Religion: Le ministre d'Etat Hamed Bakayoko visite la grande mosquée rénovée de Koumassi
Fraternité Matin - Publié le: 15-07-2017 - Mise-à-jour le: 15-07-2017 - Auteur: Kamagaté Issouf
Religion: Le ministre d'Etat Hamed Bakayoko visite la grande mosquée rénovée de Koumassi
Pour le travail abattu en faveur de la communauté musulmane de la commune, le ministre d'Etat Hamed Bakayoko a jugé important d'être aux  côtés du député de Koumassi, M. Cissé Bacongo, pour lui témoigner la reconnaissance du gouvernement.


Après plus de deux mois de travaux de réhabilitation, la grande mosquée de Koumassi a enregistré du beau monde pour la grande prière de ce vendredi 14 juillet. Parmi les fidèles, l'on pouvait citer le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, le directeur des cultes, Bamba Messamba, l'ex-ministre et député de Koumassi, Cissé Ibrahima Bacongo.

La réhabilitation de ce lieu de prières a été faite par ce dernier. Pour le travail abattu en faveur de la communauté musulmane de la commune, le ministre d'Etat Hamed Bakayoko a jugé important d'être aux côtés du député de Koumassi pour lui témoigner la reconnaissance du gouvernement. « Le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité ne pouvait pas attendre la fin définitive des travaux, sans venir saluer le bâtisseur qui n'est autre que le ministre Cissé Bacongo », a expliqué le député suppléant  Sangaré Yacouba, après la grande prière officiée par l'imam Konaté Daouda.

Le président du Conseil de gestion de la mosquée, El Hadj Mansa Fané et l'imam principal de ladite mosquée, El Hadj Konaté Daouda ont, à leur tour, loué l'acte posé par M. Cissé Bacongo, à qui des bénédictions ont été faites.

Les officiels ont procédé à une visite de l'ouvrage. L'intérieur est entièrement carrelé avec des bureaux climatisés, une grande terrasse au-dessus, des baies vitrées, ainsi qu'une sonorisation et des lumineux de dernière génération. Suite à cette visite, Hamed Bakayoko a apporté un appui financier aux imams et au comité de gestion de ladite mosquée.

Kamagaté Issouf
Rédigé par: Lago Tape   le: Samedi 15 Juillet 2017
En contraste avec les mouvements «islamistes » au Mali, Niger, Nigeria, Mauritanie, Senegal..., le leadership musulman de Côte d'Ivoire a en effet adopté une approche résolument accommodatrice vis-à-vis de la laïcité de l'Etat et de la pluralité confessionnelle de la société civile. Les musulmans ivoiriens, notamment, ne revendiquent pas l'application de la shari'adans la sphère publique. Au contraire, ils y renoncent de plein gré et choisissent de défendre l'application pleine et égalitaire de la séparation de l'Eglise, de la mosquée et de l'Etat. Le Cheikh Aboubacar Fofana est l'un des réformateurs islamiques les plus influents de la Côte d'Ivoire de ces trente dernières années et, depuis 2006, la plus haute autorité islamique nationale au titre de président du Conseil supérieur des imams (COSIM). Il affirmait sans ambiguïté en 2001 : «Nous allons nous battre pour la laïcité de l'Etat ! » En 1987, le même Aboubacar Fofana avait déjà mis en garde l'Etat houphouëtiste qu'il soupçonnait de renoncer à la laïcité au profit d'une seule religion, en l'occurrence le christianisme en sa version catholique romaine. De sa prise de conscience de cette disparité semble s'être nourrie sa conviction que la laïcité méritait un combat, au nom des musulmans qui se sentaient lésés mais aussi au nom des valeurs et des idéaux universels républicains qui auraient été bafoués. Bref, Ce que ces propos rappellent non sans raison, c'est que la laïcité en Côte d'Ivoire reste un chantier inachevé, fort de belles réalisations mais affaibli par un passif d'éboulements ayant manqué de ruiner l'entreprise. La laïcité ivoirienne reste un chantier dont l'architecture est à imaginer collectivement, dans les faits et gestes, concrètement, quotidiennement. L'importance de ce chantier tient à son inscription dans celui bien plus vaste de la reconciliation entre tous les ivoiriens.
Rédigé par: Nadia Koffi   le: Samedi 15 Juillet 2017
Les bienfaits de la liberté des pasteurs, des prêtres et des imams sont incommensurables: Le prêtre, le pasteur et l'iman doivent élever la voix pour nous indiquer la bonne direction afin que la morale, la fraternité humaine, la tolérance, la solidarité nationale et le bien commun soient le ciment de la vie nationale. Tout manquement à ces devoirs affaiblissent durablement la communauté nationale et poussent le pays vers les bords du précipice, (c'est notre avis). Car en définitif, si les (mauvaises) paroles prononcées (par des religieux)sont coupables, le silence des religieux est plus grave encore, devant une tragédie humaine. C'est pourquoi (en principe), les religieux ne devraient plus accepter les grands et petits cadeaux du pouvoir politique. Et (bien-entendu) refuser les prises en charge par l'Etat de pèlerinages à la Mecque, à Médine, à Rome, à Lourdes, Jérusalem ou à Fatima.
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Samedi 15 Juillet 2017
Questions que suscitent ce don : Est-ce un don privé ou bien est-ce un don effectué avec l'argent de l'Etat (donc avec l'argent du contribuable Ivoirien) ? Pendant quon y est, ce n'est pas du tout le rôle de l'Etat d'envoyer les croyants Ivoiriens à la Mecque, à Jerusalem, Rome ou à Lourdes tous frais payés à l'heure où certains villages n'ont même pas de l'eau potable, des maternités et des dispensaires et manquent de tout. Aller en pèlerinage vers un lieu saint relève (en principe) de la vie privée. L'état en utilisant l'argent public pour financer ces voyages agit dans un but clientéliste, en vue d'acheter des consciences qui lui seront redevables. Cela n'est pas acceptable dans une période ou il y a d'autres urgences. C'est une manoeuvre politique sordide et pernicieuse, une violation de la laïcité. La religion du citoyen relève encore une fois de sa vie privée, ainsi que son pèlerinage vers un lieu saint. Sur cette lancée, posons nous ouvertement la question : que fera l'Etat si les Harristes, les adeptes du christianisme céleste, les pentecôtistes, les assemblées de Dieu, les zoroastriens, les bahaïs, la adeptes de la scientologie et autres raëliens demandaient demain le même traitement pour leurs pèlerinages ? Il ne faut pas commencer ce qu'on ne peut pas terminer et L'Etat devrait se concentrer sur les besoins les plus urgents de notre pays. Il faudrait aussi arrêter aussi pendant qu'on y est, avec ces distributions de sucre, de lait et de sacs de riz dans nos mosquées pendant le carême musulman et cela, avec l'argent de l'Etat. On retrouve souvent ces denrées en vente sur les marchés. Ceux qui disent d'arrêter ne sont pas contre la communauté musulmane encore moins contre nos parents musulmans du nord. Je suis issu d'une famille musulmane et il y a aussi des chrétiens dans ma famille. On nous répond souvent que c'est Houphouët-Boigny qui avait initié ce genre de pratiques. Nous disons ici que nous ne sommes pas obligés de continuer.