Seize diplomates honorés en couronnement du succès de la diplomatie ivoirienne
AIP - Publié le: 19-02-2019 - Mise-à-jour le: 19-02-2019 - Auteur: AIP
Seize diplomates honorés en couronnement du succès de la diplomatie ivoirienne
 Le ministre des Affaires étrangères, Marcel Amon-Tanoh a élevé, lundi, 16 ambassadeurs à la dignité de l'Ordre national de la République en reconnaissance de leurs mérites et qualités professionnelles et humaines, leur première distinction depuis 2015, après les succès enregistrés par la diplomatie ivoirienne ces dernières années.

Ambassadeur de la Côte d'Ivoire au Ghana, Bernard Ehui Koutoua a été fait Commandeur pour la richesse et la variété de son expérience et 15 autres, dont une dame, l'ambassadrice de la Côte d'Ivoire au Nigéria, Mme Koné épouse Touré Maman, Officiers de l'Ordre national de la République.

« A travers votre distinction, le président de la République entend honorer tous les diplomates pour le succès de la diplomatie ivoirienne », avec notamment l'élection de la Côte d'Ivoire à la présidence du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) du 1er au 31 décembre 2018, les a félicités le ministre Amon-Tanoh après la remise de leurs insignes, à l'auditorium du ministère.

Cette reconnaissance de leurs « mérites et qualités professionnelles et humaines » fait des récipiendaires « des références, des exemples et des modèles (....) pour inculquer et inspirer aux jeunes les valeurs du diplomate nouveau selon la vision du président de la République pour l'avènement d'un Ivoirien nouveau », a affirmé le chef de la diplomatie ivoirienne.

Aussi, les a-t-il exhortés à être dignes de leurs insignes et à mériter de la confiance du chef de l'Etat en étant à la hauteur du prestige de leur statut pour le rayonnement de la Côte d'Ivoire dont ils doivent porter haut la voix.

Au nom des récipiendaires, l'ambassadeur Voho Sahi a traduit leur reconnaissance au président Alassane Ouattara et au ministre Amon-Tanoh pour cet acte « de portée historique » pour eux-mêmes et qui constitue un honneur pour leurs familles, saluant les « résultats éloquents » enregistrés par Amon-Tanoh depuis sa nomination en novembre 2016, dont le bilan est marqué par la nomination de 44 nouveaux ambassadeurs avec un aréopage de jeunes diplomates.

« Pour le prestige de la Côte d'Ivoire, nous prenons l'engagement d'être dignes de cette distinction en honorant nos insignes », a-t-il promis.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mercredi 20 Février 2019
Autosatisfaction, autocélébration, cérémonies inutiles et dispendieuses et congratulations à outrance : voilà la Côte d'Ivoire en marche !
Rédigé par: Ivoiro-usa   le: Mardi 19 Février 2019
Après 6ans d'absence les États-Unis de Donald Trump arrive à ABIDJAN avec un ambassadeur plein (pas un conseiller ni un consulat ) pour voir si tout est géré,calé ou bâclé par nos phagocyteur libéraux.
Rédigé par: Diarrasse Napie   le: Mardi 19 Février 2019
Bref, nos diplomates ivoiriens continuent (presque) à fonctionner comme si l'internet et les réseaux sociaux n'existaient pas. Une entreprise privée qui n'aurait pas pris en compte à ce point les changements imposés par le numérique serait probablement morte. Au lieu de s'en inquiéter, le ministère des Affaires Etrangères de Côte d'Ivoire continue à s'enorgueillir du nombre de ses consulats et ambassades dans le monde . Toujours et encore une logique de présence et de drapeau, purement quantitative, qui se préoccupe peu de son impact réel et de son audience, donc. de son influence. Car oui il ne suffit pas d'avoir une Ambassade et un Consulat : il faut aussi avoir des spectateurs et des visiteurs et pouvoir influencer et faire rayonner encore plus la Côte d'Ivoire. Or, en raison de cette volonté de maintenir une diplomatie universelle, si chère à nos ambassadeurs et autres diplomates ivoiriens, le ministère des Affaires Etrangères ne se pose jamais ces (vraies) questions d'efficience, de la diplomatie ivoirienne. De quel succès est-il donc question ?
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Mardi 19 Février 2019
Il suffit de regarder les sites internet de nos différentes ambassades dans le monde pour se rendre compte en effet, que la diplomatie ivoirienne (encore désuète) n'est pas encore rentrée dans l'ère du numérique.
Rédigé par: Lago Tape   le: Mardi 19 Février 2019
Comment mesure-t-on le succès de la diplomatie ivoirienne ? Est-ce que la CI attire plus d'investisseurs en provenance de tous ces pays où la Côte d'Ivoire a des ambassades ? « Le pape, combien de divisions », demandait Staline au Vatican en 1935. Et si 85 ans plus tard, la formule était "numérisée" ? Dans un monde où plus de 3 milliards d'Hommes ont accès à l'internet, la puissance d'un Etat se mesure également en « divisions numériques », c'est-à-dire à son influence sur le web et, en particulier, sur les réseaux sociaux. Ignorer ou minimiser l'impact du web sur les relations internationales serait une grave erreur car, à côté de notre monde réel physique, un monde virtuel s'est construit depuis une dizaine d'années. Ce monde virtuel pèse chaque jour un peu plus sur la marche du monde, tant dans les domaines politique, économique, linguistique, culturel, éducatif que sécuritaire voire militaire. Pour ne pas utiliser le terme anglais de « softpower » développé par le professeur américain Joseph Nye, de la John Hopkins University (SAIS: School of Advanced International Studies), les diplomates ivoiriens se sont-ils mis à l'heure de la diplomatie d'influence? Comment donc les diplomates ivoiriens peuvent-ils développer le softpower ivoirien dans le monde en 2019? Alors que la population de Facebook équivaut maintenant à celle de la Chine et que son chiffre d'affaires 2015 dépasse le PIB d'environ 70 pays, il serait paradoxal que les diplomates ivoiriens soient "ignorants" de la révolution numérique et ne s'intéressent que marginalement à ce phénomène. L'influence de Google, Amazon, Facebook, Twitter sur les sur les affaires du monde -qui dépasse largement celle de nombreux « petits pays » tels que la Côte d'Ivoire- devrait amener les diplomates ivoiriens à réfléchir les relations que doit entretenir notre pays avec ces quasi « nations numériques ». Malheureusement, ce n'est pas encore le cas!