Edito n° 001 Matin Bonheur, La mort au bord des routes ivoiriennes
André Silver Konan - Publié le: 09-01-2017 - Mise-à-jour le: 09-01-2017 - Auteur: André Silver Konan
Edito n° 001 Matin Bonheur, La mort au bord des routes ivoiriennes
Dans son édito n°001 Matin Bonheur (RTI) du vendredi 6 janvier 2017, André Silver Konan traite du thème de « La mort au bord des routes ivoiriennes » et appelle à de lourdes sanctions contre les chauffards. Lisez !
Pas moins de 710 personnes tuées, dans des accidents de la route, en 2016. Le bilan provisoire des Sapeurs-pompiers ne prend pas en compte, les morts dans les contrées qui ne sont pas couvertes par eux.

Décompte macabre

De fait, le décompte macabre grossit furieusement d'année en année. 2015 : 883 morts, 10 632 accidents. 2014 : 816 morts, plus de 14 000 blessés dont des centaines d'invalides à vie.
Mais pourquoi les routes ivoiriennes sont-elles si mortifères ? Il y a une explication principale. 90% des accidents ont une « cause humaine ». Cause humaine, un euphémisme de l'Office de sécurité routière (Oser) pour souligner l'irresponsabilité humaine : excès de vitesse, ivresse, dépassement dangereux, mauvais stationnement, non contrôle de l'état des pneus.
Bref. Nous conduisons notre véhicule, exactement comme nous nous conduisons dans la vie.
Un arrogant, par exemple, foncera tout droit sur des gens arrêtés à un passage-piétons. Un tricheur impénitent usera de toute sorte de moyens détournés pour s'attribuer un vrai permis de tuer, pardon un faux permis de conduire.
Un inconscient roulera à toute vitesse, fera des dépassements dangereux et se fichera pas mal de la vie des personnes à bord de son véhicule.
« Quelle différence il y a-t-il entre un inconscient qui stationne, la nuit, sans signalisation, son camion à un tournant, sur une route fréquentée et un coupeur de route, qui agresse nuitamment, au détour d'une voie fréquentée ? »
A mon avis, en attestent les chiffres, les campagnes de sensibilisation, que nous voyons à la télé, depuis notre tendre enfance, n'ont pas suffi à faire prendre conscience aux chauffards.
Pour mettre fin, du moins, pour faire chuter le décompte macabre, il faut sévir. Il n'y a pas de bons criminels et de mauvais criminels. Il y a des criminels, point à la ligne.
Un drogué qui agresse mortellement une personne dans la rue n'est pas pire qu'un ivrogne qui conduit à la mort, une dizaine de personnes. Quelle différence il y a-t-il entre un inconscient qui stationne, la nuit, sans signalisation, son camion à un tournant, sur une route fréquentée et un coupeur de route, qui agresse nuitamment, au détour d'une voie fréquentée ?

« Je laisse pour moi à Dieu »

Nous sommes tous interpellés. Autant le policier qui, sans procédure, rend son permis de conduire à un chauffard, que le juge qui le laisse en liberté, après un procès bâclé, de même que la victime qui accuse systématiquement le sorcier du village ou qui dit : « Je laisse pour moi à Dieu ». Ce n'est ni de la charité, ni de la bonté, c'est de la méchanceté envers les futures victimes du chauffard en liberté.
Il est temps que, par notre propre conduite, nous montrions à ceux qui conduisent un véhicule, comme ils se conduisent dans la vie, que c'est fini, le temps où ils conduisaient la vie d'innocentes personnes, vers une mort brutale. Les textes existent, il faut les appliquer. Tout simplement !
André Silver Konan
(Ambassadeur de la sécurité routière, du ministère des Transports)
Rédigé par: Bonébo   le: Mardi 10 Janvier 2017
A mon avis, la solution se trouve dans le diagnostic de ASK : On est sur le route, ce qu'on est toujours à la maison, au bureau et autre. Un bien élevé se conduit bien sur la route. Un bien élevé ne donne pas le permis à un individu qui ne sait même pas faire démarrer une voiture.Un bien élevé ne vient pas boucher un voie déjà encombrée. Effectivement, la route s'offre comme un bon miroir de notre personnalité. Les petites gens ne sont pas capables de céder le passage. Et plus grave, les gros cylindrés de dernier cri n'ont pas toujours à leur volant, des valeurs d'exemple en conduite. Vous en verrez conduire à très vive allure en zone rurale. La meilleure formule d'éducation à la sécurité routière passe par l'éducation aux valeurs de nos concitoyens, respect de la vie, respect de soi-même et des autres, courtoisie, rigueur.
Rédigé par: Francoise Trohze   le: Mardi 10 Janvier 2017
Bien dit Mr Simby FARY.Avant de te delivrer un permit de conduire en Anglterre, l'eleve doit pouvoir conduire comme un professionnelle,comme un conducteur experimente.Une conduite parfaite.Ils sont trop strictes. En effet,un vehicule a l'arret dans la circulation n'est pas coupable de l'accident dans lequel un autre le percute a l'arriere.Ralentir fortement(20,30km/h),claquesonner avant d'aborder un virage car la visibilite est nulle a l'avant. De la courtoisie dans la conduite,mes amis en donnant de la valeur a la vie.
Rédigé par: Akissi Delta   le: Lundi 9 Janvier 2017
@Simbo Fary: Hors agglomération, le stationnement doit se faire autant que possible hors de la chaussée. [Stationnement dangereux.: Votre véhicule, à l'arrêt ou en stationnement, doit être placé de manière à ne pas constituer un danger pour les autres. Cette exigence ne sera pas satisfaite si votre voiture est immobilisée à proximité d'une intersection de routes, d'un virage, du sommet d'une côte ou d'un passage à niveau.
Rédigé par: papus   le: Lundi 9 Janvier 2017
EXCELLENCE, vous saviez bien que la difficulte chez nous est l'application effective des textes. Combien de chauffeurs qui telephonent au volant ont etes sanctionnes? Combien de chauffards ne grillent-ils pas les feux sous la barbe des policiers? Combien de conducteurs respectent le cedez-le passage des ronds-points de la RIVIERA et de BINGERVILLE? Dites a nos Ministres des transports aupres duquel vous etes accreditez et de la securite de sevir maintenant, les phases de sensibilisation sont terminees. Haute consideration,Excellence.
Rédigé par: Simbo Fary   le: Lundi 9 Janvier 2017
Selon le code de la route, un véhicule à l'arret dans la circulation n'est pas coupable de l'accident dans lequel il se fait percuter à l'arrière. Celui qui est en mouvement est censé maitriser et controler tout ce qui se passe dans son champs de vision....
Rédigé par: Lago Tape   le: Lundi 9 Janvier 2017
Selon un rapport publié par l'OMS, le continent détient le record du nombre de morts dans des accidents de la circulation. En cause, un manque de volonté politique en matière d'infrastructures et de prévention. Toutes les heures, 26 personnes meurent en Afrique des suites d'un accident de la circulation. C'est un des constats du rapport sur la sécurité routière dans le monde que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié. L'Afrique y tient une place prépondérante, avec le taux de mortalité routière le plus important au monde : 24,1 personnes tuées pour 100 000 habitants. « L'Afrique a un taux de morts sur les routes quasiment deux fois et demi plus élevé qu'en Europe », affirme Margaret Chan, directrice générale de l'OMS. Elle exhorte les gouvernements africains à oeuvrer efficacement pour la sécurisation des routes. Le continent, qui possède 2% du parc automobile mondial, recense en effet 16% des morts sur la route dans le monde. Des faubourgs de Kinshasa aux rues d'Abidjan, en passant par les routes nationales de nombreux pays, les problèmes sont divers mais ont une même cause : le manque d'action politique. La sécurité des usagers vulnérables (piétons, cyclistes, conducteurs de deux-roues) ainsi que le respect de la signalization sont particulièrement négligés. Pour « inverser la tendance à la hausse » des accidents, les chercheurs de l'OMS insistent sur les efforts que doivent fournir les gouvernements.