Diaspora ivoirienne aux Etats-Unis : le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, encourage les Ivoiriens à entreprendre au pays
Primature - Publié le: 15-04-2019 - Mise-à-jour le: 16-04-2019 - Auteur: Primature
Diaspora ivoirienne aux Etats-Unis : le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, encourage les Ivoiriens à entreprendre au pays
Washington, DC, le 14 avril 2019 - Prenant part à la 2ème édition du Forum des Compétences de la Diaspora de Côte d'Ivoire aux Etats-Unis le samedi 13 avril 2019 à Washington, DC, le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a exhorté les Ivoiriens à investir au pays pour créer des emplois.
Le Chef du gouvernement les a invités à saisir les opportunités qui s'offre à eux en Côte d'Ivoire.
« Le secteur de l'agro-industrie et la transformation de nos matières premières sont des secteurs porteurs. Je vous exhorte à y investir et à attirer vos amis du secteur privé américain à venir entreprendre en Côte d'Ivoire », a-t-il dit.
Pour motiver ses compatriotes, Amadou Gon Coulibaly les a rassurés quant aux formalités et facilités de création d'entreprises mises en place, notamment la digitalisation.
Le Premier Ministre a rappelé le contexte socio-économique favorable pour les investissements.
Avec une forte croissance de 8% en moyenne par an, un niveau de pauvreté passé de 51% en 2011 à 46% en 2015 et un climat des affaires des plus attractifs.
 
Pour l'Ambassadeur de Côte d'Ivoire aux États-Unis, Mamadou Haidara, le Forum visait à lancer la réflexion sur la sensibilisation de la diaspora ivoirienne à la culture d'entreprise.
 
Rédigé par: Lago Tape   le: Mardi 16 Avril 2019
-SUITE- Malheureusement (selon les données de la Banque mondiale et de la Banque Africaine de Développement), plus des deux tiers des fonds de la diaspora africaine sont utilisés pour des "dépenses de survie", certes utiles pour les récipiendaires, (mais ce sont des dépenses de consommation non productives). Ce qu'il faudrait pour que les fonds de la diaspora aident au développement, c'est qu'une plus grande partie de l'argent de la diaspora soit utilisée pour l'éducation et la formation de la jeunesse ivoirienne. L'éducation est un investissement pour le futur. Il faudrait aussi qu'il y ait des mécanismes pour que l'épargne de la diaspora finance (directement) les pme ivoiriennes (qui manquent cruellement de capitaux pour être plus productives et compétitives). Et enfin, il faut que la Côte d'Ivoire utilise l'épargne de la diaspora pour financer les grands projets, au lieu de s'endetter (lourdement). Les obligations de la diaspora sont un mécanisme par lequel un pays émet des bonds(diaspora bonds) en direction de sa propre diaspora, en vue de puiser dans ses actifs dans son pays de résidence. Ces titres constituent une alternative aux emprunts sur le marché international des capitaux (dont la Côte d'Ivoire est si friande). Les obligations de la diaspora sont généralement utilisées pour financer de grands projets de développement des infrastructures. En Afrique, l'Ethiopie est pour le moment le premier pays à avoir émis des emprunts obligataires (diaspora bonds) visant sa diaspora. Plusieurs autres pays, dont le Cap-Vert, le Kenya et le Ghana, le Nigeria lui ont emboîté le pas ou envisagent de le faire. La Côte d'Ivoire via la BRVM (Bourse des Valeurs Mobilières d'Abidjan) envisage aussi d'émettre des diaspora bonds. Cela a été annoncé maintes fois. Mais au-delà des effets d'annonce, il faut maintenant des actions concretes de la part du gouvernement ivoirien.
Rédigé par: Bonébo   le: Mardi 16 Avril 2019
Dieu merci, on réalise ce que la diaspora peut apporter au développement d'un pays. C'est une manne aussi vieille que le monde. Les diasporas chinoise, européenne, nigériane et autres ont bcp apporté en argent, en expérience et en génie... tant au pays d'accueil qu'au pays d'origine. On peut même parler d'Economie de la diaspora. Dans un pays comme la CIV, les diasporas étrangères apportent beaucoup et à la CIV et à leurs pays respectifs. Mais il nous a fallu cette hystérie collective mue par l'ivoirité pour occulter cette sage réalité. Le comble est que les tenants de l'ivoirien multiséculaire vivent hors de la Côte d'Ivoire, s'échinent à obtenir un visa, ou encore ont leurs proches qui vivent loin d'eux, dans d'autres pays.. comme vivent parmi nous des populations d'origine étrangère. On ne peut condamner le fait que ces derniers transfèrent des argents à leurs proches restés au pays. C'est pareil pour nos compatriotes ivoiriens qui reçoivent également de leurs proches. Parmi eux, de très nombreux bété, wê, attié, gouro. Vive toutes les diasporas à travers le monde, et plus particulièrement ceux qui se déploient en CIV. Soyez plus heureux et épanouis en CIV, cette CIv d'Houphouet.
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Mardi 16 Avril 2019
Les pays tels que le Maroc, la Tunisie, le Rwanda ou Israël permettent en effet à leurs nationaux de la diaspora en Europe, Canada, USA de détenir des comptes en devises (Euros, $ US, $ CAN.), ce qui est bon pour le pays d'accueil de ces devises. Un tel dispositif n'existe pas encore en Côte d'Ivoire. Les ivoiriens qui vivent en Europe et aux States et qui ont des Euros et des $ US, n'ont aucun intérêt à détenir des comptes en CFA (dévaluables) d'autant plus que la plupart des banques qui opèrent en Côte d'Ivoire offrent des services médiocres aux usagers.Il n'existe aucune structure ou service d'accompagnement pour les entrepreneurs de la diaspora qui voudraient investir ou implanter leur entreprise en Côte d'Ivoire. Le CEPICI s'intéressent surtout aux investisseurs étrangers et c'est le reproche que l'on peut faire d'ailleurs au Code des Investissements ivoiriens qui comporte beaucoup d'exonérations fiscales pour les multinationales et (presque) rien comme incitations fiscales, pour les PME ivoiriennes et pour les start-ups, et rien (du tout) pour les entrepreneurs de la diaspora (qui ont réussi en France, au Maroc, en Tunisie, au Rwanda, au Burkina, au Mali, au Canada, aux Etats-Unis.) et qui veulent s'installer au pays. Peu de marchés publics avec l'Etat ivoirien, pour les PME locales et de la diaspora... C'est cela le fonds du problème et il ne sert à rien de faire des discours d'exhortation, si au fond, rien n'est prévu pour aider et accompagner le retour des ivoiriens de la diaspora. Les aides du gouvernement sont pour les multinationales étrangères dont certaines bénéficient d'exonérations fiscales depuis plus de 40 ans. alors que le gouvernement refuse de subventionner les PME ivoiriennes "futurs champions nationaux" et que les PME ivoiriennes ont très difficilement accès aux marchés publics. Il n'existe en CI aucun fonds catalytique d'appui aux créateurs nationaux (et de la diaspora) de PME et de start-ups.C'est par là qu'il faudrait commencer!
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mardi 16 Avril 2019
Si les ivoiriens de la diaspora sont partis (surtout aux USA), ce n'est pas pour retourner perdre de l'argent dans un pays de m.... ! Le grand Gon rêve éveillé, prend ses désirs pour des réalités ou se fourvoie complètement.
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 15 Avril 2019
Une chose est d'exhorter les Ivoiriens de la diaspora à investir au pays pour créer des emplois. Une autre est de mettre en place les incitatifs pour que cela se passe. En Israël, au Maroc, en Italie, en Irlande. Par exemple, il y a des programmes d'accompagnement, et des mesures de facilitation et d'allègement fiscal, pour accompagner les entrepreneurs de la diaspora qui investissent au pays. Cela n'existe pas encore en CI. (Pour l'instant, ce ne sont que de beaux discours et des voeux pieux.)! Prenons le secteur de la noix de cajou par exemple: Le taux de transformation de l'anacarde en Côte d'Ivoire est (autour) de 5%, soit 20 000 tonnes annuellement. Vous avez d'un côté les producteurs qui sont en Afrique, de l'autre côté les usines de transformation qui sont en Asie et enfin, les consommateurs qui sont en Europe et surtout en Amérique du Nord. Actuellement, il y a lieu d'envoyer l'anacarde qui est un produit de l'Afrique en Asie pour sa transformation, avant de l'envoyer en Europe en transit, vers l'Amérique du Nord qui est la plus grande consommatrice d'anacarde. Si on transformait notre anacarde sur place (au lieu de l'exporter brute et en vrac à un prix bas), cela ferait plus de valeur ajoutée, une augmentation du prix au niveau du producteur, cela créerait aussi des emplois en Côte d'Ivoire. Les PME ivoiriennes qui veulent se lancer dans la transformation de l'anacarde et du coton ne sont pas aidées. Dans d'autres pays tels que le Maroc par exemple, les PME locales reçoivent des subventions pour moderniser leurs outils de production (et/ou pour acquérir des machines à bas prix ou en hors taxe). Il n'y a aucun programme (de la sorte) en place en Côte d'Ivoire pour fabriquer localement les machines pour transformer l'anacarde. (Ces machines (peu sophistiquées) sont fabriquées en Inde, en Chine, en Thaïlande. et on pourrait concevoir des partenariats avec ces pays asiatiques pour les produire sur place en Côte d'Ivoire).