Symposium mines Guinée: Le Président Alpha Condé lance les travaux
Présidence - Publié le: 24-04-2019 - Mise-à-jour le: 24-04-2019 - Auteur: Présidence
Symposium mines Guinée:  Le Président Alpha Condé lance les travaux
Conakry, 24 avril 2019 - « Synergie mines et infrastructures : enjeux pour un développement intégré et durable de la Guinée », c'est le thème de la  6ème édition du Symposium Mines Guinée  qui a ouvert ses travaux ce mercredi 24 avril 2019 à Sheraton Grand Hôtel.
 
C'est le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, qui a présidé cette cérémonie qui est aujourd'hui le plus grand événement minier de l'Afrique de l'Ouest.
 
Le présent Symposium qui regroupe près de 650 délégués dont une centaine d'entreprises, a pour objectif d'échanger sur les grands enjeux du secteur des mines pour le développement de l'économie guinéenne.
 
C'est le ministère des Mines et de la Géologie qui a organisé cet événement en partenariat avec AME Trade Ltd du Royaume Uni.
 
Le président de la Chambre des mines de Guinée, Malick Ndiaye, dira que ce Symposium est l'occasion de faire connaitre davantage ce secteur et présenter les opportunités d'investissement qui s'y rattachent.
 
Le premier responsable de la Chambre des mines de Guinée a salué les progrès enregistrés dans ce domaine où selon lui, de 14 millions de tonnes de bauxite produites en 2010, la Guinée est passée à 60 millions en 2018.
 
Pour Malick Ndiaye, ces efforts sont dus aux différentes reformes mises en place par le ministère des Mines sous le leadership du Président Alpha Condé.
 
Toutefois, il a attiré l'attention des uns et des autres sur l'amélioration de la bonne gouvernance dans le secteur minier afin de booster le développement économique.
 
Au nom de leurs sociétés qui sponsorisent cet événement, le directeur général de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), le directeur général de la Société Minière de Boké (SMB) et la directrice générale  de Guinea Alumina Corporation (GAC), ont rassuré d'oeuvrer pour la mise en valeur des mines de Guinée. Ils se sont engagés aussi pour le respect du contenu local et de l'environnement ainsi que l'employabilité des jeunes.
 
Le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, qui a indiqué que pendant les 72 heures que dureront ces rencontres la Guinée sera la capitale mondiale des mines, a rappelé que les reformes engagées par le Président Alpha Condé depuis son accession à la Magistrature suprême en 2010, ont permis d'attirer plus d'investisseurs. Il a fait savoir que ce Symposium est l'occasion de présenter la Guinée à travers ses ressources minières et agricoles.
 
Pour cela, le ministre Magassouba a souhaité que cette rencontre aboutisse à la mise en place de projets concrets en faveur du développement économique du pays.
 
Dans un langage franc et direct, le Président Alpha Condé a indiqué que la vision de son gouvernement est non seulement de produire des ressources minières, mais aussi et surtout de les transformer sur place. Aussi a-t-il rappelé que pour certaines irrégularités, 800 permis d'exploitation minière ont été retirés.
 
Le Président Alpha Condé  a précisé que la politique minière guinéenne vise trois objectifs qui sont de créer les meilleures conditions pour les investisseurs, tirer profit des ressources minières et améliorer les conditions de vie des populations. Dans cette démarche, le Président de la République a indiqué que la Guinée va continuer à s'améliorer et s'inspirer de l'exemple d'autres pays comme le Botswana.
 
Toutefois, le Chef de l'Etat a signalé que malgré les efforts, il n'est pas encore satisfait et que le chemin est encore long.
 
Concernant le code minier, le président Alpha Condé a insisté sur son respect. Car, dira-il, « aucune société ne peut donner avec exactitude la quantité de nos ressources et en matière d'affaires, on peut tricher ».
 
C'est pourquoi, il a annoncé la tenue prochaine d'une rencontre avec toutes les sociétés minières afin de les obliger à respecter le code minier. Pour cela, il a invité toutes les sociétés minières qui ne sont pas en règle, de le faire avant cette date.
 
Le Chef de l'Etat a précisé qu'il n'a pas de préférence parmi les sociétés et qu'il ne peut soutenir que les entreprises qui contribuent au développement de la Guinée tout en se disant ouvert à tout investissement profitable au pays.
 
C'est par la visite des stands d'exposition des sociétés minières que le Président de la République a quitté ce symposium qui se poursuivra jusqu'au 26 avril prochain.
 
Le Bureau de Presse de la Présidence
Rédigé par: Lago Tape   le: Jeudi 25 Avril 2019
En Afrique (en général) et en Guinée "scandale géologique" selon feu le président Sékou Touré (tout particulièrement), les populations ne profitent pas du secteur minier dont les retombées sont en deça des attentes. L'exploitation minière, un secteur à problèmes en Afrique. Pour autant, ce secteur minier qui constitue le fer de lance des politiques économiques de développement de l'Afrique, n'a jamais profité au continent en termes de richesse pour sa population. Comment des pays tels que la Guinée, la RDC, l'Angola, la Guinée équatoriale,. peuvent-ils avoir un potentiel minier énorme et être classés parmi les pays les plus pauvres au monde ? La première contrainte pour nos Etats, c'est qu'ils ne sont pas assez outillés pour négocier les contrats. (La Facilite Juridique Africaine de la BAD peut ainsi aider beaucoup de nos pays à mieux négocier les contrats miniers. « Les multinationales viennent avec un cabinet international composé de mille experts en face d'un Directeur général des Mines (souvent corrompu) pour négocier un contrat. Vous imaginez qu'il y a peu de chance pour ce directeur des mines de s'en sortir avec un contrat gagnant-gagnant, pour son pays ». le tout premier défi à relever serait de voir comment nos dirigeants africains arrivent-ils à avoir des aptitudes pour négocier et équilibrer ces contrats miniers. Pour ce faire, il faudrait une harmonisation des politiques régionales (minières) de nos pays africains, ce à quoi nous invite d'ailleurs l'Union africaine à travers la vision minière africaine. Mais aussi il faut au niveau local, une approche participative. «En­courager le dialogue, écouter toutes les parties, la société civile, les communautés et dépassionner le débat.
Rédigé par: Fouss   le: Mercredi 24 Avril 2019
Un autre Bechir en preparation
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mercredi 24 Avril 2019
Voilà des gens qui devraient avoir un peu plus de considération pour les populations et pour l'environnement.