Côte d'Ivoire - Foncier et urbanisme : Les préfets et élus locaux ont reçu les études d'urbanisme
lebanco.net - Publié le: 29-03-2019 - Mise-à-jour le: 29-03-2019 - Auteur: Jérémy Junior
Côte d'Ivoire -  Foncier et  urbanisme : Les  préfets et élus locaux ont reçu les études d'urbanisme
6 ans après leur initiation, les études d'urbanisme des 32 chefs-lieux de régions et de districts de  Côte d'Ivoire sont disponibles. Leur remise officielle par le ministre ivoirien de la construction, du logement et de l'urbanisme aux préfets et élus locaux a été l'objet d'une cérémonie qui a eu pour cadre la salle de conférence du ministère des affaires étrangères, le vendredi 29 mars 2019.  
Au cours de cette cérémonie, le ministre Bruno Koné a relevé que les études ont été réalisées par trois cabinets d'urbanisme, ont coûté à l'État ivoirien 3,5 milliards F CFA et ne concerne pas le district d'Abidjan. Concernant celui-ci, le ministre a souligné « qu'à la faveur de la reprise de la coopération entre la Côte d'Ivoire et le Japon, le gouvernement ivoirien a bénéficié d'un appui technique et financier du gouvernement Japonais de plus de 2,7 milliards F CFA, pour la réalisation du Schéma Directeur d'Urbanisme du Grand Abidjan (SDUGA). Cette étude est achevée et le SDUGA a été approuvé par décret n°2016-138  du 09 mars 2016 portant approbation du Schéma Directeur d'Urbanisme du Grand Abidjan. Cet outil permet de planifier l'évolution de l'agglomération d'Abidjan jusqu'en 2030, sur un espace qui part de Jacqueville  (ouest) à Bonoua (Est) et jusqu'à Anyama et Alépé au nord ».
Au sujet du district de Yamoussoukro  « le schéma directeur de cette ville,  bien que réalisé, fait l'objet actuellement  d'un traitement complémentaire, pour prendre en compte les aspects spécifiques de cette ville, dont l'évolution, vous le savez, n'est pas et ne sera pas forcément linéaire, mais fortement tributaire de la politique de transfert de la capitale qui sera mise en ouvre par les pouvoirs publics. », a ajouté Bruno Koné.
S'adressant aux préfets et élus locaux, le ministre de la construction, du logement et de l'urbanisme a expliqué que « La mise en oeuvre de ces études est maintenant votre affaire et doit être l'affaire de tous (Administration, élus, cadres, populations, etc.). C'est pourquoi, je vous  exhorte  au strict respect des prescriptions de ces plans d'urbanisme directeur afin d'assurer un développement plus harmonieux de nos villes. En effet, une chose est de concevoir ces documents, et une autre est de les faire appliquer et respecter. Les services du MCLU joueront leur rôle mais il est primordial que les acteurs locaux jouent le leur, avec rigueur et sans état d'âme ».
Nicolas Djibo, le maire de Bouaké ( centre) a au nom des récipiendaires remercié le ministre et soutenu que ces études  leur seront d'une « utilité incontestable » et a ajouté que « si ces études n'avaient pas existé, il aurait fallu les créer ». 
Jérémy Junior  
Rédigé par: Urbain de Grand Lahou   le: Lundi 1 Avril 2019
La construction et la propriété de logements ne profitent pas seulement aux familles, mais créent des emplois pour les maçons, les charpentiers, les électriciens et d'autres métiers. Pour chaque maison construite, cinq emplois sont créés. Si l'investissement dans le logement formel en Afrique est faible en comparaison à toutes les autres régions, une approche plus stratégique au secteur du logement encouragera l'investissement privé. « Outre les avantages immédiats et manifestes que présente un logement adéquat, un secteur du logement performant amène une croissance économique susceptible de rehausser le niveau de vie, de créer des emplois et de développer le marché des biens et des services ». Si les bidonvilles voient leur population diminuer dans d'autres régions, celle des bidonvilles africains augmente. Si cette tendance se maintient, la majorité des habitants de bidonvilles se trouvera dans les villes africaines : la fourniture de logements adéquats et abordables revêt donc un caractère plus urgent que jamais auparavant.
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 1 Avril 2019
Sans besoin de faire faire des études d'urbanisme pour 3,5 milliards de CFA, nous savons tous que la Côte d'Ivoire fait face à une crise majeure du logement due à l'urbanisation galopante et à l'accroissement du nombre de personnes vivant dans des bidonvilles. Des logements de qualité adéquate sont un élément déterminant de la croissance économique et de l'intégration sociale et Nos autorités devront s'associer au secteur privé pour favoriser les investissements dans le logement en élargissant l'accès au parc existant et en améliorant la qualité de ce dernier, et permettre dans le même temps à la population ivoirienne d'obtenir plus facilement des prêts fonciers et immobiliers. Selon la Banque Mondiale, dans de nombreux pays africains, seuls les 5 % ou 10 % les plus aisés de la population ont les moyens de se procurer un logement formel de la catégorie la moins chère. En conséquence, 90 % des Africains vivent dans des logements informels, où les conditions de vie sont souvent inférieures à la norme et dont les services de base comme l'eau, l'électricité et l'assainissement sont absents. Le rapport "Stocktaking of the Housing Sector in Sub-Saharan Africa" démontre que des interventions ciblées sur le marché informel peuvent améliorer rapidement la qualité du stock de logements existant dans plusieurs pays africains. De nombreux gouvernements africains tels que la Côte d'Ivoire fournissent directement des logements pour satisfaire à la demande de populations urbaines croissantes, mais ces programmes sont extrêmement coûteux pour l'État, inaccessibles aux citadins pauvres, et n'ont pas sensiblement augmenté le nombre de logements abordables.
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Samedi 30 Mars 2019
Foncier et urbanisme: inculquons (d'abord) la propreté aux ivoiriens!C'est terrible et choquant à dire, l'Ivoirien est devenu sale! Vivement, "l'Ivoirien Nouveau" Travailleur, Propre et Discipliné ! La plupart des villes Ivoiriennes se sont érigées en chantre de l'ordure en putréfaction et des odeurs pestilentielles, témoins d'une insalubrité quasi-culturelle. Et la saleté s'épanouit allégrement: au coeur des maisons, dans les cours communes, dans les restaurants, le long des rues, aux abords des lieux de culte, etc...Il est hallucinant de voir comment les Ivoiriens vaquent avec insouciance à leurs occupations autour d'une flaque d'eau nauséabonde ou d'un tas de détritus. Certes, on retrouve des localités ivoiriennes où les populations, avec ou sans l'Etat, tentent d'assainir leur cadre de vie, mais, fondamentalement, l'insalubrité prédomine. Il est impossible de mettre de la propreté là où les citoyens ne sont pas organisés et disciplinés. Dans nos communes d'Abidjan, (Cocody, Koumassi, Abobo, Yopougon.), des habitations spontanées défient les normes les plus élémentaires de salubrité et de sécurité, sous le regard complaisant des Autorités. Dans toutes nos villes, des "maquis" spontanés sur la voie publique et la floraison des taxis communaux (woro-woro) vrombissants et polluants entretiennent une pagaille devenue routinière. La malpropreté du cadre de vie est un signal de la conduite des hommes et des femmes qui y vivent. Au-delà de la défaillance des services publics de ramassage des ordures, elle est révélatrice de l'indiscipline et de l'incivisme de nos populations. Les maires de nos communes sales n'ont pas assez de temps pour relever le défi, car eux aussi se sont volontairement embourbés dans une insalubrité politique caractérisée par la rapacité financière. Alors qu'ils perçoivent des taxes de ramassage des ordures et des patentes pour chaque commerce et chez la plupart des vendeurs de rue, nos rues et nos marchés sont sales!
Rédigé par: Diarrasse Napie   le: Samedi 30 Mars 2019
Le tout ce n'est pas de recevoir les études. Qu'est-ce que vous allez en faire ? Il faut dans nos villes et villages de Côte d'Ivoire des services efficaces de collecte des ordures, et aussi des poubelles partout dans l'espace public. A l'heure actuelle, si on veut jeter (par exemple) sa peau de banane dans la rue à Abidjan ou toute autre ville de Côte d'Ivoire, il n' y a pas de poubelle publique pour le faire ou alors c'est rare d'en trouver une. Il faut aussi des toilettes publiques propres un peu partout. (C'est un spectacle affligeant, que de voir les hommes pisser partout dans nos villes, au bord des routes et quelquefois, on voit aussi des femmes s'accroupir pour pisser au bord des routes.). C'est un spectacle désolant qu'on ne voit pas dans les autres pays émergents tels que les Emirats Arabes Unis, le Maroc, la Tunisie, en Turquie ou en Afrique du Sud ., des gens pisser dans la rue, partout en pleine ville. Les citoyens ivoiriens paient aussi des taxes de ramassage des ordures, pour des ordures qui ne sont jamais ramassées. Les commerçants paient des patentes et autres taxes municipales, mais les marchés ne sont pas lavés et nettoyés comme il faut!