Le mauvais état des routes fait perdre 1,5 milliard d'euros par an à la Côte d'Ivoire
AFP - Publié le: 10-02-2019 - Mise-à-jour le: 10-02-2019 - Auteur: AFP
Le mauvais état des routes fait perdre 1,5 milliard d'euros par an à la Côte d'Ivoire
L'économie de la Côte d'Ivoire, en pleine croissance, perd 1,5 milliard d'euros par an à cause du mauvais état des routes, a déploré, mardi 5 février, un haut responsable du secteur. « Le cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial, les produits vivriers, les noix de cajou, ne sont pas totalement évacués à cause des routes impraticables, surtout en saison pluvieuse », a expliqué Pierre Demba, directeur général de l'Agence de gestion des routes (Ageroute), qui chiffre à « 1 000 milliards de francs CFA [1,5 milliard d'euros] le manque à gagner pour l'économie nationale chaque année ».
 
Pour remédier à cette situation, le gouvernement ivoirien affirme avoir investi plus de 1 100 milliards de francs CFA depuis 2011 dans la construction et la réhabilitation de près de 600 km de routes et la construction d'infrastructures, comme le troisième pont d'Abidjan. Le réseau routier ivoirien, l'un des plus importants en Afrique de l'Ouest, compte 15 000 km de routes, dont 6 500 km bitumés, avec une moyenne d'âge de 30 ans, certains tronçons étant dans « un état de dégradation très avancée ».
Dans les cinq prochaines années, la Côte d'Ivoire va également investir près de 3 000 milliards de francs CFA dans le développement des infrastructures. Les investissements annoncés concernent notamment le quatrième pont d'Abidjan, qui va relier la commune populaire de Yopougon au quartier d'affaires du Plateau. Ce projet a déjà bénéficié d'un financement de 155 milliards de francs CFA de la Banque africaine de développement. Les travaux de construction de l'autoroute reliant Abidjan à Ouagadougou (Burkina Faso), sur une distance de 1 100 km, font également partie de ces investissements. Abidjan doit compléter 330 km d'autoroute sur les 650 appartenant à la partie ivoirienne.
 
La croissance économique ivoirienne, de 7 % par an en moyenne depuis 2011, est tirée par les grands travaux. Mais cette politique est stigmatisée par une partie de la population, pour qui la croissance est insuffisamment partagée. En témoigne le slogan « On ne mange pas les routes ou les ponts », en vogue dans le pays. Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a promis lors de son allocution de nouvel an un grand effort social, avec un programme de 727,5 milliards de francs CFA sur deux ans.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mardi 12 Février 2019
"Lago Tape" il faut bine constater une chose : une route bitumée construite sous ADO, en pleine brousse ou même dans le district d'Abidjan, a une durée de vie de quelques mois. A la première pluie, le bitume s'effrite et les nids de poule (qui sont en fait des nids d'autruche) apparaissent. Il convient de rechercher et d'analyser les causes de ce phénomène et d'y remédier (en fait je crois que tout le monde les connaît mais que personne ne veut agir tellement il y a d'intérêts occultes et conflictuels...)
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 11 Février 2019
Les routes et les chaussées (construites sous le président FHB) ont une durée de vie. Elles ne sont pas éternelles. Les infrastructures routières sont soumises à un vieillissement naturel induit sous l'effet des sollicitations externes telles que le trafic et le climat. La maintenance et l'entretien des infrastructures routières représentent un enjeu économique considérable, particulièrement dans le contexte où les budgets alloués à ces actions sont de plus en plus restreints par l'Etat de CI. Il s'agit donc de maintenir ce patrimoine dans un état garantissant qu'il assure ses fonctions avec un niveau de sécurité admissible pour l'usager. Pour un gestionnaire de réseau routier, la connaissance de la durée de vie des structures de chaussées (initiale et résiduelle au cours du temps) est un élément clé pour définir la programmation et la budgétisation de ses dépenses. Les objectifs : - Mieux comprendre les mécanismes d'endommagement des chaussées - Développer des méthodes de qualification de l'état et de la durée de vie résiduelle des chaussées - Intégrer les modes de comportement et de dégradation. - Optimiser la planification et le dimensionnement des travaux d'entretien.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Lundi 11 Février 2019
La mauvaise qualité des routes (doux euphémisme) est le frein le plus brutal au développement du tourisme. Pour mémoire, 1,5 milliard d'euros de perte, c'est plus de 980 milliards de FCFA par an ! Et il y a tout lieu de penser que ce chiffre est largement sous-évalué. IL faut donc investir très lourdement et rapidement, et pas seulement dans des ponts et des ronds points dans Abidjan, mais dans les grands axes à l'intérieur du pays, et pour ne pas investir en pure perte, il faut contrôler de très près la qualité des travaux et sélectionner les sous-traitants avec la plus grande rigueur plutôt que de donner les marchés à des copains incompétents et grands détourneurs de fonds pour qui deux cm de goudron le jour de l'inauguration tiennent lieu de revêtement "durable". Entre 4 et 6 heures pour parcourir San Pedro-Sassandra (75 km), c'est inacceptable et indigne d'un pays qui se respecte !!!