Vuvuzela avec le nom Houphouët-Boigny: Que reste-t-il de Yamoussoukro, son village, du lycée scientifique, des grandes écoles, de la Fondation, de « la maison du Parti », de tout ce que Houphouët-Boigny a laissé ?
Frat mat - Publié le: 11-10-2018 - Mise-à-jour le: 11-10-2018 - Auteur: Venance Konan
Vuvuzela avec le nom Houphouët-Boigny: Que reste-t-il de Yamoussoukro, son village, du lycée scientifique, des grandes écoles, de la Fondation, de « la maison du Parti », de tout ce que Houphouët-Boigny a laissé ?
Quelle est l'ambition légitime d'un parti politique ? C'est d'accéder au pouvoir et l'exercer. Et celle d'un homme d'Etat ? C'est d'entrer dans l'histoire. Et l'Histoire, on y entre parfois lorsque l'on s'y attend le moins ; bien d'autres fois, cela se fait à contre-courant de l'Histoire elle-même.
Prenons le cas de Nelson Mandela. Lorsqu'il menait la lutte armée contre le régime de l'apartheid dans son pays, il aurait pu entrer ainsi dans l'Histoire. Mais il fut arrêté et emprisonné à vie. Ses bourreaux croyaient le jeter ainsi dans les oubliettes de l'Histoire. Or, c'est justement ainsi qu'il obtint sa place dans l'Histoire, non seulement de son pays, mais aussi celle du monde entier.

Place qu'il renforça en quittant le pouvoir après l'avoir exercé durant un seul mandat. Que se serait-il passé s'il avait accepté de faire un second mandat comme les lois de son pays l'y autorisaient ? Personne ne peut le dire. Peut-être le pire, peut-être le meilleur. Mais en se retirant volontairement du pouvoir, il est devenu de son vivant une icône, un demi-dieu vénéré de la terre tout entière.

Que dire de cet autre homme politique africain qui est, lui aussi, entré dans l'Histoire de son pays et qui semble vouloir à tout prix en sortir pour être mis aux oubliettes ?

Lorsqu'il dirigeait son pays, il fut accusé d'avoir divisé son peuple en créant un concept qui établissait la discrimination entre les citoyens pour l'accès à certains postes. Il consacra le plus clair de son énergie à poursuivre un de ses adversaires politiques à qui il dénia tout droit de porter la nationalité de son pays. Finalement, il fut balayé par un coup d'État et contraint à l'exil. Il n'y eut pas grand monde pour le regretter.

Au contraire, l'on crut qu'il était tombé dans les basses fosses de l'Histoire. Mais dix ans plus tard, il se réconcilia avec son principal adversaire qu'il avait poursuivi de ses foudres et à qui il avait retiré la nationalité, s'allia à lui et contribua à le faire élire à la magistrature suprême. Le monde entier le plaça sur un piédestal, lui donna le titre de « sage d'Afrique » et lui ouvrit toutes grandes les portes de l'Histoire. Son nouvel allié ne manqua pas de lui témoigner toute sa reconnaissance, en lui donnant tous les honneurs, et en le consultant sur toute décision importante concernant le pays.

Est-ce bien sage, à ce stade d'une vie, de chercher à revenir au pouvoir, surtout que le poids des années commence à se faire sentir et que le pays que l'on a dirigé il y a vingt ans a changé ?

Tonton, pour tout le respect que nous avons pour vous, et dans l'intérêt de votre pays, ne cherchez plus à revenir au pouvoir. Choisissez, parmi tous vos suiveurs, celui qui présente le plus de qualités pour diriger le pays et soutenez-le de toutes vos forces. C'est la seule façon pour vous de conserver votre place dans l'Histoire et d'être utile à votre pays. Mieux, rencontrez votre ancien allié, celui qui vous appelait « mon aîné », mettez à plat vos divergences en ayant à l'esprit l'intérêt de notre pays, et, nous en sommes tous certains, vous arriverez à nouer, sous les auspices du père fondateur Félix Houphouët-Boigny, une nouvelle alliance pour faire avancer notre pays.

Tonton, le jour où vous annoncerez votre candidature, une bonne partie de vos militants vous abandonneront. Parce que, s'ils vous soutiennent contre votre adversaire à qui ils reprochent beaucoup de choses, ils ne souhaitent pas pour autant vous voir revenir au pouvoir à 86 ans. Beaucoup autour de vous sont en train de mouiller le maillot dans l'espoir que vous les désignerez comme le candidat de votre parti. Ils avaleront difficilement de savoir que tout ce combat, vous ne l'aurez mené que pour vous-même. De plus, je puis vous assurer que personne dans la communauté internationale ne vous soutiendra. Or, ce genre de soutien compte dans nos élections, quoi que l'on en pense. Et puis, si dans ce pays où tous les impossibles deviennent possibles, vous accédez au pouvoir, croyez-vous que vous pourrez l'exercer ? Vous le croyez vraiment ?

Pour terminer, rappelons aux uns et aux autres que cette année, le 7 décembre plus précisément, marque le vingt-cinquième anniversaire de la mort d'Houphouët-Boigny, celui dont on se dispute l'héritage. C'est dans moins de deux mois. N'est-ce pas honteux que ceux qui se proclament ses héritiers soient en train de se battre comme des chiffonniers, au risque de plonger encore son pays dans la tourmente ?

Que reste-t-il de Yamoussoukro, son village, du lycée scientifique, des grandes écoles, de la Fondation, de « la maison du Parti », de tout ce que Houphouët-Boigny a laissé ? Que l'on s'appelle Pdci (parti fondé par Houphouët-Boigny) ou Rhdp (parti dont le nom fait référence à Houphouët-Boigny), le meilleur hommage que l'on puisse lui rendre est de se présenter, unis, devant sa tombe le 7 décembre. Si l'on n'en est pas capable, que l'on laisse le père de notre nation reposer en paix et que plus personne ne s'avise d'utiliser son nom pour satisfaire sa seule ambition.

Venance Konan
Rédigé par: Hay Kouliba   le: Vendredi 12 Octobre 2018
Très bel article, bien pensé par VK qui a fait une bonne lecture . J'ai fait la même analyse, mais tous ceux qui, au PDCI gravitent autour du Président du parti n'ont pas encore ou ne veulent pas réaliser que le combat du Président est une lutte " pro domo" c'est-à-dire pour lui-même . Quand en 2020, ceux-ci entendront le Président se porter candidat, alors en ce moment là, ces cadres du PDCI déchanteront. Mais, n ce moment là , il sera trop tard et le reveil risque d'être douloureux pour ces personnes. Aujourd'hui, tous les partisans dits fidèles du PDCI , font une lecture au premier degré de la vie de leur parti; or, une lecture au second degré aurait permis de contrer cette derive dans laquelle le PDCI s'est engouffré avec sa sortie du RHDP.
Rédigé par: Loethiers Mackan   le: Vendredi 12 Octobre 2018
Un grand journal et un grand D.P professionnel dans cette phase cruciale, auraient saisi un institut de sondage d'opinion pour avertir et alerter non seulement la conscience nationale mais aussi et surtout les principaux intéressés sur la base de données statistiques précises et vérifiables . Mais choisissant de procéder comme il le fait, Venance Konan ne s'écarte pas des thèses de son employeur. C'est de la manipulation;ça c'est Frat-Mat.Comme font tous ces cadres dissidents du PDCI qui ne savent que brandir le risque de guerre que pourrait engendrer une rupture définitive entre le PDCI et le RDR. Un magistrat devrait les convoquer pour en savoir plus. Mais ça c'est la justice ivoirienne.
Rédigé par: mekoua   le: Vendredi 12 Octobre 2018
arrête Venance où est passé ta plume objective? de principe ? alors n'écrit plus va croiser BEDIE et demande lui s'il veut être encore PRESIDENT et tu auras sa réponse. il n'a pas été le seul à être exfiltré de la côte d'ivoire? ton mentor le sait
Rédigé par: Konaté Bakayoko   le: Vendredi 12 Octobre 2018
On peut ne pas aimer Bedié, c'est peut etre legitime. Mais raconter ces genres de betises, ce n'est serieux. le combat actuel de Bedié est un combat de principes pour lequel tout ivoirien intelligent et libre devait en etre fier. Dans leur reconciliation, Mr Alassane a reconnu son implication directe ou indirecte dans la coup d'état de 99. Les deux se sont accordé le pardon et se sont fait des promesses pour la gestion du pouvoir. Si vers la fin des deux mandats du RDR, marqués essentiellement de politique de RATTRAPAGE, Mr Alassane décide de noyer le PDCI. Sincerement, vous voulez que Mr Bedié saute de joie et parte embrasser celui qui a trahi sa confiance. Vous serez les memes à raconter pour son ventre il a vendu fait disparaitre le PDCI. L'instrument politique du père de la nation, c'est le PDCI-RDA. Bedié n'a pas de Budget pour s'occuper de Yamoussokro. Ceux qui ont promis le transfert effecif de la capitale sont là.
Rédigé par: Gboklo Koffi   le: Jeudi 11 Octobre 2018
Comme le disais feu Jean Konan Banny(Paix à son âme), le "Tonton" a déjà cassé un premier canari de bandji...A 86 ans,il veut relever le défi de transporter,un deuxième canari de bandji!...,dans un pays dont la structure démographique a profondément changé!...souhaitons lui de ne pas trébucher...car cette fois,il n'y aura pas d'exfiltration par l'armée française !....
Rédigé par: Vérité   le: Jeudi 11 Octobre 2018
Des motards par centaines, sans aucun document administratif pour la moto, sans permis et sans casque ! Distribution de voitures à des responsables religieux, à des chefs de gangs de jeunes, à des présidentes de femmes ! Il a mis, 100, 200, 500 ou plus de 600 millions de francs, pas grave ! Une fois élu, qui lui dira de rendre des comptes ? !!! Ah si, bien sûr ! Oui, quand le pouvoir changera de main, alors les comptes seront demandés ! Nous attendons ! Salut et à samedi aux bureaux de vote ! Je compte chi... dans le bulletin de vote mais est ce qu'il pourra passer avec dans l'orifice de la boite ? Question FRAR comme on disait !!!!!! Salut ! Vérité
Rédigé par: Vérité   le: Jeudi 11 Octobre 2018
Parlons de ces élections municipales et régionales ! Grave ce que qu'on constate ! Aucune maturité politique, aucune maturité citoyenne ! les candidats, pour la majorité, des ignares qui veulent accéder à un pouvoir pour s'enrichir et avoir des honneurs non mérités ! Les citoyens, surtout les jeunes, des cervelles vides de respect de soi, de vision d'avenir ! ces jeunes, à qui ces "nouveaux " ou 'anciens riches déjà élus, dont les 7 ans passés n'ont quasiment rien montré d'exceptionnel pour un rebelote ", dis-je, ces jeunes, pour 5, 10, voir 100 mille francs, sont prêts à danser, chanter, et crier fort pour le vote d'un candidat, qu'ils ne verront plus pendant tout le mandat électif ! Je suis voisin d'un QG de candidat, et la musique bat son plein de 9h à minuit ! On danse, au lieu d'avoir des discussions sur les sujets des préoccupations d'existence et de bien être ! La politique dans notre pays est à l'image des "déclarations de certains candidats ou supporteurs haut placés de candidat ", et vous voulez parler d'émergence avec ces comportements ?!! Les blancs rigolent, les blancs attendent tranquillement qu'on finisse de danser !!! Les blancs savent, depuis les périodes de l'esclavage, que les dirigeants africains seront toujours "la main séculaire" qui leur permettra de se servir !!!! Les blancs savent que nous manquons de sérieux, d'esprit d'intérêt de groupe, d'esprit de recherche (se contentant d'être des consommateurs !), d'esprit de technologie et de science ! Les blancs savent que nous sommes prêts à vendre et nos biens, et les biens de tous les citoyens ivoiriens, pourvu que les comptes bancaires de nos dECIDEURS soient bien garnies. Demain, peut-être, peut-être vraiment peut-être, une nouvelle jeunesse pourrait, je dis bien pourrait, peut-être pourrait s'affranchir de privilèges inutiles et saura faire partager le minimum qui restera. Pour samedi, on a distribué de l'argent, des thee-shirt, des képis, du carburant pour des milliers de motards sans permis
Rédigé par: KANA7   le: Jeudi 11 Octobre 2018
@ Venance Konan A qui est adressé ce pamphlet? Cela ne te permettra pas forcement de te maintenir à ton poste de DG de Fratmat qui pourrit sous ton pied! Quel roquet doublé de girouette!!
Rédigé par: Lago Tape   le: Jeudi 11 Octobre 2018
Les grandes écoles du complexe INP FHB sont en train d'être réhabilitées et modernisées via le contrat C2D