Colonisation française, Ehoussou Yéboué, chef de la résistance des Baoulé-Agba
André Silver Konan - - Publié le: 20-04-2017 - Mise-à-jour le: 20-04-2017 - Auteur: André Silver Konan -
Colonisation française, Ehoussou Yéboué, chef de la résistance des Baoulé-Agba
C'est un pan de l'histoire des Baoulé-Agba, qui est totalement méconnu : Ehoussou Yéboué, ce chef des Agba de Kouassi-Kouassikro, arrière petit-fils de l'un des compagnons de la reine Pokou, a mené la résistance face à la pénétration française, qui voulait faire de la zone, la future boucle du cacao. Arrêté, il est mort en prison.
Que sait-on d'Ehoussou Yéboué ? Pas grand-chose. Juste un paragraphe, dans le Grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d'Ivoire (Nouvelles éditions africaines). Livre écrit par Raymond Borremans.
En effet, ce musicien et globe-trotter français né à Paris en 1906 et mort à Abidjan en 1988, a été séduit par la Côte d'Ivoire. Et il écrit 6 tomes de son livre encyclopédique, où il consacre des chapitres entiers aux résistants.
Dans le livre, on retient quelques noms de résistants méconnus du grand public. Notamment, Manou Boidou et Yao Foum d'Agnibilékrou. De même que chef Kadjo Amangoua de Bonoua, mort en détention à Ndjolé au Gabon en 1909. Rappelons-nous, ses restes ont été rapatriés en Côte d'Ivoire, en 2004.
De même, il cite Kassi Dihyé d'Abengourou. Ainsi que Nangui Abrogoua (célèbre à Abidjan, où un boulevard porte son nom) d'Adjamé, et son compagnon Mzaka. ce dernier n'est pas du tout connu.
Aussi, Kodiaré de Krindjabo, N'Guesan fils d'Eky de Tiassalé, ainsi que Blalè le chef de la résistance des N'Gban.
Rédigé par: Lago Tape   le: Jeudi 20 Avril 2017
C'est une jolie phrase qui, à force d'être accommodée à toutes les sauces, a fini par perdre une partie de sa saveur. Pis, devenue dicton sans cesse ressassé, elle s'impose désormais avec la virulence d'une réalité démontrée. « En Afrique, un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle », disait l'écrivain malien Amadou Hampâté Bâ. Et voilà que, par la magie de ce bon mot, l'Afrique devient souvent ce « continent de l'oralité » où l'écriture ne se serait jamais épanouie. Funeste erreur ! Le brasier extrémiste qui menace les centaines de milliers de manuscrits enfermés dans des malles tout autour de Tombouctou (Mali) devrait chaque jour nous rappeler que la palabre n'y a pas toujours supplanté le calame. « Aujourd'hui, le principe d'oralité l'emporte généralement sur le principe d'écriture. Et pourtant non, il n'y a pas l'écrit contre l'oral, il y a l'écrit et l'oral, en ce qui concerne l'Histoire de l'Afrique. Dans sa contribution intitulée « Inventions et usages méconnus de l'écriture dans l'histoire africaine », Doulaye Konaté corrige le tir. Fort opportunément, il rappelle l'existence des hiéroglyphes égyptiens, mais aussi celle du guèze et celle du méroïtique, la création des écritures bamoune et n'ko, ainsi que l'utilisation des alphabets venus d'ailleurs, notamment l'arabe. Il y a une écriture et c'est aussi par elle que l'on pourra en savoir plus sur cette histoire de l'Afrique que l'on ne connaît pas, ou mal. Faudrait aussi se rappeler que l'un des textes fondateurs de l'Histoire des hommes, à savoir la Charte du Mandé, fut promulguée en 1236 par l'empereur du Mali Soundjata Keïta...
Rédigé par: KOUASSI KAN   le: Jeudi 20 Avril 2017
Si les livres de Français et Mathématiques sont retouchés pratiquement chaque année pour nous faire dépenser plus, pourquoi ne pas reprendre totalement les livres d'histoire pour y inclure notre propre histoire.
Rédigé par: Beugré Julien   le: Jeudi 20 Avril 2017
Faut-il apprendre à l'école notre propre histoire? Ou, faut-il réécrire nos livres scolaire d'histoire?
Rédigé par: Fatou Diagne   le: Jeudi 20 Avril 2017
"Si les Occidentaux nous exploitent, c'est qu'il y a des complices" : [Paul Ngoi], dans sont essai (1937) sur l'arrivée des premiers Blancs dans la région de l'équateur congolais, conclue: "Pendant que nos ancêtres vaquaient normalement à leurs occupations surgirent des étrangers blancs; ce fut un spectacle effroyable au début, car jamais on avait vu des gens pareils auparavant. La plupart des gens ne supportaient les regarder, mais ceux qui étaient courageux n'avaient pas pris la fuite. Le fait qu'ils étaient accompagnés de noirs comme nous motivait le courage de ceux qui n'avaient pas peur d'eux. Lorsque les Blancs sont arrivés au début, nos gens ne leur ont pas déclaré la guerre, mais les Blancs, eux-mêmes, après avoir séduit le pays, ont commencé à introduire la guerre petit à petit. Ce fut une guerre très meurtrière. Cependant, elle fut de courte durée. Nos gens n'avaient pas d'armes puissantes pour les combattre. Les Blancs ont pris le dessus à cause de leurs armes puissantes, et à cause de la présence dans leur rang d'auxiliaires noires. Voilà pourquoi nos gens n'ont pas pu repousser l'envahisseur. Mêmes les téméraires parmi nous n'ont pas résisté aux Blancs, et ont finalement capitulé. Ils ont par la suite vécu en paix, mais c'était une paix superficielle." COLLABORATION : L'occupant colonial occidental s'est vite assuré de la collaboration de plusieurs chefs ou de personnes influentes, qui ont grandement facilité sa tâche d'occupation et d'exploitation du pays. Pour é tudier la colonization selon la perspective d'un colonise, l'auteur Paul Ngoi est à lire. Paul Ngoi utilisait un grand nombre de pseudonymes (et initiales) pour camoufler le fait que un très grand nombre de textes provenait de la même personne: lui-même. Il prenait souvent des noms significatifs pour le sujet traité dans l'article: Boakampifo, Bojwelambula, Bobijampifo, Bolekalamboka, Bongungu, Bokungu, Efalina ea Bolaki (?), Etswe'endo, Ilalinga, Is'Omanga, Itelemeja, Lokend'ampele, ...