Côte d'Ivoire : la mutinerie des soldats s'étend, le gouvernement entame des négociations
le monde.fr - Publié le: 07-01-2017 - Mise-à-jour le: 07-01-2017 - Auteur: LE MONDE.fr
Côte d'Ivoire : la mutinerie des soldats s'étend, le gouvernement entame des négociations
 

Ce sont les premières discussions directes entre le gouvernement et des soldats de l'arméeivoirienne, en colère depuis quarante-huit heures. Et celles-ci s'annoncent déterminantes pour la Côte d'Ivoire, aux portes d'une nouvelle crise, six ans après avoir tourné la page d'une précédente qui avait duré près d'une décennie (2002-2011) et fait des milliers de morts. 

A Bouaké (centre du pays), le ministre de la défense, Alain Donwahi, est arrivé par avion samedi 7 janvier, pendant que son cortège terrestre restait bloqué par des insurgés à l'entrée sud de la ville, raconte un témoin. Le signe d'une tension perceptible dans une zone, qui a passé une première nuit sous le contrôle des mutins, au rythme des rafales de kalachnikov, des rodéos de soldats encagoulés. Le mouvement ne dispose pas encore de visage.

Le mouvement d'humeur s'est également emparé de Man, la plus grande ville de l'ouest du pays. Un conseil des ministres extraordinaire aura lieu ce samedi à 17 heures à Abidjan, au retour du chef de l'Etat, Alassane Ouattara, qui est au Ghana, à l'investiture du nouveau président, Akufo-Addo.
« Nous n'avons pas fermé l'oil de la nuit. Nous avons l'impression de revivre septembre 2002 (début de la précédente rébellion armée dans le pays). Ils font la loi, ne s'en prennent à personne, mais on ne sait pas quand tout cela va finir », explique, au téléphone, Berthé Fofana, enseignant à Bouaké.

Pas de violences à l'égard des populations

Lors de son intervention télévisée, vendredi soir, le ministre de la défense a expliqué que les revendications des soldats étaient d'ordre corporatiste. « Ils réclament l'augmentation de salaires, la réduction du temps passé dans les grades et les éclaircissements à propos d'une supposée prime [ECOMOG] », a dit le ministre. « Si les revendications sont fondées, nous ferons face », a promis Donwahi, appelant les mutins à retourner dans les casernes.
Mais une fois à Bouaké, le ministre a pu se rendre compte que son message n'avait pas été entendu. Pas plus que dans les villes de Daloa et Korhogo, passées sous le contrôle des mutins. Commerces, banques et écoles sont fermés. A Odienné et Daoukro, ville de l'ancien président Henri Konan Bédié, le calme est revenu après une manifestation de militaires.
Samedi, des camps militaires, comme celui d'Akouédo (est d'Abidjan), plus grand camp du pays et de Tai (ouest, frontière du Liberia) ont tenu à se signaler en tirant des rafales en l'air. Toutefois, les mouvements demeuraient sans violence à l'égard des populations. 

A Abidjan, la peur s'est emparée progressivement de la ville. « Nous vaquons à nos occupations, sans trop aller loin de la maison. On voit les forces de l'ordre en patrouille pour nous rassurer, mais en Côte d'Ivoire, nous savons que tout peut aller vite. On reste donc prudents », confie, tremblante, Aline Bilé, une étudiante.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Lundi 9 Janvier 2017
"Le pourvoir des yeux fermés" un grand merci. concernant le comportement du site, c'est exact, n est en plein dans l'apologie. Non seulement il bloque les critiques, considérant sans doute qu'il s'agit de "lèse-majesté", alors que ce ne sont pas les avalanches de compliments obséquieux qui font avancer les choses, mais plutôt les critiques objectives et constructives, mais il bloque aussi les posts concernant les actions environnementales d'une organisation A BUT NON LUCRATIF. Mais je crains que cette locution "à but non lucratif", qu'il est déjà très difficile de faire comprendre aux ivoiriens sur le terrain, ne soit pas comprise non plus du modérateur de lebanco.net.
Rédigé par: Le pourvoir des yeux fermés   le: Dimanche 8 Janvier 2017
@Forestier de Lahou en effet vous dénoncez objectivement les choses bancales de cette équipe dirigeante et cela est toujours un vrai plaisir de vous lire car vos interventions sont instructives à plus d'un titre, vous n'êtes jamais dans l'excès mais juste, merci. Le budget de souveraineté dont on ne sait absolument pas grand chose pour ne pas dire rien est aux mains de madame et du frère du président qui font ce qu'ils veulent avec .... La fondation de madame censée donner est servie par toute une manne financière au motif que son association serait d'utilité publique etc.... Mais où est la transparence et quand on donne a t'on besoin à ce point de faire le show pour montrer qu'on est généreuse ??? Lebanconet retransmet toutes les actions semblant sociales de la dame et effectivement censure pas mal d'interventions qui dénoncent nombreuses dérives du pouvoir actuel par l'entremise de cette dame sous des airs de générosité habillée d'un faux pagne de bonté ! Cela n'engage que moi bien entendu mais je voulais aussi l'ajouter ici.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Dimanche 8 Janvier 2017
"Les cadeaux fait à grand bruit par madame son épouse ne sont pas l'oeuvre d'une vraie action sociale, mais plutôt l'aumône qu'on verse ici et là pour l'apparence du vernis" affirme "Le pouvoir des yeux fermés"... c'est ce que je dis moi-même depuis quelques temps, car cela devient "énooorme", sauf que le site, visiblement complice qui marche dans la combine, se croit souvent obligé de bloquer de tels messages ("lèse-majesté"). Bien évidemment, ces cadeaux sur crédits d'état déversés un peu partout font des envieux, d'où le chantage exercé par ces godillots qui croient sans doute que l'Etat regorge de liquidités et qu'il peut en donner autant qu'on en demande (république bananière). Il faut éviter de tomber dans ce piège qui n'est qu'un puits sans fond, et prendre toutes les dispositions pour que cela ne se reproduise plus. Si la PR arrive à "calmer le jeu", il ne faut pas considérer cela comme une victoire et continuer à se pavaner à droite et à gauche comme si de rien n'était, mais, au contraire, réformer sévèrement cette armée mexicaine de carnaval et radier tous les indisciplinés, analphabètes et fauteurs de troubles... à commencer par les ex com-zones, qui présentent l'exemple le plus déplorable à ces jeunes écervelés.
Rédigé par: Le pouvoir des yeux fermés   le: Samedi 7 Janvier 2017
Et dire que le président Ouattara nous promettait un libéralisme à visage social !!! Mais on se demande bien où est le social dans ce pays ? Le président gouverne de sa chaise au Palais, dans ses avions, et en voyage, mais il ne regarde pas les ivoiriens et il n'a aucune info réelle de ce qui est la vie dure des citoyens lambda. Les cadeaux fait à grand bruit par madame son épouse ne sont pas l'oeuvre d'une vraie action sociale, mais plutôt l'aumône qu'on verse ici et là pour l'apparence du vernis et cela se voit et le vernis est en train de craqueler .... Comment en 2017 on peut avoir un coup comme ça encore Mr le Président Ouattara, n'êtes pas vous censé protéger le pays et le peuple ? Comment se fait il que les militaires se soulèvent avec ou sous votre gouvernance ??? Vos promesses, vos solutions ????????????????? ACTES MANQUES : dommage de ternir votre image ainsi !
Rédigé par: vérité   le: Samedi 7 Janvier 2017
Mes rêves, comme dit l'autre "Abou" seront une réalité ! Il est temps que nos dirigeants sachent qu'ils n'auront le respect que s'ils vivent comme le "moyen" du peuple ! Allez-y dans les "Supers Marchés" et regardez les cadis des "nouveaux riches", vous comprendrez pourquoi nous multiplierons les crises sociales ! Impossible d'accepter ça ! Une population mal éduquée, mal formée et dont l'avenir est incertain, cette population n'a rien à perdre ! Nos politiciens doivent arrêter de dire qu'il faut penser aux jeunes ! Comme le disent les présidents européens concernant leurs jeunes ! Les européens ont 20% de leur population qui a moins de 30 ans ! Nous, on a 75% de notre population qui a moins de 28 ans ! Alors, à qui vous pensiez avant ?!!! Nous sommes tous jeunes, vous êtes TOUS INCAPABLES de comprendre ça ! Il est temps que les membres du gouvernement prennent le bus et les woro-woro comme tous les travailleurs, et qu'ils comprennent alors le calvaire que nous vivons ! Qu'ils mangent dans les maquis où nous mangeons ! C'est possible ! C'est faisable et ça DOIT ÊTRE UNE LOI ! Alors nous n'aurons plus de crise sociale ! CFQD Vérité