10 résolutions linguistiques pour 2017
le figaro - Publié le: 03-01-2017 - Mise-à-jour le: 03-01-2017 - Auteur: Alice Develey
10 résolutions linguistiques pour 2017
Halte aux voeux de fin d'année qui ne durent jamais que quelques jours ! La rédaction a répertorié les fautes de français qui vous ont le plus interpellés dans la presse et sur les réseaux sociaux cette année. Voici dix expressions et locutions du quotidien revues et corrigées pour bien commencer 2017.
Vaste débat que l'orthographe de la langue française. Bousculé dans ses réformes, chahuté sur Internet, souvent malmené à la télévision et de temps à autre tourneboulé au quotidien, l'idiome national en finit parfois par en perdre la boule. Difficile de ne pas en perdre notre français...
Pourtant, pas un jour n'est passé cette année sans que vous ne nous fassiez remonter des erreurs de syntaxe, de grammaire ou de conjugaison vues ou entendues au détour de conversations. Signe que le français repose encore sur des règles et des fondements bien précis.
Aussi, la rédaction vous propose de revenir une fois pour toutes sur ces démons linguistiques qui n'ont eu de cesse de vous hanter cette année. Petit florilège.
 Une majorité des Français aime ou Une majorité des Français aiment?
La langue courante semble avoir coupé court au problème. Lorsqu'il est question d'employer l'expression «une majorité de», celle-ci se retrouve généralement suivie du singulier. Est-il courant d'entendre par exemple: «Une majorité d'élèves n'est pas venue en classe ce matin». Pourtant, si l'on se veut d'être correct, il faudrait accorder le verbe avec le collectif partitif. Ici: «les élèves». La phrase exacte est donc: «Une majorité des Français aiment aller à la piscine».
En revanche, lorsque le collectif est général (ou que le pronom est déterminé: le, la, les), le verbe doit s'écrire au pluriel. Ainsi, sera-t-il correct de dire: «La majorité des Français aime aller à la piscine» plutôt que «La majorité des Français aiment...». Ce, bien que le pluriel reste envisageable, mais peu élégant.
Remarque : L'expression «la plupart de» doit s'accorder au pluriel lorsqu'elle se retrouve suivie d'un nom au pluriel. Exemple: «La plupart des gens pensent que». Mais elle devra s'orthographier au singulier dans la phrase: «La plus grande partie des élèves pense que».
? Pallier à ou Pallier?
Le palier semble toujours difficile à passer à l'oral. Combien de fois n'avons-nous pas entendu dire dans les médias l'expression: «Il a tenté de pallier à cette faute»? Admise au quotidien, la locution n'en reste pas moins fausse.
En effet, nous précise Bruno Dewaele dans son livre 1 faute/jour, s'il est correct de dire «remédier à quelque chose», on ne dit pas «pallier à quelque chose», mais «pallier un problème, une faute, etc.» Transitif direct, le verbe n'a pas besoin de s'utiliser avec une préposition.
Remarque: Comme le verbe «pallier», le verbe «se rappeler» se construit sans préposition. On dira ainsi «Je me rappelle mon passé» et non pas «Je me rappelle de mon passé».
Tous les lundis ou Tous les lundi?
Aidons-nous de l'expression enfantine: «Mercredi c'est raviolis.» Sous-entendu, nous mangeons des raviolis chaque mercredi. Donc pas de S.
En revanche, à partir du moment où le jour est précédé du mot «tous», il prendra automatiquement un S. Ainsi, on écrira: «tous les mercredis, c'est raviolis».
Remarque : Lorsque les jours de la semaine sont suivis de: «matin», «soir»,etc ces derniers ne porteront pas le signe du pluriel. On écrira ainsi: «les jeudis soir», «les samedis matin».
 Être censé ou Être sensé?
L'Académie française nous éclaire sur cet éternel problème pourtant bien sensé. «Censé», du latin censere, signifie «évaluer la fortune et le rang» et «recenser, juger» tandis que «sensé», dérivé du mot sens a pour équivalence sémantique «qui a sa raison, son bon sens». Les locutions sont bien éloignées l'une de l'autre et ne peuvent par conséquent se substituer.
On écrit ainsi: «Nul n'est censé ignorer la loi» et «Cette femme est bien sensée dans ses propos».
 Après que + indicatif ou Après que + subjonctif?
Peu sympathique à l'oreille, l'expression après que + indicatif n'en reste pas moins juste. Et bien préférable à un accord avec le subjonctif. L'Académie française nous rappelle les différences essentielles entre les locutions «avant que» et «après que» dans sa rubrique Dire ne pas Dire.
«Avant que» implique l'idée d'éventualité alors que «après que» induit la notion d'une action déjà accomplie. Aussi pour être exact, faut-il écrire: «Personne ne bronche après qu'il a pris la parole» ou «Après qu'il eut fait ses courses, il se cuisina de bons plats».
 À l'envie ou À l'envi?
Les deux mots à première vue similaires, car homophones, diffèrent radicalement par leur sens. Le nom «envie» a pour signification «le besoin ou le désir de quelque chose», tandis que les termes «à l'envi» s'emploient en remplacement des expressions: «en rivalisant» ou «à qui mieux mieux». Rien à voir donc entre les deux locutions.
Remarque : Pour se souvenir de la règle d'orthographe, rien de plus simple! Notez que l'expression «à l'envi» retirée de sa phrase ne changera aucunement son sens. Exemple: «Ils rivalisent à l'envi en cadeaux et en fêtes» deviendra ainsi: «Ils rivalisent en cadeaux et en fêtes».
Être près de ou Être prêt de?
Voilà une expression que vous ne serez pas près d'oublier. Les adjectifs «prêt» ou «prête» ne peuvent s'employer dans une phrase que lorsque ceux-ci se retrouvent suivis de la préposition «à». Le mot «prêt» signifie «préparé pour, être disposé à» tandis que le terme «près» s'emploie pour parler d'une personne qui est sur le point de faire quelque chose ou pour indiquer la proximité spatiale.
Ainsi est-il juste de dire: «Il est prêt à tout» mais incorrect d'écrire: «Il n'est pas prêt de faire ça».
 Toi qui es ou Toi qui est?
Impossible de discerner à l'oreille l'écriture de l'auxiliaire être. Faut-il accorder le verbe à son antécédent ou faire fi justement de son sujet? L'erreur est facile et pourtant bien évitable. Pour orthographier le verbe être, rien de plus simple! Il suffit de l'accorder en genre et en nombre avec le pronom qui le précède.
Ici, le pronom «toi», correspond au «tu» de la deuxième personne du singulier. L'auxiliaire doit de ce fait s'écrire avec un «s». C'est donc la phrase «Toi qui es» qui est correcte.
On écrira de la même façon: «C'est moi qui ai», «C'est lui qui va» ou encore «Ce sont eux qui savent».
 Être presque en ou Être presqu'en?
Attention exception! La langue orale voudrait que le «e» final du mot «presque» saute avec l'apostrophe et qu'il soit ainsi correct d'écrire «Il est presqu'en vacances». Pourtant il n'en est rien. Seul le terme «presqu'île» a le droit de bénéficier de la bizarrerie orthographique.
Il sera ainsi plus exact d'orthographier l'expression ainsi: «Il est presque en vacances», ce bien que l'usage ait fait disparaître sa voyelle à l'oral.
 L'histoire est toute autre ou tout autre?
Tout est une question d'utilité dans la phrase. Si «tout» peut-être supprimé sans changer le sens des termes auxquels il se rapporte, il s'agit donc d'un adverbe et doit s'écrire: «tout», sans «e». On note ainsi «C'est une tout autre histoire».
À l'inverse, lorsque que «tout» devient un adjectif indéfini et ne peut être supprimé de sa phrase, il s'accorde au terme auquel il se rapporte, dans le sens de: «n'importe lequel». Par exemple: «Toute autre écolière serait partie en courant».
Rédigé par: Critical Thinking   le: Jeudi 5 Janvier 2017
Oui je reconnais que j'ai un blocage, et c'est pour cela que j'en parle. Peut-etre que toi aussi tu devrais voir ton blocage a ton niveau, toi qui estime qu'on ne peut pas enseigner nos langues locales, toi qui estime qu'on doit faire avec la langue du blanc. Je suppose que c'est tout fait normal pour toi qu'on enseigne francais, anglais,espagnole, allemand, arabe etc... dans nos ecole de negres a nos enfants, pendant qu'ils ne peuvent meme faire une phrase dans leur langue maternelle. Et tu me demande comment allions nous communiquer avec les chinois, les japonais et autres...alors je te demande, qu'est ce qui ne va pas avec nos langues, ou bien les langues de blanc sont bien meilleures pour toi que les notres. Tu peux te vanter de maitriser la langue de Moliere, mais pour moi, et pour le blanc, tu n'es qu'un bon Negre qui salut la colonisation. Bon vent a toi, mais moi je ferai jamais l'apologie des langues etrangeres, car le faisant on confirme la superiorite du blanc. Mais bon, je te concede ton opinion.
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Jeudi 5 Janvier 2017
"Critical Thinking" la preuve flagrante de ta propre incohérence et de tes contradictions c'est ton ridicule pseudonyme à la mode anglo-saxonne. Quant à la sémantique, je ne la commenterai même pas...
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mercredi 4 Janvier 2017
"Critical Thinking" et comment tu vas communiquer (si par un extraordinaire hasard cela t'est nécessaire, ce qui reste fort douteux...) avec les chinois, japonais, hindous, vietnamiens, arabes... si tu n'as que ta langue de villageois ? Ah oui, c'est vrai, tu as un blocage dans ton cerveau, tu penses que tu ne peux pas y arriver !
Rédigé par: Critical Thinking   le: Mercredi 4 Janvier 2017
Merci pour vos critiques, mais vous ne faites que confirmer ce que je disais. Le complexe d'inferiorite, nous memes, nous nous fixons des limites dans notre "evolution". C'est cet effet psychologique qui fait qu'on qu'on continue inconsciemenet a s'aggriper au blanc et a ses idees. Qu'est ce qui va pas avec nos langues? Le petit Rwanda s'est debarrasser du Francais tres recemmnent et adoptee le "Kinrwanda" comme langue nationale. Les pays asiatiques en majorite, bien que ayant ete colonise par le blanc, se sont accroches a leur langues locales, paraillement avec les pays arabes. Okay, les "penseurs" negres vont me sortir le fait que nos langues ne sont ecrites et bla bla bla, non c'est parce que nos refusons d'utiliser notre cerveau, car il y a un blocage dedans. Nous ne pensons pas que nous pouvons y arriver. Du coup, on emprunte la voie de la facilite, celle deja tracee par le blanc. Qu'est ce qu'il y a de mauvais si on enseignait nos langues locales a l'ecole a nos petits, n'est pas deja la un debut! Si les chinois, japonais,hindous, vietnamiens, arabes...avaient neglige leur langues pour adopter betement la langue du colonisateur, que seraient-ils today? Probablement comme nous: des Suiveurs, et admirateurs du blanc. Once again, Quel gachis...
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mercredi 4 Janvier 2017
"Beugré Julien", on se le demande. Et quelle Académie va fixer les bons usages et l'orthographe correcte de ces langues essentiellement orales ? Les rares manuels de Dioula qui ont été publiés sont épuisés depuis des lustres ! Quant aux autres languies de Côte d'Ivoire, je ne connais aucun autre moyen de les apprendre que de fréquenter des locuteurs natifs.
Rédigé par: Beugré Julien   le: Mercredi 4 Janvier 2017
@ Critical Thinking, un Grand Merci. En CÔTE D'IVOIRE, en quelle langue allons-nous nous exprimer? Le Dioula? Le Baoulé? Le Bété? Le Guéré? Le Adjougrou? ...........?
Rédigé par: Forestier de Lahou   le: Mercredi 4 Janvier 2017
"Quel gachis...sommes-nous une erreur de la nature?" OUI, TOI SURTOUT, "Critical Thinking" !!!
Rédigé par: Critical Thinking   le: Mardi 3 Janvier 2017
Negrerie de negrerie, qu'est ce qu'on a foutre de cette maudite langue de colonisateur. Pourquoi ne fesons-nous pas la promotion de nos propres langues? N'avons nous pas de langues? Le chinois (mandarin) est en train de s'imposer aux blancs et meme l'arabe. Dans beaucoup d'aeroports today, les signes sont en anglais et chinois. Bientot ce sera l'indou, arabe ou japonais. Pourquoi, parce que ces peuples la sont en train de s'imposer aux blancs par leur travail et leur capacites de relever les defis de ce monde. Mais le Negre est encore malade de son complexe d'inferiorite et continuent a avaler les conneries du blanc. Quel gachis...sommes-nous une erreur de la nature?