Côte d'Ivoire /Katiola/Violences faites aux fonctionnaires : des syndicats d'agents de l'État observent un arrêt de travail de 72 heures
lebanco.net - Publié le: 07-12-2017 - Mise-à-jour le: 07-12-2017 - Auteur: Ouana Lagnon
Côte d'Ivoire /Katiola/Violences faites aux fonctionnaires : des syndicats d'agents de l'État observent un arrêt de travail de 72 heures
La plateforme syndicale de tous les corps de la fonction publique de Katiola a organisé, ce mercredi 6 décembre 2017, une marche de protestation suivie d'un arrêt de travail de 72 heures.
Ils ont manifesté leur mécontentement face aux violences répétées contre l'ensemble des agents de l'État en fonction à Katiola. Réunis au sein du collectif des fonctionnaires et agents de l'État du département de Katiola, ces agents ont décidé d'organiser une marche pour protester vivement contre ces violences, sources d'insécurité et de psychose dans l'exercice de leurs fonctions.
A l'issue de la marche de protestation, la plateforme syndicale exige que les victimes soient dédommagées, que les auteurs soient poursuivis et qu'ils subissent la rigueur de la loi et que la sécurité des fonctionnaires et agents de l'État soit assurée et garantie dans le département de Katiola.
Selon ces agents, les actes de violence ont débuté en avril 2015 quand des enseignants en grève, pour le déblocage des avancements sur les salaires et le reversement du stock des arriérés, ont été bastonnés au collège moderne par une frange de la population.
Pis, certains ont même menacé de porter atteinte à l'intégrité physique des membres des familles des enseignants. En novembre 2016, ce sont les agents de la police de Katiola qui en ont fait les frais suite au décès d'un recherché par la police. Ainsi, le commissariat, le véhicule de patrouille puis les domiciles de certains agents ont été pillés et incendiés.
Le mercredi 8 novembre 2017, une frange de la population venue de Fronan a assiégé et menacé d'incendier le tribunal de justice lors du procès d'un des leurs s'il était condamné, influençant ainsi la décision du juge. Le mardi 21 novembre, les agents de l'Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) de Katiola, en patrouille ordinaire dans la réserve de faune et de flore du Haut-Bandama, sont sauvagement bastonnés par les occupants qui refusent de quitter cette forêtIls se déportent ensuite à Katiola, armés de gourdins, de machettes, de calibre 12 pour saccager et piller les locaux des Eaux et forêts, de la Sodefor et de l'OIPR.
Et même  le commissaire de police Lasme Marcellin voulant s'interposer a été  molesté  et dépouillé. Le jeudi 23 Novembre 2017, un instituteur en service  au groupe scolaire Gbédékaha, Tuo Sandona en plein cours et devant ses élèves a été violenté  pour avoir réclamé 500F de frais d'examen du CEPE.
Ouana Lagnon
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Vendredi 8 Décembre 2017
Si les gens des eaux & forêts et de l'OIPR faisaient correctement leur travail au lieu de se la couler douce aux frais du contribuable (et du peuple japonais) dans des bureaux climatisés situés le plus loin possible du terrain qu'ils doivent surveiller et s'éclater dans les maquis, les choses iraient bien mieux. Ils sont eux-mêmes la cause de la destruction de l'environnement.
Rédigé par: Beugré Julien   le: Jeudi 7 Décembre 2017
ATTENTION!
Rédigé par: Beugré Julien   le: Jeudi 7 Décembre 2017
L'impunité entraine toujours sur la violence!