En Égypte, le Parlement vote la prolongation de la présidence de Sissi jusqu'en 2030
France 24 - Publié le: 17-04-2019 - Mise-à-jour le: 17-04-2019 - Auteur: France 24
En Égypte, le Parlement vote la prolongation de la présidence de Sissi jusqu'en 2030
Le Parlement égyptien a voté mardi un amendement permettant au président Abdel Fattah al-Sissi de rester au pouvoir jusqu'en 2030. Ce vote des députés doit encore être suivi d'un référendum dans les prochains jours.
Le Parlement d'Égypte a approuvé mardi 16 avril un amendement à la Constitution permettant au président Abdel Fattah al-Sissi de rester au pouvoir jusqu'en 2030.
Abdel Fattah al-Sissi a été élu en 2014 avec 96,9 % des voix pour un mandat de quatre ans puis réélu en 2018 avec un score 97,08 %. Le nombre de mandat était jusqu'à présent limité à deux. Le nouvel article 140 permet ainsi de faire passer le deuxième mandat du président de quatre à six ans, portant ainsi son terme à 2024. Le chef de l'État pourrait en outre se représenter en 2024 à un troisième mandat de six ans.
Aucune information n'était disponible dans l'immédiat sur le nombre de voix recueillies en faveur du texte. Mais cette législature, en place depuis 2016, est majoritairement favorable au président Sissi. La presse étrangère n'a pas été autorisée à couvrir cette réunion, comme souvent lors des sessions parlementaires.
La campagne du référendum a commencé
Le vote du Parlement doit encore être suivi d'un référendum, qui devrait être organisé dans les prochains jours. La campagne pour cette consultation a déjà commencé avec de nombreuses banderoles déployées dans les rues du Caire depuis plusieurs jours.
Outre la durée du mandat présidentiel, la révision constitutionnelle, à travers d'autres amendements, doit aussi accroître le contrôle du pouvoir judiciaire par l'exécutif et institutionnaliser le rôle politique de l'armée, pilier du régime. Comptant moins d'une vingtaine de députés, la petite alliance d'opposition, le bloc "25-30", a appelé les Égyptiens a rejeter cette révision.
Chantre de la stabilité et de la lutte antiterroriste auprès des chancelleries occidentales, Abdel Fattah al-Sissi, 64 ans, est accusé par les ONG de graves violations des droits humains : torture, disparitions forcées, record d'exécutions capitales, emprisonnement d'opposants, musellement de la presse. Mais les partisans du chef de l'État au Parlement maintiennent que la révision constitutionnelle s'avère indispensable à la stabilité politique et économique du pays.
Amnesty International a déclaré mardi que les amendements adoptés allaient "élargir les procès militaires pour les civils, saper l'indépendance de la justice, renforcer l'impunité des membres des forces de l'ordre pour les violations des droits humains, et intensifier le climat de répression qui existe déjà dans le pays". Cette révision "démontre le mépris du pouvoir égyptien pour les droits de tous en Égypte" a ajouté Magdalena Mughrabi, directrice adjointe pour le Moyen-Orient de l'ONG.
Rédigé par: papus   le: Vendredi 19 Avril 2019
@ Forestier de lahou,memes les referundums en Afrique sont encore tres douteux et passent comme de simples lettres a la poste. Quand un chef d'etat africain veut se maintenir au pouvoir il utilisera tous les artifices pour que son referendum soit un plebiciste Ces revoltes des peuples sont l'expression directe de la democratie,comme se fut le cas dans la GRECE antique de SOCRATE et autres
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 19 Avril 2019
La vraie solution c'est de supprimer la limitation des mandats et de la remplacer par un dispositif permettant de virer le dirigeant instantanément à n'importe quel moment, par un processus démocratique transparent et ouvert (par exemple, un referendum). Cela inciterait à une bonne gouvernance durable.
Rédigé par: Bismark   le: Jeudi 18 Avril 2019
Non, non et non @Bi Michel. La limitation de mandats est la meilleure des solution pour l'Afrique. En effet, en Afrique, l'Etat et le Président sont confondus au point où la tendance dictatoriale est très poussée. Des Président qui font des Dons avec la caisse de l'Etat en leur nom. On entend dire, "le président o offert un chateau d'eau" et le peuple s'oblige ou est obligé de lui temoigner reconnaissance. Mais est-ce son argent? Si oui, il a droit à cette reconnaissance. Est-ce l'argent de l'Etat? dans ce cas, pourquoi lui temoigner la reconnaissance. Ici en Afrique le Président se confond avec l'Etat. Il utilise les moyens de l'Etat pour battre campagne et peut s'attirer un électorat en affamant les zones hostile et en arrosant les zone favorable. On a entendu ici une sécrétaire générale du parti rddp dire a un meeting de camapagne "si tu es candidat que tu n'es pas avec le Président, comment feras-tu pour financer les projets de développement". Et puis l'histoire recente montre que rien ne prouve que les Présidents élu à leur second ou enième mandat son aimé. Blaise compaoré, Oumar El Bechir...étaient élus à plus de 80%. Mais ils sont partis comme une du beurre dans du feu. On sait comment les élections sont organisées en Afrique. Vu cet état de fait, il faut limiter le mandat à deux. Ainsi, on aura des dictatures courtes et comme nos dirigeants ont des tendances tribalistes "par exemple le rattrapage", chaque président qui vient aura la possibilité d'apporter le développement dans sa region. Et puis en 2 ans, si tu n'as pas pu faire quelque chose et imprimer la marque du développement, ce n'est pas avec 10 mandats que tu le feras. On a des exemple en Afrique (le Cameroun). Et pourtant les pays qui ont compris la necessité de la limitation de mandat comme le Ghana avancent à grands pas. Dons arrêter de faire dans l'émotion parce que celui que vous soutenez est au pouvoir. Si c'était le contraire, tu ne soutiendrais pas de telles idées. QUE DIEU NOUS AIDE
Rédigé par: BI MICHEL   le: Jeudi 18 Avril 2019
le plus simple c'est de supprimer la limitation de mandats. Dans une démocratie qui se respecte si le peuple n'est pas d'accord il vote contre celui qui est en place et cela évite des tripatouillages dans la constitution.
Rédigé par: nas   le: Jeudi 18 Avril 2019
C parce que les égyptiens ont reçu le feu vert des occidentaux surtout de donald trump pour annoncer une bêtise de cette taille.en avant la dictature.vive la démocratie a la manière occidentale
Rédigé par: papus   le: Jeudi 18 Avril 2019
@Bismark, GORBACHEV disait que celui qui ne sait pas lire les signes du temps,tombera avec le temps. Dieu,n'a pas maudit nos dirigeants,ils sont plutot victimes de leur propre idiotie,ils oublient que c'est le peuple qui leur a donne le pouvoir et ce peuple ira arracher ce pouvoir quand ils en abuseront,comme il l'a fait a son predecesseur MOUBARAK,en ALGERIE, en Tunisie, au SOUDAN,et plus pres de chez nous au BURKINA. Le peuple est patient tout simplement,et frappera le moment opportun comme ce se fut le cas au SOUDAN avec l'augmentation du prix du PAIN pour dire que ce peuple avait faim.
Rédigé par: Bismark   le: Mercredi 17 Avril 2019
C'est tout simplement déplorable. Pourquoi, c'est sur mon continent seulement qu'on continue de voir de telles choses? Qu'avons-nous fait à Dieu pour recevoir de telles punitions? Ou bien c'est pour ça qu'il est venu à Abidjan? Soit pour prendre conseil ou faire des propositions de ce genre à ADO, à la dsemande de celui-ci. Et ça, l'Union Africaine ne voit pas pour dénoncer et dire qu'il s'agit d'un coup d'Etat contre le peuple, un peuple qu'on affame pour obtenir leur voix par des miètes qui seront distribuées lors des campagnes électorales. Ici, l'Union Africaine ne voit rien. Elle attend qu'il y ait un coup d'Etat contre le dictateur naissance pour venir condamner le coup d'Etat et suspendre les nouvelles Autorités (voire Soudan). On les comprend; c'est un groupe d'amis qui se passe les mots et qui se retrouvent pour se soutenir les uns les autres dans le mal. Avec ce type de comportant, il faut tout simplement désesprer de l'Afrique. QUE DIEU NOUS AIDE