Cote d'Ivoire : Le RHDP repond à Mme Gbagbo
RHDP - Publié le: 17-04-2019 - Mise-à-jour le: 17-04-2019 - Auteur: RHDP
Cote d'Ivoire : Le RHDP repond à Mme Gbagbo
L'ancienne Première Dame Simone Ehivet Gbagbo, dans le cadre de ses activités politiques,  a séjourné récemment dans la région du Gontougo  pour accompagner un fils de la région revenu d'exil le 21 janvier 2019 dernier. Au cours du meeting qu'elle a animé dans cette partie du pays, l'ancienne Première Dame a tenu des propos qui appellent à une réaction.  
Madame Simone Gbagbo a réclamé dans un premier temps la libération des prisonniers militaires  en estimant que leur maintien en prison violerait la Loi d'amnistie. Dans un second  temps, elle a appelé à une réforme totale de la Commission Electorale Indépendante pour éviter selon elle,  que la grave crise qu'a connue la Côte d'Ivoire en 2010 ne se répète.
 
  1. De la libération des prisonniers militaires réclamée par madame Simone Gbagbo
Sur la question de la libération des militaires, il est bon de noter que l'ordonnance d'amnistie prise par le Chef de l'Etat le 6 Août 2018  dans un sens d'apaisement  pour la réconciliation nationale et qui a permis la libération et l'effacement des peines  pour 800 personnes civile dont fait partie Madame Simone Gbagbo  exclut les militaires coupables de crimes de sang.
Il est donc surprenant que Madame Simone Gbagbo considère la détention de ces militaires comme une violation de la loi d'amnistie alors que cette dernière les excluait.
Une telle déclaration peut être liée à une méconnaissance de la Loi d'amnistie et de son contenu ou être la résultante d'une mauvaise foi politique.
De plus, beaucoup d'Ivoiriens attendaient des mots de compassion  à l'endroit de l'ensemble des victimes de la crise post-électorale dont la situation semble totalement ignorée par l'ex-Première.
 
II- De la réforme totale de la Commission Electorale Indépendante (CEI)
Concernant la Commission Electorale Indépendante,  il est bon de rappeler  que, contrairement aux allégations de Madame Simone Gbagbo, la  crise post-électorale de 2010 a été la conséquence de la non acceptation des résultats  du vote des Ivoiriens par l'ancien régime et non de la mauvaise organisation des élections par la Commission électorale Indépendante.
  En effet, l'organisation des scrutins du premier et second tour des élections présidentielles  de 2010 par la Commission Electorale Indépendante a été jugée transparente et crédible par les Nations Unies, l'Union Africaine, la CEDEAO, le Représentant spécial du facilitateur et l'ensemble des observateurs  nationaux et internationaux. C'est le refus de cette donne et la transmission pacifique du pouvoir qui ont plongé la Côte d'Ivoire dans une crise post-électorale.
En 2014, avec l'appui du National Democratic Institute (NDI), un consensus avec tous les partis politiques, y compris ceux de l'opposition, a permis la mise en place de la Commission Electorale Indépendante dans sa mouture  actuelle. Cette Commission Electorale a régulièrement organisé des élections depuis lors sans que les processus électoraux ne soient remis en cause.
Fidèle à sa logique de dialogue pour la consolidation des acquis démocratiques, dans la perspective d'élections apaisées, le Chef de l'Etat a instruit le Premier Ministre à l'effet d'entamer une concertation avec les partis politiques et la Société civile pour réformer la Commission  Electorale Indépendante dans sa composition conformément aux recommandations de la Cour Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples.
Il est du devoir de tous les acteurs politiques dans le même élan que le président de la République d'ouvrer tous les jours à la préservation des acquis démocratiques et de la paix en Côte d'Ivoire en faisant  preuve de responsabilité dans les propos et dans les actes.
 
 
Le Ministre Kobenan Kouassi ADJOUMANI,
Porte-parole Principal du RHDP,
Fils du Gontougo.
 
Rédigé par: Fognon.   le: Vendredi 19 Avril 2019
@ Meadows 2019. Mon Frere...1-Produis les articles de presse, les videos et autres documents et references ou Simone Gbagbo a demande pardon a qui que ce soit. 2- Dis-nous et montre-nous combien de prisoners ont ete liberes quand elle faisait la pluie et le beau temps dans ce pays. Ils sont ou a etre vus, touches et parles avec? Les Dioula, ont-ils ete les seules victimes de leur calamite? 3-- Pourquoi c'est seulement les Dioula que tu as mentiones? Adjoumani n'est pas Dioula. Toi Tu as ete baigne dans la riviere du dedain, dans un fleuve de la haine et dans un environment xenophobique? Toi, Tu as le droit de parler; pourquoi pas la cour africaine plus integre que toi. Elle a ete ecoutee par respect et qu'est ce qui te fait savoir qu'elle sera suivie? Geeez! A+
Rédigé par: Bonébo   le: Jeudi 18 Avril 2019
Dogou, Coulibaly Gervais, Miremont, Bakayoko Youssouf sont des émanations du Fpi et du Pdci. Il est curieux que leurs partis mènent des combats en les ignorant. Ont-ils tous fauté contre !? Djamana avait-il dans ses attributions, de déchirer les documents électoraux ? Sous Bédié, Guéï et gbagbo, les institutions de l'Etat ont été représentées suffisamment dans l'organe chargé des élections. Pourquoi, l'on veut maintenat qu'elles en soient exclues !? c'est cynique. Cela dit, CEI, CNEI et autres, aucune forme ne tiendra tant que la sincérité, la confiance et le sens des responsabilités et le caractère sacré de la vérité ne nous habitent pas. Cette réalité bien comprise et acceptée, tous reconnaîtront que ce sont les électeurs qui élisent, que la CEI n'a pas pouvoir et vacation à fabriquer des élus. Bien comprise et acceptée, on conviendra que la CEI est inutilement budgétivore et que confier l'organisation des élections par le ministère de l'intérieur ferait économiser de façon notoire.
Rédigé par: Meadows2019   le: Jeudi 18 Avril 2019
Monsieur le ministre, soyons sérieux. Depuis sa sortie de prison, Mme Gbagbo ne prône que le pardon et la réconciliation en adressant à chaque prise de parole le pardon aux victimes (toutes les victimes) de la crise. À moins que vous vouliez-vous qu'elle dise les victimes dioula! Reconnaissez cette attitude de pardon et réconciliation à dame Gbagbo SVP. Comme si vous l'attendiez à un carrefour. Puis si votre CEI est si indépendante et organise très bien les élections, la Cour Africaines des Droits de l'Homme et des Peuples ne vous aurait pas demandé de la réorganiser.