En Côte d'Ivoire, le Cardinal Jean Pierre Kutwa demande pardon aux fidèles choqués par l'intervention d'un candidat au cours de la messe
la-croix.com - Publié le: 09-10-2018 - Mise-à-jour le: 09-10-2018 - Auteur: Guy Aimé Eblotié
En Côte d'Ivoire, le Cardinal Jean Pierre Kutwa demande pardon aux fidèles choqués par l'intervention d'un candidat au cours de la messe

Au cours de la messe de rentrée pastorale, le cardinal Jean Pierre Kutwa, archevêque d'Abidjan a demandé pardon pour le scandale suscitée par l'intervention d'un candidat à l'élection municipale pendant la messe à la paroisse saint Marc d'Abobo Akéikoi, le dimanche 30 septembre.

Samedi 6 octobre au cours de la messe de rentrée pastorale qu'il a présidée à la cathédrale Saint Paul du Plateau (Abidjan), le cardinal Jean-Pierre Kutwa s'est excusé auprès des fidèles pour le scandale provoqué par l'intervention du candidat Hamed Bakayoko, pendant la célébration eucharistique du dimanche 30 septembre à la paroisse Saint Marc d'Abobo Akéikoi.
« Beaucoup parmi vous ont été secoués par ce qui s'est passé à la paroisse saint Marc d'Abobo Akéikoi, a rappelé le cardinal. Nous nous excusons auprès de vous. Le prêtre est venu faire amende honorable et à vous les chrétiens, je vous demande de lui pardonner. »

Indignation

A l'occasion de la campagne pour les élections locales du 13 octobre en Côte d'Ivoire, Hamed Bakayoko, candidat à la mairie d'Abobo, une commune populaire d'Abidjan, a visité des paroisses catholiques de la commune.
Reçu à la messe dimanche 30 septembre à la paroisse Saint Marc d'Abobo Akéikoi, le candidat du parti présidentiel avait eu droit à un quart d'heure de discours à l'ambon pour remercier le curé de la paroisse, parler de dialogue interreligieux, et annoncer des dons de plusieurs millions de francs CFA.
La vidéo du discours d'Hamed Bakayoko à la paroisse St Marc, largement relayée sur les réseaux sociaux, avait créé la polémique chez les catholiques ivoiriens. De nombreux fidèles s'étaient dit « indignés » que la campagne électorale s'installe dans des paroisses. « Les évêques ne doivent pas permettre ces choses-là. Ce n'est pas normal, les gens vont battre campagne dans nos églises, c'est triste », déplorait ainsi Ngouandi sur Youtube. « Les mots me manquent, c'est la honte », avait renchérit Carole Djakobie sur le même média social.
 

Erreur de jeunesse

Aux yeux du cardinal Kutwa, l'intervention de Hamed Bakayoko au cours de cette messe est à mettre sur le compte d'une erreur de jeunesse commise par le curé de la paroisse. « Dites-vous que le prêtre a été surpris parce que c'est un nouveau curé. Cela ne se reproduira plus jamais dans notre Église, a assuré l'archevêque d'Abidjan. J'ai tiré les oreilles de mon jeune confrère et lui ai fait savoir qu'on ne donne jamais la parole à une autorité au cours de la messe surtout en ces temps de campagne électorale. »
 
Expliquant les circonstances de cette intervention, l'archevêque d'Abidjan a précisé qu'avant de recevoir le candidat à la messe, le jeune curé avait demandé conseil auprès de sa hiérarchie. « Le secrétariat de l'archevêché lui a fait comprendre qu'il n'était pas question qu'un ministre prenne la parole pendant la messe, a expliqué le cardinal. Mais à la fin de la messe, le protocole du ministre a demandé juste une minute pour dire merci au curé de l'avoir accepter dans l'église et cette minute s'est transformé en tribune. »
Guy Aimé Eblotié (à Abidjan)
Rédigé par: Lago Tape   le: Jeudi 11 Octobre 2018
Si le Cardinal fait des excuses publiques, c'est dire qu'il n'approuve pas (du tout) ce qui s'est passé et que ce n'est certainement pas l'Eglise qui a autorisé cela. Le Catholicisme ni l'Islam n'est religion d'Etat en CI. Mais son Eminence, le Cardinal, doit aller plus loin et refuser que l'Eglise Catholique reçoive des dons de l'Etat et des politiciens ivoiriens. Pendant qu'on y est, ce n'est pas du tout le rôle de l'Etat d'envoyer les croyants Ivoiriens à la Mecque, à Jérusalem, Rome ou à Lourdes tous frais payés. Aller en pèlerinage vers un lieu saint relève (en principe) de la vie privée. L'état en utilisant l'argent public pour financer ces voyages agit dans un but clientéliste, en vue d'acheter des consciences qui lui seront redevables. Cela n'est pas acceptable dans une période où il y a d'autres urgences. C'est une manoeuvre politique sordide et pernicieuse, une violation de la laïcité. La religion du citoyen relève de sa vie privée, ainsi que son pèlerinage vers un lieu saint. Sur cette lancée, posons nous ouvertement la question: que fera l'Etat si les harristes, les adeptes du christianisme céleste, les pentecôtistes, les assemblées de Dieu, les zoroastriens, les bahaïs, les adeptes de la scientologie et autres raëliens demandaient aujourd'hui le même traitement pour leurs pèlerinages ? Il ne faut pas commencer ce qu'on ne peut pas terminer et L'Etat devrait se concentrer sur les besoins les plus urgents de notre pays. Il faudrait arrêter aussi pendant qu'on y est, avec ces distributions de sucre, de lait et de sacs de riz dans nos mosquées pendant le carême musulman et cela, avec l'argent de l'Etat. On retrouve souvent ces denrées en vente sur les marchés. Ceux qui disent d'arrêter ne sont pas contre la religion. On nous répond souvent que c'est Houphouët-Boigny qui avait initié ce genre de pratiques. Nous disons ici que nous ne sommes pas obligés de continuer.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mardi 9 Octobre 2018
Voilà comment les candidats respectent les populations. C'est un avertissement pour les gens d'Abobo.
Rédigé par: Bismark   le: Mardi 9 Octobre 2018
Vous accusez un jeune prête dans le but de couvrir HAMBAK. Sinon Monseigneur, Hambak NE FAIT TOUJOURS PAS SA MESSE A ABOBO AKEIKOI. Qu'est-il allé chercher là bas? Pourquoi vouloir prendre la parole? Que serait-il arrivé à ce jeune prêtre s'il avait réfusé l'entrée de HAMBAK dans sa paroisse, lui le Ministre des Militaire, militaire à prédominance Nordistes rattrapage oblige? Avait-il vraiment grand choix eu égard à l'atmosphère de terreur imposée par le RHDP? Arrestation de candidat, candidats prisonnier en sursis? c'est de HAMBAK lui-même. ALORS, IL FAUT COURAGEUSEMENT CONDAMNER HAMBAK POUR SES AGISSEMENT lui qui a été pendant longtemps Ministre de l'Intérieur et qui de cette position devait être en mesure de connaître les principes regissement les association religieuse. Le jeune prêtre certainement conscient du raccourci qui sera fait entre son refus de ceder à HAMBAK et son opposition à HAMBAK a preféré choisir la voix qui semble à son avantage. ON A APPRIS QU'UN AUTRE CANDIDAT -adjoumani-BATTAIT CAMPAGNE DANS LES ECOLES. En réalité, il s'agit d'une nouvelle race de dirigeants qui n'ont aucun respect pour le droit et ce qui est droit.RHDP dit être majoritaire; mais à les voir battre campagne et distribuer des liasses de billets, on a l'impression qu'il ne sont pas aussi rassuré qu'ils le clament et que leurs journaux le disent. ILS ONT MEME RECOURS AU JOURNAL GOUVERNEMENTAL qui doit servir l'intérêt de tous pour leur campagne. C'est degoutant. QUE DIEU NOUS AIDE POUR QUE CE GROUPE DE RATTRAPEURS HORS LA LOI LIBERE VITE LE PLANCHER EN 2020. VIVE L'ALLIANCE PDCI FPI PIT MFA... en fait la vraie branche de ces parti, pas les unifiés.
Rédigé par: papus   le: Mardi 9 Octobre 2018
Emminence,ce cure a tout simplement faute, il ne s'agit pas d'une erreur de jeunesse depuis le petit seminaire le droit canonique enseigne la separation de l'eglise du pouvoir politique alors d'ou vient cette confusion du pretre? On reproche aujourdhui beaucoup de choses anos jeunes pretes notanment leur avide au pouvoir de l'argent