Quand Wade déshonore la vieillesse
le pays - Publié le: 15-02-2019 - Mise-à-jour le: 15-02-2019 - Auteur: Dabadi ZOUMBARA
Quand Wade déshonore la vieillesse
L'ex-président sénégalais, Abdoulaye Wade, persiste et signe. En effet, alors que la campagne bat son plein, Gorgui a appelé à empêcher le déroulement du scrutin, en brûlant le matériel électoral. Une posture à la fois surprenante et gravissime et qui fait couler beaucoup d'encre et de salive au Sénégal, y compris au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS), son propre parti. En appelant à la violence électorale, Wade père est allé trop loin. Certes, tout n'est  pas parfait sur le processus électoral au Sénégal mais de là à vouloir mettre le pays sens dessus-dessous, l'on peut légitimement se demander si Wade n'est pas en train de perdre le Nord.  L'erreur est humaine, dit-on. Mais la persistance dans l'erreur est diabolique. Gorgui a-t-il besoin d'une séance d'exorcisme ? En tous les cas, il ne rend pas service à son pays avec une telle posture guerrière. Heureusement que nous sommes au Sénégal. Car sous d'autres cieux, il serait déjà derrière les barreaux. Et si les autorités sénégalaises ne l'ont pas encore jeté en prison, c'est certainement parce qu'elles ont compris le piège de ce sénile qui veut jouer au martyr. En Afrique, on a coutume de dire que la vieillesse est synonyme de sagesse. Mais Wade, par ses frasques, déshonore le troisième âge. Cela est d'autant plus vrai que son attitude montre a quel point il manque de sagesse. A 92 ans, cet ancien
chef d'Etat devait se contenter de jouir d'une retraite paisible, loin des brouhahas politiques comme le fait son prédécesseur, Abdou Diouf. D'ailleurs, ne dit-on pas qu'une des plus rares qualités de l'esprit est de savoir s'ennuyer ? En tout cas, on peut parier que l'appel de Gorgui à la violence ne sera pas entendu par la majorité des Sénégalais qui, heureusement, savent faire la part des choses. A preuve, l'idée divise même ses propres partisans.
Le comportement d'Abdoulaye Wade n'est digne ni d'un ancien chef d'Etat, ni d'un homme qui se dit attaché à  la démocratie
En vérité, tout ce ramdam n'a qu'un seul objectif : contrarier Macky Sall qu'il accuse à tort ou à raison d'avoir écarté son fils de la course à la présentielle. Or, Wade ne doit s'en prendre qu'à lui-même. Car s'il n'avait pas bombardé son fils Karim Wade ministre du Ciel et de la Terre, ce dernier n'aurait pas connu tous ces ennuis judiciaires et  été forcé à l'exil. S'il avait eu la sagesse de tenir sa progéniture loin des affaires d'Etat, le pouvoir de Macky n'aurait pas fait passer Karim Wade sous les fourches caudines de la Justice.  Il doit même s'estimer heureux d'autant que son fils chéri bénéficie d'une certaine manière, d'une liberté pour avoir été gracié par l'homme qu'il traite de tous les noms d'oiseaux. Son rejeton n'est certainement pas blanc comme neige dans les accusations à son encontre mais si Macky Sall avait la rancune tenace comme lui, Karim serait toujours au cachot. Plus grave encore, il est quelque part à la base du naufrage de son parti en tenant que ce soit son fils et personne d'autre, qui soit le candidat désigné de son parti, à la présente élection présidentielle. On connaît la suite. Wade père doit se ressaisir. Et comme il l'avait si bien signifié à Mouammar Kadhafi pour l'encourager à
quitter le pouvoir, plus tôt il arrêtera ses pitreries, mieux cela vaudra. Son comportement n'est digne ni  d'un ancien chef d'Etat, ni d'un homme qui se dit attaché à  la démocratie. Du reste, avec une telle attitude, quelle leçon veut-il donner à la génération présente et future ? Faut-il le souligner, le Sénégal a longtemps été cité comme un modèle en matière de démocratie et
Wade ne devrait pas ternir cette réputation. Certes, les dirigeants africains ont la fâcheuse manie d'user de moyens peu recommandables pour biaiser le jeu électoral, mais de là à vouloir jeter le bébé avec l'eau du bain, c'est y aller fort. A trop tirer sur la corde, on finit par la casser. Wade doit revoir sa copie, parce qu'il est en train de brader l'héritage de son parti. A cause de ses lubies, le PDS  a pris un sérieux coup. Les dissensions internes consécutives à la désignation sinon à l'imposition de son fils comme candidat du parti, ont fait voler en éclats la cohésion au sein de son parti.
Dabadi ZOUMBARA
 
Rédigé par: Fognon.   le: Samedi 16 Février 2019
Le plus ils vieillissent et se Sentent dans les archives, le plus its sortent des saletes pour attirer attention sur eux-memes. Decidement, on remark que ya plus de sage pour nous enseigner le bon sense. A+
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 15 Février 2019
La place d'un vieillard sénile comme lui est dans un hôpital psychiatrique ou en prison. Les propos qu'il a tenus constituent largement un motif légitime d'incarcération.
Rédigé par: Lago Tape   le: Vendredi 15 Février 2019
Depuis son retour au Sénégal la semaine dernière, l'ex-président Abdoulaye Wade ne mâche pas ses mots envers le pouvoir en place, celui de Macky Sall. Tout en dénonçant l'invalidation de la candidature de son fils Karim et de celle de l'ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, tous deux du fait de condamnation judiciaire les empêchant de disposer totalement de leurs droits civiques, il a donné l'impression de souhaiter un boycott de l'élection présidentielle, avant de préciser par ses propos qu'il enjoignait à ses partisans de s'attaquer aux bureaux de vote et même de brûler leurs bulletins de vote. « Nous nous attaquerons aux bureaux de vote pour qu'il n'y ait pas d'élections », a-t-il déclaré devant plusieurs journalistes. De quoi susciter bien des commentaires. Pour Walf Quotidien, « Wade est inflexible » et organise un « sabotage de la présidentielle ». Pour Rewmi, le président est « toujours dans une dynamique de rébellion ». Vox Populi, quant à lui, voit en Wade un « maître en pyromanie ».
Rédigé par: Diène Gasso   le: Vendredi 15 Février 2019
Ce vieux fou...il faut l'enfermer rèk!...