Exploitation sexuelle de mineurs à Noé : 3 proxénètes mis aux arrêts et 11 jeunes nigérianes convoyées au Centre d'Accueil de Soubré
Ministere - Publié le: 22-03-2019 - Mise-à-jour le: 22-03-2019 - Auteur: Ministere
Exploitation sexuelle de mineurs à Noé :  3 proxénètes mis aux arrêts et 11 jeunes nigérianes convoyées au Centre d'Accueil de Soubré
La police ivoirienne a réussi un beau coup de filet le jeudi 14 mars 2019 à Noé.  En effet, elle a mis fin aux activités peu recommandable de trois proxénètes, un homme d'origine camerounaise et deux femmes nigérianes qui exploitaient  sexuellement  de 11 jeunes nigérianes dont l'âge est compris entre 17 et 18 ans.
Prises en charge par la police et le Ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant en collaboration avec le Comité National de Surveillance des actions de lutte contre la Traite, l'Exploitation et le Travail des Enfants (CNS), ces jeunes Nigérianes ont été transférées au Centre d'Accueil pour enfants en difficulté de Soubré, le mercredi 20 mars 2019. Elles y seront logées et prises en charge en attendant que les enquêtes en cours puissent situer leur provenance et leur famille biologique au Nigéria.  
C'est à Noé, ville frontalière de la Côte d'Ivoire avec le Ghana que ces proxénètes  avaient développé leur activité illicite. Convoyées depuis le  Nigéria, ces jeunes filles  ont été  vendues à des montants allant d'un million F CFA à 1.500.000 F CFA à des proxénètes. Après quoi, elles étaient jetées à la rue pour se prostituer en faisant des passe allant de 8.000 F CFA à 10.000 F CFA par jour  afin de rembourser cette dette.   Logées à 4 ou 5 dans des entrées-coucher en terre battue, ces pauvres jeunes filles devaient débourser pour leur loyer la somme de 2.000 F CFA par jour et 1.000 F CFA pour leur nourriture.
Cette situation est désormais un lointain souvenir puisque les fins limiers de la police ont désormais fin à leur calvaire.
M. Latmel Didier, Directeur de la protection de l'Enfant du Ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant a déploré cette situation. Bien avant, il a tenu à expliquer pour ces jeunes filles ont été convoyées au Centre d'Accueil de Soubré.  « Ce sont des jeunes filles au nombre de 11 que nous avons repéré en situation de traite et d'exploitation sexuelle à Noé où un réseau de passeurs et de proxénètes les ont fait convoyer depuis leur pays d'origine le Nigéria pour les installer à Noé à des fins d'exploitation sexuelle. (....) Dans notre action de protection, nous sommes arrivés à  démanteler ce réseau. Et en ce moment, dans les geôles de la police de Noé et d'Aboisso sont incarcéré un homme et deux femmes. Il s'agit des proxénètes qui organisaient cette exploitation. Pour protéger ces jeunes filles, nous les avons sorties de cette situation de précarité pour les envoyer au Centre d'Accueil de Soubré offert par la Première Dame», a-t-il expliqué.  
M. Amani Michel Konan, Consultant en charge de la lutte contre le Travail des Enfant au Cabinet de la Première Dame s'est félicité du démantèlement de ce réseau de proxénètes.  Il a émis le vou que tout soit mis en ouvre afin de mettre un terme à ces genres de pratique.
« Le CNS déplore cette situation. Nous devons savoir que la traite des personnes et par-dessus tout, la traite des jeunes filles est une situation qui est déplorable et condamnée par la législation ivoirienne», a-t-il souhaité.
Notons que c'est en juin 2018 que la Première Dame a inauguré le Centre d'Accueil de Soubré pour enfants en difficulté. Ce centre qui est la première réalisation d'une série de trois centres prévus à Bouaké et Ferkessédougou est un site d'accueil pour les enfants victimes d'exploitation, de traite et de travail
Rédigé par: Xiao Yifung   le: Vendredi 22 Mars 2019
Les expatriés chinois ont débarqué en masse sur le continent africain depuis le début des années 2000. Ils seraient près d'un million selon certaines sources. Et avec ces travailleurs, qui bâtissent des routes, des stades, s'échinent sur des plateformes pétrolières, sont venus des travailleuses du sexe chinoises. Ce n'est pas une surprise: le plus «vieux métier du monde» a toujours prospéré en même temps que les grands chantiers. Mais l'ampleur du phénomène peut tout de même surprendre. Il y aurait plus de 20 000 prostituées chinoises en Afrique subsaharienne.
Rédigé par: Lago Tape   le: Vendredi 22 Mars 2019
En plus d'être un drame social, la prostitution des mineures en Afrique devient un véritable problème sanitaire et une entrave au développement. Les conséquences de la prostitution infantile et des activités sexuelles prématurées (de la part des adolescentes) sont énormes sur la santé publique, le bien-être de la jeunesse et le développement de l'Afrique en général. Sur le plan éducatif, cela se traduit par l'abandon scolaire en raison de la grossesse précoce. Les grossesses des adolescentes et le VIH / SIDA touchent notamment des adolescentes en préparation pour l'enseignement supérieur. Sur le plan médical, dans le cas de la grossesse précoce par exemple, il en résulte des complications de santé y compris les incidents élevés de faible poids de naissance, les bébés nés prématurément, dont certains deviennent des déficients mentaux. Il en résulte aussi la transmission de maladies sexuellement transmissibles (MST), y compris le VIH / SIDA à la suite de rapports sexuels non protégés. Sur le plan social, la grossesse chez les adolescentes entraine un taux élevé de tentative d'avortement, le suicide et l'abus de drogues, la prolifération des bâtards avec des avenirs incertains et l'augmentation d'une population caractérisée par un taux de dépendance élevé. En ce qui concerne les infections du VIH / SIDA, les victimes sont stigmatisées ; cette pratique affaiblit la lutte contre la pandémie. Et enfin sur le plan économique, le taux de chômage des adolescents est à la hausse. Le chômage a un impact négatif sur la migration en Afrique dans le sens où ces adolescents [vivant dans des zones rurales] se déplacent vers les villes à la recherche d'emplois non-existants créant des problèmes sanitaires en particulier, ceux qui vagabondent dans les rues des grandes villes africaines mettant ainsi la pression sur les infrastructures sociales et les dépenses du gouvernement.