Coup dur pour la CPI : les Philippines de Duterte se retirent
lanouvelletribune.info - Publié le: 17-03-2019 - Mise-à-jour le: 18-03-2019 - Auteur: Florian Guénet
Coup dur pour la CPI : les Philippines de Duterte se retirent
Alors que les États-Unis viennent d'annoncer une série de sanctions à l'encontre des juges et procureurs de la Cour pénale internationale, voilà que l'institution vient d'enregistrer un nouveau revers. En effet, les Philippines ont, sous l'impulsion du président Duterte, annoncé leur retrait de la CPI, la faute à une enquête actuellement menée, portant sur les violences ayant émaillé la répression féroce du trafic de drogue.
 
 
Annoncée l'an dernier, ce retrait devient officiel en ce jour du 17 mars 2019. De fait, les Philippines deviennent le second pays de l'histoire de la CPI, créée en 2002, à quitter l'organisation, après le Burundi en 2017. Un véritable coup dur pour l'institution dont l'image devient de plus en plus fébrile aux yeux de certains états. Procédures inachevées ou procès ayant donné lieu à des acquittements et/ou menaces de la part des états visés de quitter l'instance, l'organe judiciaire semble avoir énormément de mal à imposer sa légitimité aux yeux de tous.
 
 

La répression aux Philippines, pointée du doigt

Rodrigo Duterte semble d'ailleurs l'avoir compris lui, qui a l'instar de nombreux chefs d'État, semble être relativement frileux vis-à-vis des grandes organisations de ce monde. Visé par une enquête concernant la brutale répression ayant suivi l'annonce de sa grande lutte anti-trafic de drogue, Duterte est accusé d'avoir causé la mort de milliers de personnes. Malgré ce retrait, la CPI a toutefois annoncé qu'elle continuerait à enquêter, les accords signés en 2002 stipulant que le départ d'un État membre, visé par une enquête, ne signifiait pas la clôture de celle-ci.

La CPI, inapte à "juger" Duterte

Estimant savoir mieux que quiconque ce qui est bien ou non pour son pays, Duterte a enfoncé le clou mercredi dernier, assurant que la CPI n'était compétente pour « juger sa personne ». Toutefois, la justice estime que ce dernier a ordonné la mort de milliers de personnes, usagers ou trafiquants de drogue, et ce, en toute illégalité. Les premiers chiffres officiels font état de la disparition de 5.176 personnes alors que certaines organisations assurent que ce chiffre serait 2 à 3 fois supérieur en réalité.
 
 
Sévèrement critiquée et pointée du doigt, la CPI est jugée de partiale par certains de ses membres, comme l'Afrique du Sud, le Kenya, la Gambie ou encore la Zambie. Si ces nations sont toujours membres de l'instance, la situation pourrait vite évoluer. En effet, selon certains observateurs, la CPI aurait tendance à prendre parti, comme en témoigne selon eux, la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, jugés pou crime contre l'humanité, ou encore celle de l'ancien vice-président de la RDCJean-Pierre Bemba.
 
 
 
 
 
Rédigé par: Loethiers Mackan   le: Mardi 19 Mars 2019
La CPI ne devrait même plus exister pour ce qui se passe en son sein et autour d'elle. Des procès ridicules, les grandes puissances qui menacent, refusent les enquêtes, refusent les visas aux enquêteurs. Tout cela pour couvrir leurs criminels, et garantir l'impunité à leur terrorisme d'Etat. En parler même est d'ailleurs dégoûtant.
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 18 Mars 2019
Depuis sa fondation en 2002, ce sera le deuxième pays à quitter cette juridiction internationale, après le Burundi en 2017. Le départ des Philippines est dû à l'ouverture d'une enquête préliminaire en février 2018 contre son président, Rodrigo Duterte, instigateur à partir de 2016 d'une lutte brutale (et radicale) contre le trafic de stupéfiants, qui a fait des milliers de morts. (Les dirigeants de la Cour de La Haye ont déjà indiqué que cette enquête se poursuivrait malgré tout, ses status précisant que le départ d'un Etat membre ne clôt pas les procédures le concernant). Selon les chiffres de la police, au moins 5.176 usagers ou trafiquants ont été abattus sommairement dans cette campagne de lutte contre la drogue aux Philippines. Des organisations de défense des droits de l'homme estiment que le nombre des morts exécutés de manière extra-judiciaire est en réalité au moins trois fois supérieur à celui annoncé. Rodrigo Duterte pense qu'il doit eradiquer le traffic de drogue dans son pays, quitte déjà exterminer tous les tr
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 18 Mars 2019
Depuis sa fondation en 2002, ce sera le deuxième pays à quitter cette juridiction internationale, après le Burundi en 2017. Le départ des Philippines est dû à l'ouverture d'une enquête préliminaire en février 2018 contre son président, Rodrigo Duterte, instigateur à partir de 2016 d'une lutte brutale (et radicale) contre le trafic de stupéfiants, qui a fait des milliers de morts. (Les dirigeants de la Cour de La Haye ont déjà indiqué que cette enquête se poursuivrait malgré tout, ses status précisant que le départ d'un Etat membre ne clôt pas les procédures le concernant). Selon les chiffres de la police, au moins 5.176 usagers ou trafiquants ont été abattus sommairement dans cette campagne de lutte contre la drogue aux Philippines. Des organisations de défense des droits de l'homme estiment que le nombre des morts exécutés de manière extra-judiciaire est en réalité au moins trois fois supérieur à celui annoncé. Rodrigo Duterte pense qu'il doit eradiquer le traffic de drogue dans son pays, quitte déjà exterminer tous les tr
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Dimanche 17 Mars 2019
On comprend facilement pourquoi le pays du monsieur se retire. Mais c'est un peut tard, puisque "Malgré ce retrait, la CPI a toutefois annoncé qu'elle continuerait à enquêter, les accords signés en 2002 stipulant que le départ d'un État membre, visé par une enquête, ne signifiait pas la clôture de celle-ci". Cela étant, les enquêtes de la CPI ne sont pas si "dangereuses" que ça, puisque Ggagbo et Blé Goudé ont fini par être acquittés, malgré tout le mal qu'ils ont fait et que les gens informés qui ont vécu la période concernée en CI savent parfaitement, sauf les juges de la CPI (et sa lamentable procureure) !