Côte d'Ivoire : Balle à terre
fratmat.info - Publié le: 01-02-2019 - Mise-à-jour le: 01-02-2019 - Auteur: Venance Konan
Côte d'Ivoire : Balle à terre
1999. Nous étions à un an de l'élection présidentielle. Les principaux leaders politiques qui animaient la vie politique étaient Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. Bédié faisait face à la coalition formée par Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. Les passions étaient alors à leur paroxysme. Les injures fusaient de part et d'autre. Des journaux avaient été créés spécialement pour insulter l'adversaire, ou plutôt l'ennemi. Le débat politique était réduit uniquement à cela : insulter, démontrer que l'adversaire n'est pas ivoirien, qu'il est un malhonnête qui a détourné des deniers publics, répliquer aux insultes en descendant chaque jour un peu plus bas dans la poubelle. On jeta des journalistes, ainsi que des hommes et femmes politiques en prison. A la veille de l'an 2000, ce grand tournant dans l'histoire de l'humanité, l'atmosphère était totalement pourrie en Côte d'Ivoire. Et tout cela se conclut le 24 décembre de l'année 1999 par un coup d'Etat presqu'annoncé. Après dix mois d'une gestion chaotique et sanglante du pays par une junte militaire, le parti de Laurent Gbagbo dribbla tout le monde et s'accapara le pouvoir pendant dix longues années toutes aussi chaotiques et marquées par le sang. C'est lorsque Bédié et Ouattara se réconcilièrent qu'ils vinrent à bout du régime de Gbagbo. Et pendant sept courtes années, le pays connut la paix et la croissance économique.
2019. Vingt ans plus tard. Les mêmes acteurs politiques que sont Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo sont toujours à la tête de leurs troupes. Même si Laurent Gbagbo est encore en prison à la Haye au moment où nous écrivons ces lignes, son ombre a toujours plané sur la vie politique ivoirienne, et sa libération, tout comme son retour dans l'arène politique ivoirienne ne sont plus à exclure. Bédié et Ouattara se sont brouillés, et le premier tente de se rapprocher de Laurent Gbagbo. Et comme en 1999, les passions sont à nouveau à leur paroxysme, les insultes fusent de partout. Les réseaux sociaux ont remplacé les journaux, même si ces derniers ne sont pas en reste. On déshabille l'adversaire qui est devenu un ennemi sur la place publique, on lui jette de la boue, on pose à nouveau la question de la nationalité de tel ou de tel, etc. Un député est actuellement en prison. La suite ? Croisons les doigts pour que les choses ne s'achèvent pas comme en 1999.
Il n'y a vraiment pas de quoi être fier d'être Ivoirien en ce moment. Lorsque l'offre politique se réduit à des injures envers l'adversaire et à son dénigrement systématique, sans aucune proposition de projet ou de programme alternatif, il y a de quoi désespérer d'une telle  vacuité intellectuelle. Que tous les hommes et femmes qui ont encore de l'autorité morale dans ce pays invitent les uns et les autres à mettre balle à terre. Parce que nous courons à la catastrophe. Même si l'histoire ne se répète pas toujours exactement de la même façon, on ne peut pas semer actuellement de la haine, des injures, de la division, et espérer récolter la paix au temps de la moisson. Aujourd'hui, grâce aux réseaux sociaux, n'importe qui peut s'autoriser à insulter les chefs. Quelle fierté leurs militants peuvent-ils en tirer ? Quelle sera notre gloire lorsque nos chefs seront tous nus, couverts de boue dans les rues ? Dépêchons-nous de refermer cette boîte de Pandore que l'on vient imprudemment d'ouvrir et comportons-nous en citoyens civilisés. Notre pays ne mérite vraiment pas un tel débat aussi puant qui donne à penser que nous n'avons ni mémoire, ni même de l'intelligence. Parce que ce que nous avions vécu après le coup d'Etat de 1999 aurait dû nous assagir un peu. Non, nous n'avons tiré aucune leçon de cette tragédie qui s'est étendue sur une bonne dizaine d'années et qui avait failli emporter notre pays. Aurions-nous donc oublié le pays coupé en deux, les familles séparées, les milliers de morts, les blessés, les vies brisées, les biens détruits, le pays fracturé, l'immense retard pris sur le chemin du développement ?
Il ne s'agit plus de savoir qui a commencé, mais de ne plus répondre. Chacun trouvera les arguments pour démontrer que c'est l'autre qui a commencé, ce qui l'oblige à répondre. Il est bon de savoir que ne pas répondre à une injure n'est pas du tout un signe de faiblesse, mais au contraire la preuve d'une force de caractère et d'une grandeur d'âme. Si l'une des parties se tait maintenant et que l'autre continue, on saura tous qui ne veut pas de la paix dans ce pays, et à force de s'égosiller toute seule, elle finira par se ridiculiser et à se taire.
Venance Konan
Rédigé par: Soualiho Kouassi   le: Samedi 2 Février 2019
Je vous soutiens totalement. L'offre politique ivoirienne actuelle est nulle. Il semble que ces aînés ne pensent qu'à eux seuls jusqu'à leur mort. C'est pitoyable pour une génération qui a tout reçu de la nation. Ils sont incapables de penser et d'agir pour le meilleur du peuple ivoirien. La jeunesse doit comprendre et s'engager à ne pas les suivre dans leur plan. Elle doit chercher et trouver une offre politique alternative si nous voulons que notre pays soit au rendez-vous du développement socialement durable dans les meilleurs délais.
Rédigé par: LE GRAND ZAPATA   le: Samedi 2 Février 2019
UNE VIELLE CLASSE POLITIQUE IVOIRIENNE IRRESPONSBLE : Nous avons pratiquement les mêmes acteurs politiques qui sont aux affaires depuis 1990 pendant que LE PÈRE DE LA NATION LE PRÉSIDENT FÉLIX HOUPHOUET BOIGNY était encore vivant. Donc, environ 30 ANS que nous assistons constamment aux innombrables palabres dans la course au pouvoir avec surtout son corolaire de milliers de morts, pas moins de 200.000 IVOIRIENS ET ÉTRANGERS. Ça suffit comme cela car TROP C'EST TROP, et ayons le courage de dire que LE TRIO BÉDIÉ-GBAGBO-OUATTARA est maléfique et diabolique ! C'est que NUL N'EST IMMORTEL et donc irremplaçable et indispensable. Au final, on retiendra que LE TRIO BÉDIÉ-GBAGBO-OUATTARA n'a apporté que TRISTESSE ET DÉSOLATION dans la vie de millions d'ivoiriens qui sont profondément divisés entre PRO-CECI et PRO-CELA au lieu de parler ensembles et à l'unisson « CÔTE D'IVOIRE » dans l'amour. Dans la perpétuelle propagation de la haine et l'exclusion, quel héritage voulons-nous laisser à LA NOUVELLE GÉNÉRATION ?! Pas de doute LE TRIO BÉDIÉ-GBAGBO-OUATTARA sera encore au rendez-vous D'OCTOBRE 2020 par tous les moyens, accusant l'autre de vouloir complètement détruire notre pays. NON et NON, le moment est enfin venu pour LE VAILLANT PEUPLE IVOIRIEN de prendre toutes ses responsabilités historiques pour élire « UN PRÉSIDENT ISSU DE LA NOUVELLE GÉNÉRATION » qui aura pour lourde tache de réconcilier tous les ivoiriens afin que nous regardons ensembles dans la même direction main dans la main pour UNE CÔTE D'IVOIRE NOUVELLE sans distinction aucune de région, d'ethnie et religion surtout. PAIX ! PAIX !! PAIX !!! PAIX !!!! .. L'ALASSANISTE-SOROÏSTE, LE GRAND ZAPATA !!!!
Rédigé par: Fognon.   le: Samedi 2 Février 2019
@ Ivoiro-Usa. Les detourneurs de deniers publiques... Tu en sais quoi ? Absolument rien que les ordures que les medias t'apportent. Tu fais le perroquet, reprenant avec brio et sans honte ni verification de t'a part ce que ton leader a dit sans toutefois te dire qu'il perdu son poste de ministre pour avoir surfacture et detourne les deniers de l'etat et de son paisible peuple.Il est la, vivanvivanvivanvivat et ne peut pas nier ces propos car nous sommes temoins. Demande a ton pere ou d'autres gens de sa generation. Tu ne sais pas xa parce que tu etais une goute de sperme quand xa se passait. Il devrait etre le dernier a vouloir tenir un tel language car derriere lui ya un fardeau. Ses ambitions a lui, qu'il les mette en route avec magnanimite discipline et surtout avec le savoir s'exprimer. Es-tu, toi ivoiro-usa un fils adulterin? Les gens n'ont plus peur de parler. Il faut les respecter et ne pas toucher a leur dignite. A+
Rédigé par: Koffi Maurice   le: Vendredi 1 Février 2019
Pourquoi d'autres offres ne se signalent pas? Elles nous laissent subir les outrages d'acteurs qui veulent forcement un match retour dont nous seront encore la chair à canons. Monsieur Mamadou Koulibaly, Monsieur Gnamien Konan, Monsieur Mabri Touakeuse, Monsieur Billion, Monsieur Tanoh, qu'attendez-vous pour prendre vos responsabilités vis à vis de la CI qui vous a tout donné? Mutualisez vos moyens, associez-vous, trouvez nous une offre politique non idéologique pour assurer une transition vers un nouveau monde, moins cupide, moins corrompu, moins veule et faux. Nous rêvons d'un monde éthique, sans tricherie, sans violence, républicain, respectueux de l'intérêt général. OUI vous le pouvez, OUI nous le pouvons avec vous.
Rédigé par: Cheikh   le: Vendredi 1 Février 2019
Bravo et soutien! Surtout éviter à tout prix que ce soit à chaque génération son conflit!
Rédigé par: Ivoiro-usa   le: Vendredi 1 Février 2019
L'HISTOIRE risque de se répète encore. Bedie sais très bien ce qu'il fait en insultant l'adversaire. On dit souvent que la meilleure défense est la meilleure offense. Je pense que le président Bedie est déjà en avance .regardez comment il à saboter le congrès du RASSEMBLEMENT HONTEUX DES DÉTOURNEURS DES DENIERS PUBLIQUE (RHDP ) Avec ce score de 1a 0 pas de balle à terre. La Côte d'Ivoire viens d'avoir une vraie opposition et merci au président Bedie. ABIDJAN TREMBLE.