Naufrage sur le lac Kivu : Félix Tshisekedi « très attristé » par la disparition de 150 personnes
Radio Okapi - Publié le: 17-04-2019 - Mise-à-jour le: 17-04-2019 - Auteur: Radio Okapi
Naufrage sur le lac Kivu : Félix Tshisekedi « très attristé » par la disparition de 150 personnes
Le président de la République, Félix Tshisekedi, se dit « très attristé » par la disparition de cent cinquante personnes après le naufrage d'un bateau sur le lac Kivu. Trente-trois rescapés ont été répertoriés et trois sans corps sans vie repêchés.
« Je suis très attristé par le naufrage d'une pirogue ce 15 avril dans le lac Kivu. Le bilan provisoire est de 150 disparus. J'exprime ma sincère compassion aux familles éprouvées. Je suis de près la situation afin d'identifier et sanctionner les auteurs », s'est exprimé Félix-Antoine Tshisekedi, sur le compte twitter officiel de la Présidence.
Les recherches se poursuivent sur le lac Kivu pour retrouver les passagers de la pirogue motorisée qui a fait naufrage lundi soir à hauteur de Kasunyu dans le territoire de Kalehe. Elle venait de Kituku à Goma.
Selon des sources de la force navale à Goma, le bilan reste le même ce mercredi, soit corps récupérées, et 33 passagers sauvés. L'embarcation avait à son bord plus de 150 personnes.
Des sources locales à Kalehe, indiquent être sans nouvelles d'un autre boat, trois fois plus grand que le premier, parti, lui aussi de Kituku à Goma en direction d'Idjwi et qui a connu le même sort.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 19 Avril 2019
Moi aussi, je suis très attristé. Tout le monde est très attristé. Ce nouveau président à la mine très satisfaite n'a rien de plus original et de plus convaincant à proposer ?
Rédigé par: Lago Tape   le: Vendredi 19 Avril 2019
Il est bien connu que parmi les menaces qui pèsent sur la zone maritime africaine figurent la criminalité transnationale organisée, notamment le trafic d'armes et de drogue, la piraterie et les vols à main armée en mer, le mazoutage illégal, le vol de pétrole brut le long des côtes africaines, le terrorisme maritime, la traite d'êtres humains et le transport illégal par voie maritime de demandeurs d'asile. La pêche et la surpêche illicites, non réglementées et non déclarées, ainsi que des crimes écologiques comme les naufrages délibérés, les déversements intentionnels d'hydrocarbures et l'immersion de déchets toxiques constituent également des sujets de préoccupation majeurs. Le trafic de conteneurs constitue un autre problème de taille. En effet, étant donné que, chaque jour, plus de sept millions de conteneurs de toutes dimensions sont transportés à travers le monde, les responsables des ports et des services de douane ne sont guère en mesure d'en contrôler le contenu. L'expérience récente indique que ces conteneurs sont utilisés pour toutes sortes de transport clandestin, allant de terroristes à des produits interdits. Par ailleurs, la sûreté et la sécurité maritimes se heurtent à la vulnérabilité des cadres juridiques existants, au manque ou à l'insuffisance d'aides à la navigation, ainsi qu'à l'absence d'études hydrographiques modernes, de cartes nautiques à jour et d'informations sur la sécurité maritime dans plusieurs États africains. Même là où ces lacunes n'existent pas, force est de reconnaître que, en haute mer, l'administration du domaine océanique est extrêmement difficile et que, à l'échelle régionale, l'ensemble hétéroclite de réglementations peut s'avérer d'une complexité qui n'est guère propice à leur application.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Jeudi 18 Avril 2019
"Lago Tape" il ne faut pas nous distraire avec des histoires de gilets de sauvetage. Tout ça c'est "affaire de Blancs" (j'entends ça tous les jours...)
Rédigé par: Lago Tape   le: Jeudi 18 Avril 2019
De nombreux ferrys, bateaux de pêche et autres navires, souvent vétustes ou mal entretenus, sillonnent le grand lac Kivu chaque jour, reliant ses principaux ports côtiers et ses îles. Mais les autorités sont peu regardantes sur la sécurité et les registres de passagers sont lacunaires. La navigation sur le lac Kivu, comme sur les autres grands lacs de la région, peut s'avérer aussi périlleuse qu'en haute mer lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises. Les accidents se soldent souvent par des bilans très lourds, en raison de l'absence de gilets de sauvetage à bord et du fait qu'une grande proportion de la population ne sait pas nager. Au moins 150 vies humaines de perdues (bilan provisoire) et la déclaration soi-disant "attristée" de Félix Tshisekedi, tout cela est bien peu. Aucune mesure concrète n'a été prise par Félix Tshisekedi et son gouvernement, afin que cela ne se reproduise plus. Je suis indigné par tant de laxisme et d'incompétence, parce qu'il ne s'agit pas de la vie des proches parents de Félix Tshisekedi! Que l'âme des victimes repose en paix!