Bouaké : les marchés sont en rupture de viandes de boeufs
lebanco.net - Publié le: 12-06-2018 - Mise-à-jour le: 12-06-2018 - Auteur: Ouana Lagnon
Bouaké : les marchés sont en rupture de viandes de boeufs
Les étals des vendeurs de viandes de boeufs sont restés quasiment vides ce lundi 11 juin 2018 sur l'ensemble des marchés de la ville de Bouaké. Et pour cause, une grève des agents vétérinaires inspecteurs de viandes animales et des pharmaciens vétérinaires et des fonctionnaires du ministère des ressources animales et halieutique qui a démarré ce jour-ci sur l'ensemble du territoire national.
Le corolaire de cette grève n'a été autre que d'entraîner une rupture quasi-totale de la viande de boufs sur les marchés de capitale de région de Gbêkê.
Les marchés de Dar Es Salam, de Koko, du centre-ville et la boucherie du marché central sont restés sans produits bovins. Les quelques rares étals où il y avait de la viande étaient ceux des vendeurs dont la viandes de la veille n'avait pu être vendue.
Au niveau de l'abattoir municipal, sis au quartier Dar Es Salam, aucun abattage n'a été enregistré dans la matinée.
''Aucun boeuf o n'a été abattu aujourd'hui à Bouaké parce que les vétérinaires n'ont pas répondu présents pour le contrôle'', a révélé un usager de l'abattoir.
''Nous avons décidé de ne pas tuer de boufs aujourd'hui à Bouaké parce que nous avons reçu une lettre de la part des vétérinaires dans laquelle ils nous expliquent qu'ils seront en grève à compter d'aujourd'hui et ce jusqu'au 13 juin », a expliqué le secrétaire général du Syndicat des bouchers de Bouaké, Kassoum Traoré.
Pour lui, il serait judicieux de ne pas prendre de risque en abattant de boufs n'ayant subi aucun contrôle de la part des agents contrôleurs, notamment, des vétérinaire, de peur de proposer de la viande peut-être contaminée aux populations.
''En l'absence de vétérinaires pour les différents contrôles et inspections nous ne pouvons pas prendre de risque en approvisionnant le marché, c'est ce qui explique cette rupture'', a-t-il indiqué
Les grévistes réclameraient la signature du ''décret instituant des primes d'incitation et des indemnités spécifiques de risques, de sujétion, de participation à la judicature et de logements ainsi que la prise d'un décret officialisant l'uniforme des halieutes''.
Dans une note circulaire signée par son président Blaise Ta Bi, le Collectif des fonctionnaires et agents du ministère des ressources animales et halieutiques (Cofamirah) revendique cette grève de 72 heures (11 au 13 juin 2018) dans les 20 directions régionales du ministère des ressources animales et halieutiques que compte le pays.
 
Ouana Lagnon
 
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Mercredi 13 Juin 2018
Quel bordel! Maintenant qu' Adjoumani n'est plus le "haut-parleur" du "micro" au PDCI-RDA, surement qu'il dispose maintenant du temps qu'il faut pour s'occuper de son ministère des ressources animales et halieutiques ...
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mardi 12 Juin 2018
... cela malgré les dénégations affichées il y a quelques jours !