Faut-il dire non pour se faire aimer ?
Samuel Richardson - Publié le: 05-08-2017 - Mise-à-jour le: 05-08-2017 - Auteur: Samuel Richardson
Faut-il dire non pour se faire aimer ?
Pendant des siècles, quand un bourgeois «respectable» cherche une partenaire, il la choisit chaste et vertueuse. Elle doit se refuser. Et de nos jours ? Il semble que les règles n'aient guère changé. Plus la femme se refuse, plus elle a du succès ?
 
Le premier grand roman d'amour bourgeois, Pamela (de Samuel Richardson) raconte l'histoire d'une femme de chambre qui résiste aux avances de son maître, se refusant à lui, sans cesse, jusqu'à ce que celui-ci -saisi d'admiration- tombe amoureux et lui demande sa main. Morale de l'histoire : seule une femme qui dit NON peut obtenir ce qu'elle veut.
De nos jours, les femmes sont libérées ?
A lire ce roman, on songe : «Quelles moeurs rétrogrades ! Heureusement que les choses ont changé». Puis on tombe sur Les Règles. Secrets pour capturer l'homme idéal (The Rules: Time-tested Secrets for Capturing the Heart of Mr Right) un manuel paru en 1995 aux Etats-Unis, traduit dans pas moins de 18 langues. Il s'est écoulé en plus de deux millions d'exemplaires. Ce livre prêche l'idée que les femmes doivent devenir des expertes en matière de mise à distance, afin d'acquérir de la rareté. Il fournit des règles telles que celles-ci :
Règle n°2 : N'adressez jamais la parole à un homme la première.
Règle n°3 : ne dévisagez pas les hommes. Parlez peu.
Règle n°5 : Ne lui téléphonez pas, rappelez-le rarement.
Règle n°6 : Au téléphone, raccrochez la première.
Règle n°12 : Cessez de le voir s'il ne vous offre pas un cadeau romantique pour votre anniversaire ou à la Saint Valentin.
Les manuels de «bonne conduite»
On songe, en lisant ces «règles», aux traités de bonnes moeurs qui, depuis des siècles, enjoignent les jeunes femmes à baisser les yeux lorsqu'elles marchent dans la rue. Il faut qu'elles fixent le pavé afin qu'aucun homme ne puisse croiser leur regard. Dans Le Mesnagier de Paris (1393), par exemple, un bourgeois fait la peinture du modèle idéal à suivre : une fille ne doit ni regarder les hommes dans la rue, ni s'adresser spontanément à eux, mais se conduire en «prude femme» (l'équivalent féminin du prud'homme), avec le constant souci de préserver son image. «Il suffit qu'une seule fois la femme suscite le soupçon ou s'attire une mauvaise réputation. Et même si cette rumeur est sans fondement, la femme en sera toujours entachée» (1). Gare à celle qui s'exposerait à la rumeur publique ! Elle ne trouverait plus mari, ayant perdu toute respectabilité.
Immaculée, soyez immaculée
Il existe bien sûr une différence de taille entre les Règles de 1995 et celles de 1393. Le best-seller d'Ellen Fein et Sherrie Schneider est en effet dénué de toute morale, de tout souci des conventions. Il s'agit non pas de préserver son honorabilité au regard de la société, mais de mystifier les hommes, en se faisant passer pour ce que l'on n'est pas : «Vous voudriez la formule magique pour devenir désirable et mystérieuse via les Texto, Facebook et Skype ? Vous en avez assez d'être célibataire ?». Présenté comme un «manuel de stratégie amoureuse», The Rules énumère de façon presque cynique 35 astuces «infaillibles pour séduire l'homme de sa vie» et «se faire épouser» qui apparentent la quête amoureuse à une partie de poker menteur. Non contentes d'encourager les lectrices à tromper les hommes, et -pire encore- à flatter les bas instincts de ceux qui, en bons machos, préfèrent les pucelles et les cruches, Ellen Fein et Sherrie Schneider piétinent tous les acquis du féminisme, allant jusqu'à recommander aux femmes de la «jouer pas facile» (play hard to get), c'est-à-dire : se refuser. Minauder à reculons.
Les règles enjoignent aux femmes d'être vénales ?
Enjoignant aux lectrices de réprimer leurs envies, les deux «expertes matrimoniales» insistent : non seulement il faut s'abstenir de baiser avec l'homme qu'on «vise» (qu'on aime), mais il faut exiger de lui des dons matériels -cadeaux, invitations au restaurant, taxis- bref, se conduire en cocotte de luxe et reproduire le schémas classique de l'inégalité. Faut-il le rappeler ? L'inégalité des sexes est entièrement basé sur cet échange disparate -du plaisir en échange d'une bague- entre la femme qui «monnaye» sa sexualité (faisant l'impasse sur son plaisir) et l'homme qui devient, de fait, son «employeur». Pour l'anthropologue féministe Paola Tabet, les femmes qui se croient gagnantes à ce petit jeu sont en réalité les premières victimes de ce que la chercheuse nomme «La grande arnaque». Car, sous couvert d'avoir un mari, qu'obtiennent-elles d'autres que le droit de se taire ? «Sois belle et plais-moi». La grande arnaque, dit Paola, c'est qu'au lieu d'avoir du plaisir en échange de plaisir, la femme obtient une rétribution en échange d'un travail : la voilà «prestataire de services». «L'échange est inégal», souligne Paola, car il contraint la femme à réprimer ses désirs.
Pourquoi tant de succès ?
«Immoral», «pernicieux», «malhonnête» mais par-dessous tout «rétrograde», le livre a beau s'attirer les plus virulentes condamnations, il se vend à un rythme effréné. Dans la presse, on se déchaîne d'autant plus que le livre marche bien, ce qui génère l'apparition d'une de ces classiques batailles médiatiques entre les «pour» et les «contre», qui radicalise inutilement les positions. Tout en essuyant les boulets rouges des féministes (et des masculinistes au passage), Ellen Fein et Sherrie Schneider sont invitées sur les plateaux TV et célébrées comme les nouvelles gourous du «coaching sentimental», ce qui ne contribue guère à faire avancer le débat. En 1997, elles publient The Rules II. En 2000, The Complete Book of Rules. En 2001 : The Rules for mariage. Et c'est juste au moment de cette sortie de livre, en 2001, qu'Ellen Fein se fait quitter par son mari : 16 années de félicité conjugale volent en éclat pour le plus grand régal des médias qui s'indignent. N'a-t-elle pas toujours mis en avant son couple comme un modèle exemplaire et la preuve absolue que les Règles, ça marche ? Tout le monde ricane.
«Ne pas trop parler à un homme rend son amour plus profond»
La journaliste du Guardian, Katie Roiphe, note avec humour : «On ne peut pas s'empêcher de se réjouir que celle qui conseillait à des millions de femmes de ne pas trop parler lors des rendez-vous amoureux soit amenée à revoir ses positions». Hélas, c'est se réjouir trop vite. Ellen Fein récupère vite de son divorce. Entre 2003 et 2013, elle persévère et co-publie quantité de manuels stupides (The Rules for Online DatingNot your Mother's RulesThe New Rules, etc), distillant le venin de cette idéologie pernicieuse qu'elle nomme l'estime de soi : «Une femme qui s'estime ne se jette pas dans les bras d'un homme», dit-elle, ce que l'on pourrait traduire en termes clairs : «une femme facile, une salope, ne mérite pas d'être aimée». Le propos est éminemment puritain. Comment comprendre que tant de femmes, pourtant, adhèrent à cette pensée ? Katie Roiphe elle-même s'étonne : «Il est facile de se moquer de The Rules et de déplorer le sexisme de ses auteurs [.]. Mais il n'empêche que ce livre de poche stupide, à la couverture couverte de rubans roses, a capturé l'attention de millions de femmes dans le monde.»
Des femmes cultivées et indépendantes lisent Les Règles ?
«Cinq ans après sa sortie, je vois ce livre dans la bibliothèque de femmes intelligentes, coincé entre Les frère Karamazov et Zadie Smith», s'étonne la journaliste qui s'interroge : mais pourquoi tant de femmes modernes et cultivées calculent-elles le nombre de jours durant lesquels il leur faudra se refuser à celui qu'elles espèrent épouser, comme si l'équation mathématique du Non pouvait garantir leur succès !? «Il est étonnant que les rituels de séduction des années 1950, ceux contre lesquels nos mères se sont tant battus, puisent paraître si attirants, si nécessaires, aux femmes de la nouvelle génération. Peut-être est-ce dû au fait que les femmes se marient plus tard. Tant qu'elles ont 20 ans, elles peuvent se concentrer sur leur carrière, sortir entre amies et multiplier les aventures. Mais quand elles ont 30 ans, brusquement, les femmes se mettent à angoisser : tels des personnages de la série Sex and The City, elles craignent de rester coincées dans un univers de cocktails et de Manolo Blahniks». L'explication semble plausible. Mais il y en a d'autres. Avez-vous entendu parler de cette maladie soi-disant «masculine» qu'on nomme aux Etats-Unis la «phobie de l'engagement» ?
 
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NOTE (1) : Tou est cheu sans jamais relever, puis que une seule foiz femme est soupçonnée ou renommée au contraire. Et encore supposé que la renommée soit à tort, si ne peut jamais icelle renommée être effacée
Rédigé par: Nadia Belhassen   le: Vendredi 11 Août 2017
Beaucoup d'hommes (de par le monde) y compris les hommes africains et/ou musulmans enculent leurs compagnes (femmes, maitresses, copines...) sans pour autant être des homosexuels. D'ailleurs ces mêmes hommes qui enculent bien leurs compagnes, de façon hypocrites et méchantes insultent les homos qu'ils veulent bruler et ces hommes (enculeurs de femmes) parlent (en public) de Sodome et Gomorrhe et ou du Coran et de la Bible... Les pays arabes et musulmans sont d'ailleurs les pays où on sodomise (en cachette) le plus, aussi bien les femmes que les hommes. (Pour les arabes, un homo est celui qui se fait enculer et non pas l'homme qui encule. Ceux qui enculent les femmes dans les pays arabo-musulmans parlent de « petite sodomie » qui selon eux, serait moins grave que la « grande sodomie » entre deux hommes. Les homosexuels (selon la définition même de l'homosexualité) sont des personnes qui sont attirées sexuellement par le même sexe. (D'ailleurs selon la plupart des enquêtes, seulement 1/3 des homos pratiquent la sodomie. Beaucoup ne la pratiquent pas...). Alors que paradoxalement, beaucoup d'hommes (y compris les africains et les musulmans) baisent leurs partenaires femmes par tous les trous, y compris leur "petit trou".
Rédigé par: Joumana Hijazi   le: Vendredi 11 Août 2017
Le syndrome de l'hypocrisie sexuelle arabo-musulmane qui entraine la sodomie comme une pratique courante chez de nombreux "bons" musulmans: La plupart des femmes arabes et/ou musulmanes doivent demeurer vierges jusqu'au mariage. Dans un monde normal, cela passerait pour une blague de mauvais goût mais ce n'est pas le cas. Pas dans un monde arabo-musulman où un intérêt énorme est porté à la chasteté des femmes et à leur comportement moralement irréprochable. Pas dans un monde arabo-musulman où les hommes sont supposés accumuler les expériences sexuelles (plus il y en a, mieux c'est, forcément) mais où les femmes doivent attendre patiemment le "vainqueur" (ultimate blessed conquerer) à qui elles donneront leur vagin immaculé. Pas dans un monde arabe où la notion d'honneur est intimement liée à ce qu'il y a entre les jambes d'une femme. Et où les corps des femmes sont considérés comme étant une propriété de l'homme. Pas dans un monde arabe où les femmes sont considérées comme étant des êtres humains surnaturels qui naissent et grandissent sans besoins sexuels, pulsions ou fantasmes. Où tout cela nous conduit-il ? Entre autres choses, à la pratique de la sodomie chez les femmes arabes tout juste pour soi-disant demeurer "vierges" et aussi pour celles qui en ont les moyens, par la "reconstruction chirurgicale de l'hymen" (une pratique qui est largement appréciée au Liban et dans tous les pays arabo-musulmans) ou à l'utilisation d'hymens artificiels - comme ceux qui sont fabriqués en chine et qui ont presque causé un incident diplomatique entre l'Egypte et la Chine, il n'y a pas si longtemps de cela.
Rédigé par: Sihem Ayeb   le: Vendredi 11 Août 2017
La plupart des juristes musulmans estiment que les rapports anaux entre conjoints ne constituent pas un délit d'adultère puisque le mari a le droit d'avoir des relations sexuelles avec sa femme, même si elle n'y consent pas et dans les faits, beaucoup de musulmans sodomisent leur femme dans nos pays musulmans et arabes... Mais un tel acte est illicite (haram) et doit être puni d'une peine discrétionnaire décidée par l'imam, si la femme s'en plaint, ce qui arrive rarement. La plupart des femmes etant pudiques, elles ne se plaindront pas sur la place publique d'avoir ete sodomisées par leurs maris )surtout celles qui y ont pris du plaisir ...). Les Shafi'ites disent que le mari ne sera puni que s'il récidive la sodomie sur sa femme, après avoir été averti par le juge et par l'imam et aussi, si et seulement si la femme n'était pas consentante. Celui-ci devrait lui signaler qu'il s'agit d'acte illicite. Certains juges et imams, cependant permettent de tels rapports. Selon la jurisprudence égyptienne, si le mari demande à sa femme d'avoir de tels rapports, elle peut les refuser et demander le divorce. Ceci tomberait dans le cadre de l'article 6 de la loi égyptienne 25 de 1929 qui permet le divorce pour cause de préjudice empêchant la vie commune. Se pose ici cependant le problème de la preuve. En effet, les maris musulmans devant l'imam ou les juges ne confessent pas facilement qu'ils ont sodomisé leurs femmes (le plus souvent de force)...Bref, dans le monde musulman aussi, beaucoup de femmes pratiquent la sodomie pour demeurer vierges avant le mariage.
Rédigé par: Joumana Hijazi   le: Vendredi 11 Août 2017
Le syndrome de l'hypocrisie sexuelle arabo-musulmane qui entraine la sodomie comme une pratique courante chez de nombreux "bons" musulmans: La plupart des femmes arabes et/ou musulmanes doivent demeurer vierges jusqu'au mariage. Dans un monde normal, cela passerait pour une blague de mauvais goût mais ce n'est pas le cas. Pas dans un monde arabo-musulman où un intérêt énorme est porté à la chasteté des femmes et à leur comportement moralement irréprochable. Pas dans un monde arabo-musulman où les hommes sont supposés accumuler les expériences sexuelles (plus il y en a, mieux c'est, forcément) mais où les femmes doivent attendre patiemment le "vainqueur" (ultimate blessed conquerer) à qui elles donneront leur vagin immaculé. Pas dans un monde arabe où la notion d'honneur est intimement liée à ce qu'il y a entre les jambes d'une femme. Et où les corps des femmes sont considérés comme étant une propriété de l'homme. Pas dans un monde arabe où les femmes sont considérées comme étant des êtres humains surnaturels qui naissent et grandissent sans besoins sexuels, pulsions ou fantasmes. Où tout cela nous conduit-il ? Entre autres choses, à la pratique de la sodomie chez les femmes arabes tout juste pour soi-disant demeurer "vierges" et aussi pour celles qui en ont les moyens, par la "reconstruction chirurgicale de l'hymen" (une pratique qui est largement appréciée au Liban et dans tous les pays arabo-musulmans) ou à l'utilisation d'hymens artificiels - comme ceux qui sont fabriqués en chine et qui ont presque causé un incident diplomatique entre l'Egypte et la Chine, il n'y a pas si longtemps de cela.
Rédigé par: Naima Haddid   le: Jeudi 10 Août 2017
En effet, en Tunisie, au Maroc, c'est aussi facile...si au lieu de baiser, on veut sodomiser. (Oui, général, le Cameroun et l'Afrique Australe,-RDC inclus, se taillent la part du lion en termes de « filles faciles» ) Par contre, en Arabie Saoudite ou en Iran par exemple, le dragueur devra «mouiller son maillot»pour atteindre le même objectif... Sans compter que souvent, la fille arabe préfèrera qu'on l'encule/la sodomise au lieu qu'on la baise. En effet, sous prétexte de garder son hymen intact pour le mariage, dans le monde arabo-musulman, c'est la sodomie qui est beaucoup pratiquée.
Rédigé par: Awoulaba Cool   le: Jeudi 10 Août 2017
Un classement place les camerounaises au premier rang des filles «les plus faciles à séduire» -qui ne disent pas NON quand on veut juste les baiser (sans plus), sans vouloir les aimer et les marier...Plus connu sous le nom de "Roosh V", Daryush Valizadeh est un écrivain américain pas comme les autres. Ecrivain dont de nombreux ouvrages sont consacrés aux techniques de drague et de séduction. Il aura ainsi consacré toute sa carrière à l'étude du genre féminin. Ce curieux personnage qui n'est jamais à court d'inspiration, a tout dernièrement, avec ses "diciples", publié une carte très controversée des femmes les plus faciles à séduire. La carte a été originalement publiée sur targetmap.com / Roosh V et ses diciples n'exposent pas clairement leurs méthodes de travail mais soutiennent que les résultats ont été obtenus à l'aide d'un travail de fond des touristes sexuels de métier (globe-trotting $ex tourist) Résultat: Ces «chercheurs» d'une autre époque ont malheureusement pu établir qu'il était « très facile » de séduire une fille au Cameroun et beaucoup trop difficile de réussir le même exploit au moyen orient (hormis l'Afrique du Nord. En effet, en Tunisie, au Maroc, c'est aussi facile...) (En général, le Cameroun et l'Afrique Australe,-RDC inclus, se taillent la part du lion en termes de « filles faciles» ) Par contre, en Arabie Saoudite ou en Iran par exemple, le dragueur devra «mouiller son maillot»pour atteindre le même objectif.
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Mercredi 9 Août 2017
Mères célibataires, femmes de ménage, femmes divorcées, veuves, détenues, femmes en célibat assumé.Bref, toutes les femmes en situation de vulnérabilité sont des proies faciles pour les "baiseurs et enculeurs" prédateurs (de femmes). Il n'y a rien de nouveau. Dans beaucoup de pays arabo-musulmans et en Afrique, on assiste à la marginalisation des femmes célibataires et mères ou divorcées et/ou veuves par l'exclusion, la discrimination et la stigmatisation par une opinion sociale dominante qui veut que toute femme qui n'est pas mariée est suspecte, dépréciée, mise à l'écart ou "baisable" par n'importe qui. Tout le monde doit essayer et tenter sa chance pour baiser ce genre de femmes...
Rédigé par: Habiba Niane   le: Mardi 8 Août 2017
Des semaines, des mois voire même des années d'abstinence dûs au manque de temps pour faire des rencontres, au manque d'argent pour sortir et faire garder ses enfants par une baby-sitter conduisent naturellement à un manque sexuel et à l'envie de plus en plus pressante de faire l'amour. Alors si un bel apollon ou un homme marié se présente, la tentation de la chair est très forte et comme on dit : « il n'y a pas de mal à se faire du bien et à se faire bien baiser, comme il faut » .La perte de confiance en soi : une maman séparée peut ne plus croire en sa capacité à être aimée et à aimer, soit parce que son ex-partenaire l'a maltraitée physiquement et moralement (le pire cas étant celui du pervers narcissique), soit parce qu'elle a été trompée avec une autre femme (le fait qu'elle soit beaucoup plus jeune peut aggraver son manque d'estime d'elle-même), le fait que la nouvelle femme soit une de ses amies ou connaissances est un facteur aggravant. Alors un homme qui complimente, rassure, restaure cette confiance en soi amoindrie est un beau cadeau de la vie qu'elle pourra difficilement refuser. Surtout quand en parallèle, l'ex-partenaire reste présent dans sa vie et continue de la dévaloriser, de la critiquer.Habituée au vinaigre dans sa vie, un nouvel homme , qui lui redonne une belle d'image d'elle-même, est perçu comme du champagne. Il a donc toutes les chances de la séduire. D'autre part, une ou plusieurs grossesses qui ont laissé en souvenir beaucoup trop de kilos, beaucoup de vergetures peuvent aussi laisser penser croire que son corps de femme n'est plus aussi désirable qu'avant de devenir maman. Bref, c'est pour cela qu'on baise (trop) facilement les mamans (sans mari) et qu'on les laisse vite tomber pour aller en baiser d'autres. Leurs amants ne les marient pas...
Rédigé par: Sanata Ba   le: Mardi 8 Août 2017
Les mères célibataires sont-elles plus faciles à séduire que les autres ? Un ami me disait un jour: « je suis sorti avec beaucoup de femmes dans le passé et les mères célibataires sont les plus faciles à séduire car elles se sentent très seules et manquent d'affection, de tendresse.le désir d'un homme les rassure sur leur capacité à plaire. » C'était dit sans cynisme, c'était juste son observation. Son affirmation m'a vraiment marquée alors qu'à l'époque j'étais maman mais pas célibataire. Toi qui me lis, que penses-tu de cette affirmation ? Cette question, étant moi-même maintenant mère célibataire, je me la pose car même si je ressens de la solitude et de l'incertitude sur mon avenir amoureux, je veux être séduite par une personnalité, un caractère, un homme vrai avec ses forces et ses faiblesses et non choisir d'être avec un homme pour des raisons négatives : combler le vide, l'ennui, se sentir belle à travers son regard.. Et c'est vrai que des raisons de succomber au charme d'un bel inconnu, quand nous sommes mamans solos, il y en a beaucoup... Est-ce que les mamans (sans maris) dissent OUI trop facilement et pour cela, on ne les marie pas ?
Rédigé par: Djandjou Sane   le: Mardi 8 Août 2017
Il est un peu plus de 19h. Je viens de sortir du bureau. Pour décompresser, je vais aller boire quelques verres dans un des bars-lounge du centre-ville ou je vais aller manger dans un maquis... Je sais déjà comment la soirée va se terminer. Je vais boire. Un peu trop. Puis je vais me laisser draguer par le premier gars qui me portera de l'attention. Il n'a même pas besoin de plaire. Il suffit qu'il me regarde. Et je me sentirai exister. Ce scénario est récurrent dans ma vie. Je finis mes nuits avec des inconnus. Etre "touchée" par un homme me donne l'illusion de compter, d'être importante, d'être aimée. Bien sûr, je sais que je me raconte des histoires mais l'espace de quelques heures, je fais semblant de me croire. Je fais comme si le gars était tombé amoureux, comme s'il était mon prince, comme si on allait devenir inséparables. Mais le gars finit toujours par s'en aller, une fois qu'il a fini de bien me baiser et de m'enculer ou les deux. Généralement, le mec ne prend même pas la peine de me demander mon numéro. Et je me sens encore plus seule après son départ, encore plus abandonnée, encore moins digne d'être aimée. Aucun de ces hommes ne tombe amoureux de moi. Aucun de ces homes (de passage) ne me trouve assez bien pour m'aimer. Alors oui, je suis une femme facile, parce qu'être dans les bras d'un home (qui me baise bien) me fait du bien et que c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour avoir de la compagnie et de l'affection masculines. Je suis une femme facile mais ce que je veux au fond, c'est être aimée. Tout simplement !
Rédigé par: Bindou Djantra   le: Mardi 8 Août 2017
Lettre ouverte aux mecs pour qui « je ne suis pas de celles à qui on fait la cour » Disons que dans notre charmante société patriarcale, il y a d'un côté les femmes respectables, qui font l'amour en couple monogame, exclusif et hétéro, et les autres. Pas de nuance, pas d'entre-deux.Moi, je suis la putain. Toujours. Je n'ai jamais été la fille que l'on qualifie de « bien », celle avec qui on veut se mettre en couple, à qui on fait la cour ou pour qui on a des égards. « Vous veniez chez moi mais dès le lendemain vous refusiez en public de me tenir la main » - ou l'histoire de ma vie. Encore que, malgré mon grand romantisme, j'ai pas toujours envie de me mettre en couple avec ces types. Pas souvent, même. Et puis parfois, parfois je me fous bien qu'ils me snobent et coupent tout contact. Je n'aime pas perdre mon temps avec des cons. Mais voilà, il arrive que ces cons soient mes amis ou mes potes. Et ça, c'est terrible. Je voudrais leur dire que je les aime beaucoup, certes mais que je ne demande rien. Je n'exige rien. À part le respect. J'ai envie de leur dire.Respectez-moi. Respectez nos souvenirs, nos fous rires, nos moments tendres et nos baises crapuleuses. Respectez ma sensibilité. Oui je sais, je m'attache trop, trop vite, trop fort. J'aime ou j'aime pas mais l'excès est ma marque de fabrique.Pourtant je ne cherche pas à prendre de la place dans votre vie, je me fais volontiers toute petite, vous savez, les gars. J'veux pas votre amour, j'veux pas l'exclusivité. Je voudrais juste que vous soyez capable de concilier amitié et sexe. Je voudrais que vous arrêtiez de me voir comme la fille désirable, la jolie pote sur laquelle on fantasme mais avec qui on n'a plus envie d'aller au ciné, au maquis ou de sortir voir une expo une fois qu'on a couché avec, qu'on l'a bien baisée et enculée...