Édito :Un pays solide, malgré tout
Le Patriote - Publié le: 13-02-2017 - Mise-à-jour le: 13-02-2017 - Auteur: Charles Sanga
Édito :Un pays solide, malgré tout
Grève des fonctionnaires, mouvement d'humeur des militaires, crise dans l'agrobusiness en janvier, et agitation des Forces spéciales début février. Jamais, depuis l'accession du président Alassane Ouattara à la magistrature suprême du pays, la Côte d'Ivoire n'avait connu un début d'année aussi mouvementé. C'est donc un exquis euphémisme que de dire que les deux premiers mois de 2017 n'ont pas été de tout répit.
L'atmosphère était si chaude que la formation du gouvernement n'a pas suscité autant de passions que par le passé. Bref, le pays a traversé une zone de turbulence, une situation dont des politiciens opportunistes voire malveillants essaient de tirer profiter, pour déstabiliser le pouvoir. C'est, indéniablement, l'objectif que recherchaient certains responsables de l'opposition qui se sont fendus de déclarations irresponsables qui frisaient le ridicule.
En tout cas, ces remous sociaux ont eu le mérite d'avoir mis en lumière le travail prodigieux effectué par le Président Ouattara. En effet, derrière les ponts, routes, échangeurs, universités et écoles qu'il a bâtis, Alassane Ouattara édifie une République, c'est le cas de le dire, un géant au pied d'airain avec des institutions solides qui fonctionnent. Il est surtout en train d'inculquer aux Ivoiriens, la culture démocratique qui veut que l'armée reste, quoi qu'il advienne, en dehors des considérations politiques. Sinon, en 1999, pour si peu, l'armée s'était révoltée et la suite on la connait.
Le travail du chef de l'Etat donne ses résultats. Malgré la grève des fonctionnaires avec une administration totalement à l'arrêt pendant trois semaines, les salaires ont été payés, sans véritable soucis. Malgré les tirs des militaires d'abord à Bouaké, puis à Abidjan et dans d'autres villes du pays, la Côte d'Ivoire n'a pas cessé de fonctionner, la vie dans le pays ne s'est pas arrêtée. Bien plus, les Ivoiriens dans leur ensemble, vaquent tranquillement à leurs occupations, à l'image des membres du gouvernement qui ont tenu leurs traditionnels Conseils des ministres, sans interruption. Au sommet de l'Etat, personne ne panique. Des décisions sont prises dans l'urgence pour éteindre, il est vrai, le feu naissant, mais l'objectif principal reste des mesures structurelles pour ramener le calme durable aussi bien dans les rangs des forces armées qu'au niveau de la Fonction publique. Cela a pour mérite de baisser la fièvre.
Sous la férule d'Alassane Ouattara, force est de le reconnaitre que la Côte d'Ivoire est redevenue un pays solide, doté d'institutions fortes, capables de résister à toutes les turpitudes politico-sociales et militaires. De l'intérieur, cela n'est pas peut-être perceptible pour beaucoup d'Ivoiriens. Mais de l'extérieur, cela se voit et s'apprécie. D'ici le 30 juin 2017, l'ONUCI aura définitivement fermé ses portes dans le pays. Son désengagement démarre dés cette semaine avec le départ des casques bleus. L'intervention, la semaine dernière, à la tribune des Nations-Unies de Mme Aichatou Mindaoudou en est la parfaite illustration. Lors de la présentation du rapport de l'Onuci, Aïchatou Mindaoudou a rassuré les Ivoiriens et la communauté internationale sur l'irréversibilité de la paix retrouvée. En effet, la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en Côte d'Ivoire s'est voulue formelle : « Les mutineries ne sont pas le symptôme d'un manque de stabilité. La stabilité et la sécurité sont de retour en Côte d'Ivoire. Les mutins réclament des primes, mais ils ne remettent pas en cause les Institutions. »
En dépit donc des atermoiements de ces dernières semaines, la Côte d'Ivoire conserve encore tout son crédit aux yeux de la communauté internationale, et maintient, par ricochet, la confiance que les bailleurs de fonds placent en elle, depuis la fin de la crise en 2011.
Avec Alassane Ouattara, la Côte d'Ivoire a, de toute évidence, tourné la page de l'instabilité. Pour entrer dans un cycle de développement censé la conduire à l'émergence à l'horizon 2020. Une vision chère à la communauté internationale qui n'a pas tourné le dos à la Côte d'Ivoire. Loin s'en faut. Ces dernières semaines, l'aéroport d'Abidjan a continué d'enregistrer l'arrivée de délégations de haut niveau. Diplomates et hommes d'affaire ont maintenu leurs rendez-vous. Le chef de l'Etat, le Vice-président de la République, le Premier ministre, le Président ont reçu diverses personnalités comme pour dire que le soleil se lève toujours à l'est du côté d'Abidjan. Des audiences accordées au Président de la BOAD, à la participation de la Chine au développement de la Côte d'Ivoire, en passant par la participation de Guillaume Soro aux activités de l'APF au Canada et le soutien de l'UE aux projets de la protection civile, on ne sent pas que la Côte d'Ivoire est en crise.
D'ailleurs, le grand rendez-vous à venir, fin mars à Abidjan, est plutôt évocateur : il s'agit de la Conférence internationale sur l'émergence de l'Afrique. Plus de quatre cent invités de haut niveau sont attendus. C'est dire que le cap de l'Emergence est maintenu. La Côte d'Ivoire est donc debout, malgré tout.
Charles Sanga
(In Le Patriote du 13 février 2017)
Rédigé par: Griot et tam tam de l'émergence   le: Mardi 14 Février 2017
Entre fantasme et délire Mr Charles Sanga n'en peut plus d'écrire pour nous faire partager son imagination débordante.... Peine perdue !
Rédigé par: KGP   le: Mardi 14 Février 2017
Je n'ose pas croire que M. SANGA Charles traite aujourd'hui les déclarations de l'opposition d'irresponsables. Au quel cas demandons lui de nous définir ce que c'est qu'une déclaration irresponsable émanant d'un opposant. Cette définition sera comparée à celles de tous les membres du RDR alors dans l'opposition. En somme M. SANGA n'a pas encore compris que le rôle de l'opposition c'est de faire des déclarations, des critiques et même des propositions. Il n'a pas encore compris que le rôle du pouvoir c'est de répondre aux attentes du peuple en prenant en compte les démarches de l'opposition. Enfin il n'a pas encore compris que le rôle du journaliste c'est de coordonner tout cela pour éclairer le peuple. Quand il comprendra, il saura que c'est tout cela qui concourt à ce que nous appelons le JEUX DEMOCRATIQUE.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mardi 14 Février 2017
C'est une application directe de la "méthode Coué". Attention, l'autosatisfaction rend sourd!!!
Rédigé par: papus   le: Mardi 14 Février 2017
Rien que du journalisme militant,tout simplement.
Rédigé par: Komo   le: Mardi 14 Février 2017
Après la mutinerie des forces spéciales, on ne peut pas continuer d'agiter l'encensoir à la gloire de nos gouvernants. La déception dépasse toutes les mesures. Il faut sérieusement réfléchir au redeploiement de ces forces dans les autres unités, et, créer une nouvelle structure articulée sur des critères plus sains et crédibles.
Rédigé par: emmanuel KOUADIO   le: Mardi 14 Février 2017
Mr Sanga,je n'ose pas vous demander de "redescendre sur terre"comme d'autres.je voudrais seulement m'assurer que "vos certitudes"ne s'adressent pas aux ivoiriens vivant au quotidien en Côte d'Ivoire.De quelle solidité parlez vous? Quelle sérénité évoquez vous dans votre texte? Vous devez avoir un "agenda secret" pour votre survie alimentaire. L'armée est-elle une Institution de la République? Qu'elle est sa place dans cette République? Merci de nous tranquilliser et nous rassurer devant les malheureuses décisions prises dans "la panique, la trouille et l'irresponsabilité." VIVE LA 3e REPUBLIQUE !
Rédigé par: Diarrassouba lozeni   le: Mardi 14 Février 2017
Lorsque j'attends dire que l'ONU est entrain de plier bagage,cela veut que nous allons nous entretués. Mais bien dit nous sommes tous dans la même côte d'ivoire si déclenche on sait même qui va échapper la poste crise en une illustration. Merci charles sanga, effectivement le pouvoir a su géré les frondes sociales il faut le connaitre. Dans tous certains ce pouvoir de voyou ne viendra plus au pouvoir. Reconnaissons le bien fait de l'homme. Tout bon ivoirien sait ou la côte d'ivoire était et est aujourd'hui. Le régime du véritable désordre est passé on ne vous est pas entendu parler.
Rédigé par: Dr F. Samaké   le: Lundi 13 Février 2017
Charles Sanga le savait depuis le début de l'année, que tout allait bien? Que tout allait à merveille? Mais il fallait nous le dire plus tôt, ou l'écrire tous les matins! Assurément, nous sommes dans le meilleur des mondes possibles, comme Voltaire l'écrivait dans Candide. Dieu lui-même serait jaloux de la façon dont le président gère la situation, car Dieu qui a pourtant tout créé, ne saurait faire mieux pour nous. Mr Sanga devrait nous ouvrir les yeux bien plus souvent!
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Lundi 13 Février 2017
Un pays solide n'aurait pas cédé aux revendications injustifiables de ces gueux, un pays solide aurait eu une vraie armée disciplinée et républicaine, dans un pays solide, une telle attitude se serait traduite par la mise aux arrêts des mutins suivie de leur renvoi immédiat dans leurs foyers, etc. Bref, c'est de tout sauf d'un pays solide qu'il s'agit. Les incantations ridicules qui jalonnent tout cet article ne sont qu'n exemple de la méthode Coué, universellement pratiquée en Côte d'Ivoire, où le discours lénifiant remplace la réalité du terrain. Mais ressaisissez-vous, OUVREZ LES YEUX, que diable !!!!!
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Lundi 13 Février 2017
ON nage en pleine fiction : "...derrière les ponts, routes, échangeurs, universités et écoles qu'il a bâtis, Alassane Ouattara édifie une République, c'est le cas de le dire, un géant au pied d'airain avec des institutions solides qui fonctionnent. Il est surtout en train d'inculquer aux Ivoiriens, la culture démocratique qui veut que l'armée reste, quoi qu'il advienne, en dehors des considérations politiques." Au "Patriote", il faudrait arrêter de rêver et revenir un peu sur terre, car pour pasticher le propos, en 2017,la suite on ne la connait pas. Plusieurs mois, voire années de travail ont été anéantis en quelques jours, et les effets ne tarderont pas à s'en faire sentir. Clairement, les fantaisies militaro-burlesques vont coûter plusieurs points de croissance... et peut-être, pour certains, l'envie d'aller encore plus loin dans la déstabilisation, d'autant plus que l'Onuci est en train de plier bagage.
Rédigé par: Fatou Sylla   le: Lundi 13 Février 2017
Un pays solide n'est pas un pays de désordre, dans lequel les militaires nous prennent tous en otage pour exiger qu'on leur verse àchacun des primes de plusieurs millions de CFA....
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 13 Février 2017
Ce n'est pas sans raison qu'Houphouët préférait l'injustice au désordre. Cette citation n´est pas illogique parce qu´il vaut mieux vivre avec une injustice qu'on pourra réparer au fil du temps que de subir le chaos pour tout le monde, un chaos qui sera impossible à arrêter. Le désordre et l´anarchie ouvrent la porte à tous les abus en poussant chaque homme à obéir à son propre sens de la justice et non pas à obéir à une justice commune. Dans une situation de désordre, c'est la loi de la jungle qui s'installe. Le désordre permet ainsi la réalisation d´une plus grande injustice. Dans le secteur privé et dans certaines organisations internationales, certains d'entre nous sont demeurés plusieurs mois sans être payés avant de recevoir un rappel par la suite. Ce n'est pas pour autant qu'on a fait la grève ou refusé de bien faire son travail. Dans le secteur public aussi, beaucoup de fonctionnaires embauchés travaillent plusieurs mois sans salaire avant que leur paie automatique ne se mette en place et ils reçoivent à cet effet un rappel. (Le rappel par la suite vient ainsi corriger l'injustice temporaire de devoir travailler sans salaire ou bien de ne pas avoir reçu certaines indemnités ou per diem)..Pourquoi donc nos soldats des forces spéciales se comportent-ils en gredins et tirent en l'air en pleine ville (blessant et tuant ainsi quelques civils) qu'ils devaient protéger ? Nos soldats n'assument plus du tout ainsi leur mission première de protéger la nation contre une éventuelle attaque terroriste, et ils ne surveillent plus du tout la frontière maritime entre le Ghana et la Côte d'Ivoire. C'est quoi ce désordre qui non seulement ternit l'image du pays, nuit à l'investissement et au bon climat des affaires, et qui en plus rend le pays plus vulnérable aux attaques terroristes ? Ce n'est donc pas sans raison qu'Houphouët préférait l'injustice au désordre.