Côte d'Ivoire : Le FAFCI a redonné de l'espoir à 200 mille femmes en sept ans
lebanco.net - Publié le: 09-05-2019 - Mise-à-jour le: 10-05-2019 - Auteur: René Tiécoura
Côte d'Ivoire : Le FAFCI a redonné de l'espoir à 200 mille femmes en sept ans
Pour porter « assistance aux femmes de Côte d'Ivoire », le président ivoirien Alassane Ouattara a créé par décret, en 2012, le Fonds d'Appui aux Femmes de Côte d'Ivoire (FAFCI). Sept ans après, la dotation du fonds, piloté par la première Dame Dominique Ouattara, est passée d'un à 12 milliards Fcfa, permettant de financer des activités génératrices de revenus pour près de 200 000 femmes.
Le FAFCI, financé par   le budget et fonctionne sur la base d'un système de crédit à titre individuel ou collectif dont les prêts varient dans l'ensemble entre 30 000 et 1 000 000 Fcfa selon que le souscripteur est une personne individuelle ou un groupement. En 2019, sa cagnotte de crédit a atteint 29 milliards Fcfa avec pour axe  prioritaire les femmes vulnérables. « Je suis très contente du FAFCI. Il nous a permis, à nous femmes, d'améliorer nos conditions de vie, de prospérer dans nos commerces et d'aider nos familles », se réjouissait au micro de poleafrique.info, Gbané Awa, le 29 septembre 2017, lors de la célébration des cinq ans d'existence du fonds.
Ce niveau de réussite, la présidente du FAFCI, Dominique Ouattara l'a évoqué à l'occasion du premier sommet régional pour l'Afrique de l'Ouest dénommé « Women Entrepreneurs Finance Initiative (We-Fi) » organisé à Abidjan en avril 2019.  « Financer l'activité d'une femme, c'est favoriser son autonomie et améliorer les conditions de vie des familles », a-t-elle expliqué avant d'ajouter : « Dans ce contexte, le soutien des Etats dans l'accélération des réformes pour le développement du secteur privé et la promotion de l'entrepreneuriat féminin, s'avère plus que nécessaire, si l'on veut parvenir à réduire significativement la pauvreté dans nos pays et dans la sous-région ».
Avec le FAFCI, il est question de financement de projets mais également de formation. « En ce qui concerne les obstacles liés à l'accès au marché, l'on note que le manque de formation constitue malheureusement pour les femmes entrepreneures une entrave à la performance de leurs activités », a en outre expliqué la présidente du FAFCI au We-Fi. Raison pour laquelle au-delà du financement des activités, les bénéficiaires sont formées aux techniques de gestion de projets et de comptabilité afin de les aider dans une optique de durabilité dans leur business. Car en réalité, il est question au bout du compte d'améliorer les conditions de vie des femmes et de leurs familles. Il faut rappeler que selon des études du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en Côte d'Ivoire «  La pauvreté touche les femmes avec un ratio de 47,4% contre 45,5% chez les hommes, le milieu rural avec 56,8% contre 35,9% pour le milieu urbain ». Et d'après la Banque mondiale, le PNUD classe la Côte d'Ivoire « 171e sur 189 pays en 2018 » en ce qui concerne  l'indice de développement humain. D'après l'indice de l'égalité des genres établi par l'Organisation des Nations Unies (Onu), le pays est aussi 171ème sur 188 pays. Face à ce constat «  Je ne peux donc qu'encourager la recherche de solutions viables, adaptées aux besoins réels de notre continent, pour soutenir les activités des femmes et faire reculer le manque de ressources financières », a déclaré la présidente du FAFCI au We-Fi.
Le Fonds d'Appui aux Femmes de Côte d'Ivoire (FAFCI) avance sur le terrain de la lutte contre la pauvreté avec ses centaines de milliers de bénéficiaires. Passé du stade de promesse de campagne électorale d'Alassane Ouattara, à celui de réalité palpable, le FAFCI, entend garder le cap et participer davantage à sortir les femmes de la pauvreté.
Le FAFCI et ses résultats depuis sept ans ont milité en faveur de Dominique Ouattara. La première Dame de Côte d'Ivoire a reçu un prix du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) le 29 mars 2019 pour  l'ensemble de ses actions pour l'autonomisation de la femme ivoirienne. Une reconnaissance internationale de cette oeuvre  grandiose conduite par la première Dame ivoirienne au bénéfice de ses soeurs .
René Tiécoura
 
Rédigé par: nguessan fousseni   le: Mardi 14 Mai 2019
Les gens qui réfléchissent bien savent que ce fonds est financé à partir des allocations du budget de l'Etat, donc du contribuable ivoirien. Que des médias prolongent la communication politique en faisant croire qu'il émane de la générosité de l'épouse du chef de l'Etat est une chose. Mais, vouloir réduire cette action d'escroquerie morale ne me semble pas non plus honnête. Depuis 1960, la Côte d'Ivoire a connu des présidents, certes généreux, mais aucun n'a créé un tel mécanisme pour lutter contre la pauvreté. Sous le Grand Houphouët-Boigny, à Yamoussoukro et dans tout les pays, il y avait des femmes pauvres, et il n'y a jamais eu quelque de pareil. Il y a eu quelque chose qu'on a baptisé N'daya, qui intervenait juste au niveau des étudiants qui avaient perdu la bourse. Je n'évoquerai pas le règne de Bédié, fait de pluies de milliards, mais dilapidés dans l'insouciance, le culte dévot de la personnalité, prolongés par l'absence de pudeur et de responsabilité de Gbagbo. Rien, sous eux ou avec eux, n'a existé. Ici, si l'on est fait d'un brin d'humanisme, l'on devrait avoir pour le couple Ouattara les plus grandes indulgences. A bientôt!
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 10 Mai 2019
"Fatou Diagne" merci. En effet, je trouve que, en matière de finance, "l'Etat", c'est une notion beaucoup trop abstraite qui laisse à penser aux gaous que c'est de l'argent qui tombe du ciel. Eh bien non, l'argent de "l'Etat", c'est LEUR ARGENT !
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Jeudi 9 Mai 2019
Tu as bien raison "Forestier de Lahou" de préciser que le FAFCI est financé par le contribuable. Certains médias ivoiriens épris de zèle veulent faire croire que c'est la générosité du couple présidentiel.et ce programme est trop souvent présenté comme une action caritative.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Jeudi 9 Mai 2019
"Fatou Diagne" pardon, j'apporterai une petite rectification : celui qui finance le FAFCI avec l'argent de sa poche, c'est le contribuable ivoirien. Voilà le genre de réalité qu'il ne faut jamais oublier.
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Jeudi 9 Mai 2019
Le fonds est doté par l'Etat d'un capital de 12 milliards. Cela est bien de le préciser. Personne d'autre que l'Etat ne finance le FAFCI avec l'argent de sa poche!