Thème de l'année 2019 de l'UA : Amon Tanoh invite à la recherche de « solutions durables sur les causes de déplacements forcés en Afrique »
Fraternité Matin - Publié le: 26-04-2019 - Mise-à-jour le: 26-04-2019 - Auteur: Salif D. CHEICKNA
Thème de l'année 2019 de l'UA : Amon Tanoh invite à la recherche de « solutions durables sur les causes de déplacements forcés en Afrique »
Procédant au lancement du thème de l'année 2019 de l'Union Africaine, le ministre des Affaires Etrangères de Côte d'Ivoire, Marcel Amon Tanoh a invité, ce jeudi 25 avril 2019, à la recherche de solutions durables sur les causes de déplacements forcés en Afrique. C'était à l'auditorium du ministère des Affaires Etrangères, à Abidjan-Plateau.
« Année des refugiés, des rapatriés et des personnes déplacées vers des solutions durables aux déplacements forcés en Afrique ». Tel est le thème de l'année 2019 de l'Ua.

Pour le Chef de la diplomatie ivoirienne, l'organisation africaine entend ainsi rappeler aux Etats leurs obligations vis-à-vis de ces personnes et les encourager à poursuivre leurs efforts en matière de protection et d'assistance en prenant en compte leurs besoins. Ce choix vise, selon S.E.M Amon Tanoh, à inviter les Etats à mener les réflexions sur les causes des déplacements forcés en vue d'y trouver des solutions durables ».

Poursuivant, il a réitéré la gratitude et la reconnaissance de l'Etat ivoirien à l'Union africaine et au Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés (Unhcr) pour leur engagement à la cause des personnes vulnérables en quête de protection.

Il faut souligner que c'est lors de la 32ème session de l'Union africaine tenue les 11 et 12 février 2019, à Addis Abeba, que les Chefs d'Etat et de gouvernement ont procédé au lancement du thème de l'année 2019 consacré aux réfugiés, aux  rapatriés et aux personnes déplacées internes.

Le ministre des Affaires Etrangères, a rappelé que la Côte d'Ivoire fidèle à sa politique légendaire d'hospitalité a dans les années 1990  offert l'asile à plus de 400.000 réfugiés libériens et 45.000 réfugiés Sierra Léonais. Et de préciser que conformément à la volonté du père de la nation, le président Félix Houphouët-Boigny « ces frères et sours en détresse ont été intégrés au sein des communautés hôtes ». Cette approche, dira-t-il, qui a été jugée plus humaniste est encouragée par toutes les institutions internationales.

En Côte d'Ivoire, a soutenu le ministre Tanoh, des réflexions sont engagées pour la prise en compte des réfugiés dans la couverture maladie universelle qui sera bientôt mis en place. Egalement, il a rappelé que pour répondre aux exigences internationales de sécurité, la Côte d'Ivoire a décidé de délivrer à tous les réfugiés de plus de 14 ans une carte d'identité de réfugié valant titre de séjour.

Pour sa part, la Représentante spéciale du  président de la Commission de l'Union Africaine (UA), Mme Joséphine Charlotte Mayuma Kala a félicité le gouvernement ivoirien pour son initiative qui démontre le leadership de la Côte d'Ivoire sur les questions qui intéressent notre continent. Et cela,  « pour n'avoir pris que deux mois pour lancer au plan local le thème adopté par le dernier Sommet des Chefs d'Etat de l'Ua et annoncé à l'Afrique toutes les dispositions prise par la Côte d'Ivoire pour mettre en ouvre le thème de l'année 2019. »

Aussi a-t-elle salué la politique de ce pays où des milliers de déplacés africains ont trouvé asile et également pour les mesures appropriées prise en leur faveur pour leur intégration locale, la protection de leur droit et toute l'assistance accordée aux intéressées à travers la Direction d'aide et assistance aux réfugiés et apatrides (Daara) du ministère des Affaires étrangères.

Mme Mayuma Kala s'est également réjouie de la signature par la Côte d'Ivoire de la convention sur l'apatridie et de la collaboration qui existe entre  l'ensemble des structures ivoiriennes et le bureau de l'Ua.

Pour elle, ce thème constitue un appel à l'action pour mieux conjuguer les efforts des uns et des autres afin d'améliorer la situation dans la mesure du possible. Poursuivant, elle a appelé les Africains à ne pas se focaliser seulement sur les vagues successives de réfugiés en direction de l'Europe. « L'exode climatique à l'intérieur du continent provoque davantage de conflits pour le contrôle de ressources naturelles. Lesquelles ne se renouvellent plus...Pour avoir négligé le défi du contrôle des naissances, nos Etats  se retrouvent confrontés à la fuite de millions d'Africains que leur terre d'origine ne peut  plus nourrir. », a-t-elle fait remarquer.

Au cours cette cérémonie, la directrice du Daara, Mme Dieket Minata a présenté le livre blanc pour l'année  des activités de sa structure. Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères a remis symboliquement les cartes biométriques de deux réfugiés.

Il faut noter que le choix du thème de l'année 2019 de l'Ua s'inscrit dans le cadre de la commémoration du 50ème anniversaire de la convention de l'Oua de 1969 régissant les aspects propres à la question des réfugiés en Afrique d'une part. Et d'autre part du 10ème anniversaire de Kampala de 2009 sur la protection et l'assistance des personnes déplacées en Afrique d'autre part.

Salif D. CHEICKNA
Rédigé par: Safiatou Laye   le: Lundi 29 Avril 2019
Est-ce qu'il y a en Côte d'Ivoire des lois ivoiriennes prioritaires sur d'autres et aussi des décisions de justice non prioritaires, quant à leur application? Si oui, quels sont les critères de sélection ? En effet, les occupants illégaux des forêts classées de l'ouest ivoirien ont été maintes fois expulsés par décision de justice, mais l'Etat Ivoirien a interdit aux préfets et aux sous-préfets de recourir aux gendarmes pour faire appliquer les décisions de justice d'expulser les occupants illégaux Burkinabès, Maliens et Baoulés des forêts classées ivoiriennes. Imaginez un seul instant que des centaines de milliers d'ivoiriens aillent envahir et occuper illégalement les forêts du Burkina et du Mali pour y couper tout le bois pour le vendre et aussi pour tuer tout le gibier, puis à planter et récolter, sans payer aucun impôt, ni aucune taxe. Pensez-vous que le Burkina et le Mali accepteront cela ? Bref, si l'Etat ivoirien veut éviter que ce conflit foncier ne dégénère en guerre civile, il faut au préalable que l'Etat Ivoirien commence d'abord par faire appliquer et respecter ses propres lois ivoiriennes, et cela doit être valable aussi pour les Burkinabès et les Maliens occupants et exploitant illégalement les forêts classées. Au Mali et au Burkina, les Maliens et les Burkinabès n'occupent pas illégalement les forêts classées de leurs pays respectifs. Pourquoi alors, autorise-t-on les Maliens et les Burkinabès à faire en CI, ce qui est interdit dans leur propre pays, à savoir d'occuper et d'exploiter illégalement les forêts classées ? L'Etat doit aussi brûler tous les champs de cacao des forêts classées et reboiser nos forêts classées en danger d'extinction. En respectant ses propres lois, l'Etat favorisera ainsi la paix et l'harmonie entre toutes les populations qui vivent en CI. La paix, c'est notre voeu le plus cher, car sans la paix il n'y aura pas d'émergence!
Rédigé par: papus   le: Vendredi 26 Avril 2019
1-Que nos politiques organisent des elections propres afin de permettre une alternance et d'eviter des guerres fraticides apres chaque resultat entrainant des exodes des populations sous d'autres cieux. 2 Que nos dirigeants utilisent nos deniers publics pour resoudre les problemes des populations pourlesquelles ils ont sollicite leurs suffrages afin de reduire la pauvrete. Tous nos politiques le savent