de recherche de partenaires extérieurs susceptibles de leur transférer du savoirfaire, de constituer des entreprises mixtes par exemple. Cette mise en relation d'opérateurs de différents pays est sans conteste la première priorité pour que puisse évoluer rapidement le secteur agro-alimentaire dans nos pays en voie de développement.
Rédigé par: Lago Tape   le: Jeudi 23 Mai 2019
L'absence de structures de transformation et de conservation entraîne en moyenne la perte de 15% à 30% (selon les cultures) de la production ivoirienne de fruits et légumes. D'après un rapport du Centre de promotion des investissements en Côte d'Ivoire (CEPICI) datant de 2014, il découle de cette situation un énorme manque à gagner pour le pays. En effet, la Côte d'Ivoire, qui est le leader ouest-africain de la production des fruits et légumes et qui représente 50% des exportations de produits horticoles de la région, ne transforme que 1% de sa production. Le rapport indique que cette situation pourrait être toute différente quand on sait que la combinaison des facteurs climatiques et de sa position géographique, ainsi que son appartenance à la Cédéao, un marché de 300 millions d'âmes, en font un hub naturel pour tout investisseur désireux de s'impliquer dans la transformation de ces produits. Toutefois, la transformation de nos matières premières agricoles semble toujours demeurer un voeu pieux. Le cas de la noix de cajou dont la CI est le 1er exportateur mondial est un exemple de ce qui ne marche pas. En effet, Côte d'Ivoire a une capacité de transformation de 150 000 tonnes, mais seules 44 628 tonnes, soit 6,62 % de la production, sont effectivement transformées en 2018. Malgré les efforts du gouvernement pour aller vers la transformation, le pays demeure non compétitif par rapport à l'Inde et le Vietnam, notamment parce que les coûts y sont plus élevés, de l'électricité à la main-d'ouvre ainsi que de la parafiscalité. Ces facteurs encouragent les multinationales à préférer l'exportation de noix brute vers le Vietnam notamment. Le gouvernement ivoirien doit réfléchir et surtout agir à trouver des solutions pour décanter cette situation très préjudiciable aux paysans. L'avenir de la Côte d'Ivoire, c'est la transformation industrielle de nos matières premières agricoles et non plus l'exportation en vrac.