En tournée de remerciements à Kouto
Bruno Koné : ''Il faut éviter que certains esprits malveillants profitent de la situation pour arrêter la dynamique de progrès du pays''
lebanco.net - Publié le: 15-02-2017 - Mise-à-jour le: 15-02-2017 - Auteur: Bosco de Paré
Bruno Koné :  ''Il faut éviter que certains esprits malveillants profitent de la situation pour arrêter la dynamique de progrès du pays''
Le ministre Bruno Nabagné Koné, élu député de Blességué-Kouto, le 18 décembre 2016 à l'issue des législatives, s'est voulu reconnaissant aux populations de sa circonscription électorale. D'où la tournée de remerciements qu'il a initiée, du 9 au 12 février 2017, dans 21 localités de la circonscription électorale de Blességué-Kouto. Le ministre député s'est attardé sur la situation sociopolitique dominée la semaine dernière par des mutineries dans son pays.
 
Le Ministre Bruno Nabagné Koné a relevé la nécessité de cette tournée qui, selon lui est une occasion pour traduire ses  sincères remerciements et gratitudes aux populations pour leur soutien constant et  remarquable mobilisation lors des dernières élections législatives dans le département de Kouto. « Les élections législatives ont été un moment de rupture positive pour nous, en ce sens qu'elles ont permis pour une fois à tous les cadres, de se retrouver autour d'un but commun, d'effacer des dissensions qui remontaient pour certaines, à plusieurs décennies, de parler d'une même voix et d'envisager en commun le destin de notre région » a-t-il déclaré. Saisissant la tribune, Bruno Koné est descendu de pleins pieds dans la question de la mutinerie en Côte d'Ivoire. Pour l'élu de Kouto qui veut surtout rassurer les siens, tous les pays du monde connaissent ce type de remous. « Ici (NDLR : Côte d'Ivoire), même si la probabilité de renversement des Institutions est nulle, il faut éviter les situations de désordre dont certains esprits malveillants pourraient profiter pour arrêter ou retarder la dynamique de progrès dans laquelle notre pays se trouve depuis quelques années » a-t-il martelé. Le député « déplore » surtout le « caractère violent » des revendications dont certaines sont peut-être « légitimes, mais mal exprimées ».  « Ces armes, qui sont destinées à la protection des populations ne doivent en aucun cas,  être utilisées contre ces dernières. De même, certains ne doivent pas, par la force, empêcher ceux qui veulent travailler de le faire. Dans chacun des cas, nous devons garder à l'esprit  l'intérêt national et l'avenir de nos enfants. Chaque coup de feu entendu ne fait que retarder la mise en ouvre du programme du Gouvernement. Chaque manifestation violente annule ou réduit des investissements, entraine des pertes d'emplois ou réduit les opportunités en la matière » a dit Bruno Koné, conscient que « beaucoup restent encore à faire ». Sachant d'ailleurs que c'est dans la stabilité que chaque Ivoirien pourra bénéficier « des fruits de la croissance économique générée », Bruno Koné a exhorté les populations de Kouto en particulier et de la Côte d'Ivoire en générale à la culture de la paix, la patience,  l'amour du travail, au vivre ensemble.
 
Bosco de Paré
Rédigé par: papus   le: Jeudi 16 Février 2017
La politique est vraiment cruelle quand j'entends de telles monstruosites, alors qu'on est soi meme responsable de cette chienlit. Je me pose souvent la question de savoir si BRUNO se rappelle un tant soit peu du traitement inflige aux anciens porte-parole du gouvernement, FOLOGO et CESAR-SAMA losrque la roue avait tourn?. La preuve sur cette photo on reconnait tres bien des anciens directeurs de campagne de GBAGBO dans cette ville, qui ont evidemment retourne leurs vestes depuis lors. .
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Jeudi 16 Février 2017
Les "esprits malveillants" ne sont peut-être pas là où on pense...
Rédigé par: Akissi Delta   le: Jeudi 16 Février 2017
L'influence d'une presse libre sur le développement n'a jamais été véritablement évaluée : il est difficile, voire impossible, de chiffrer cet effet. Néanmoins, les corrélations entre la liberté de la presse et les différentes dimensions du développement des sociétés (entendu au sens large) peuvent être appréhendées à travers de simples régressions économétriques. Sans avoir la possibilité de conclure sur l'existence de causalités entre la liberté de la presse et les différentes variables prises en compte, les conclusions confi rment toutes l'importance de la liberté de la presse pour le développement. Que ce soit sur la pauvreté et ses différents aspects (monétaire, accès aux biens primaires, santé, éducation), sur la gouvernance ou sur les questions liées à la violence et au conflit ou dans la lutte contre la corruption, une presse libre a toujours une influence positive : elle sert d'intermédiaire entre les individus et le gouvernement, en l'informant des besoins de la population et en servant de rempart contre les crises et les situations de privation extrême ; elle responsabilise le gouvernement et rend son action plus transparente ; avec d'autres indicateurs de la bonne gouvernance, elle crée un environnement favorable aux affaires, à une gestion plus efficace des affaires publiques, etc. (Cette décision "idiote" du Procureur de la République du gouvernement de mettre des journalistes en prison n'est pas du tout bonne pour les indicateurs Banque Mondiale (CPIA) et pour certains indicateurs MCC de la Côte d'Ivoire. Surtout qu'aucune sanction n'a été prise contre les vrais fauteurs de trouble en uniformes qui ont des armes...Quel dommage ! Et en plus Bruno K. Nabagné vient raconter n'importe quoi !
Rédigé par: Lago Tape   le: Jeudi 16 Février 2017
Mandjou Touré : Mon nom "d'emprunt" ne motive pas du tout mes propos, ni mon opinion sur les déclarations à l'emporte-pièce du ministre Bruno K. Nabagné que je connais (personnellement) d'ailleurs. J'ai droit à mon opinion qui est basée sur ma réflexion et cela n'a rien à voir avec le nom Bété Lago Tape. Il faut arrêter d'insulter notre intelligence en voulant tribaliser le débat sur ce site. (Vous n'avez pas le monopole de l'Houphouetisme, loin s'en faut !).
Rédigé par: Mandjou Touré   le: Mercredi 15 Février 2017
Lago Tapé ton nom en dit long sur ta motivation. Le temps nous dira qui a raison. L'expérience D'Houphouët Boigny témoigne en notre faveur. Vous n'avez jamais aimé les bâtisseurs, mais plutôt les plaisantins, les gbégbé man
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mercredi 15 Février 2017
Monsieur le Ministre, c'est avec grand regret que je me vois dans l'obligation de vous contredire : la plupart des pays du monde ne connaissent pas de mutineries de leurs militaires, et encore moins de leurs troupes "d'élite". Quant à la dynamique de croissance et de développement, sachez qu'elle va prendre du retard, voire s'infléchir nettement, car ce qui s'est passé est un avertissement sévère à ceux qui croyaient dur comme fer au retour de la stabilité en CI. Votre main ne cache pas le soleil... et on est fatigué de ces sempiternels discours d'autosatisfaction qui tiennent lieu de solution aux problèmes.
Rédigé par: Lago Tape   le: Mercredi 15 Février 2017
Ce monsieur (Bruno K. Nabagné) aime faire des déclarations à l'emporte-pièce, sans prendre le temps de (bien) réfléchir. Les "fruits de la croissance" ne peuvent pas être doux pour les uns, (qui cumulent tous les postes (ministre, député, maire, ex-ministre conseiller à la présidence de la république, président de Conseil Régional, administrateurs de sociétés d'état.) et amers pour tous les autres (petits fonctionnaires, gendarmes, policiers, militaires, infirmiers, sages-femmes, enseignants ...à qui on supprime les allocations familiales, la pension de réversion du conjoint survivant avant 65 ans, les primes de guerre...), et à qui on demande toujours, encore et sans cesse d'être patients (tout en subissant la vie chère au quotidien, les augmentations intempestives du courant CIE, du carburant SIR, etc...) et, de seulement espérer un jour pouvoir goûter eux-aussi, aux mêmes "fruits de la croissance" phénoménale que connait le pays. On ne peut pas en tant que gouvernement distribuer des millions aux mutins (ex-rebelles ou Forces Spéciales) sans les sanctionner même quand il y a eu mort d'hommes comme à Yamoussoukro et des blessés civils comme à Adiake, mais vouloir jeter en prison des journalistes qui ont rapportés ces faits avérés. Si ces journalistes ont mal rapporté l'information (sans aucune éthique, ni déontologie professionnelle), il faut que leur CNP (Conseil National de la Presse) les sanctionne d'abord. Mais vouloir faire passer les "utilisateurs de la plume" pour des affreux fauteurs de trouble qu'on doit jeter en prison, « la ficelle est un peu grosse » pour ne pas dire que la manipulation est un peu trop visible. Et pendant ce temps, que fait donc le gouvernement contre ceux qui (au lieu de la plume) ont utilisé les armes contre les populations qu'ils doivent plutôt défendre ? Se livrer à une telle grossière supercherie, c'est créer soi-même la « situation » dont profitent ceux qu'on vient qualifier ensuite « d'esprits malveillants ».