IL était une fois 2016 : année folle au niveau politique sur pratiquement tous les continents.
Nicolas K. DeBotro - Publié le: 21-12-2016 - Mise-à-jour le: 21-12-2016 - Auteur: Nicolas K. DeBotro
IL était une fois 2016 : année folle au niveau politique sur pratiquement tous les continents.
Au cre?puscule de cette anne?e 2016, qui a e?te? riche en rebondissement sur le plan politique et cela sur pratiquement tous les continents, force est a` ne plus rien comprendre et en perdre son latin. Car toutes les donne?es dites de socio-styles pertinents, prisent en compte pour effectuer tous les sondages d'opinions politiques ont e?te? battues en bre`che !
En Europe Occidentale cela a e?te? le coup de tonnerre avec le Brexit (sortie du Royaume-Uni de l'Union Europe?enne), alors que tous les sondages donnaient gagnant le maintien. Re?sultat ce jour, la nouvelle administration May fait du sur place et tourne en rond sans re?ellement trop savoir comment de?clencher le fameux article 50 (du traite? constitutif de l'Europe), stipulant les modalite?s de sortie d'un de ses membres.
Rebelote sur le plantage des instituts de sondage aux e?lections pre?sidentielles Us : victoire du fantasque D. J. Trump (Re?publicain) sur Hilary R. Clinton (De?mocrate).
Ce qui change d'ailleurs totalement la donne sur les prochaines relations/coope?rations ame?ricano- reste du monde, attendu que le nouveau futur locataire de la Maison Blanche n'a pas sa langue dans la poche. Me^me si pre?sentement certains lobbys se de?chainaient outre-Atlantique pour faire tanguer cette e?lection (finalement e?lection confirme?e cette semaine par le colle`ge des grands e?lecteurs), Trump est belle et bien le futur Potus).
Non loin des la`, a` une encablure des eaux territoriales Us, dans les Carai?bes, un dinosaure s'en est alle? : le lieder F. Castro de Cuba, l'homme qui re?sista a` 11 pre?sidents et administrations ame?ricaines (me^me si on assiste a` un de?but de normalisation sous l'impulsion d'Obama et du fre`re Raoul Castro ces derniers temps !), pour sa dernie`re demeure en grande pompe.
En Core?e du Sud, apre`s avoir salue? l'ave`nement d'une femme a` la te^te de l'Etat, c'est he?las avec fracas qu'elle se voit destituer pour corruption, menac?ant ainsi la stabilite? e?conomique me^me de ce moteur asiatique et mondial.
Dans la ligne?e des revers fe?minins, l'Ame?rique Latine ne fait gue`re mieux : le ge?ant e?mergent Bre?sil a lui aussi destitue? sa seule et premie`re femme pre?sidente, dernie`rement au me^me motif de corruption ! Me^me motif et me^me punition pour les dirigeants fe?minins, a` quand le me^me tarif applicable aux dirigeants masculins ?
Le grand monde arabo-musulman reste e?gal a` lui-me^me [et comme disait jadis feu le Pre?sident F.H.Boigny « nos fre`res arabes e?tant d'accord dans leurs de?saccord, faudrait pas s'inge?rer dans leurs affaires... »], avec son lot et corte`ge d'attentats a` la bombe/kamikazes aux ceintures pie?ge?es/morts en cascade/guerres en tout genre... Et fait majeur passe? certainement inaperc?u, le Liban a un pre?sident en la personne du vieux Ge?ne?ral Aoun, apre`s bien de dizaines de mois sans re?elles institutions fonctionnelles.
Quant au continent Afrique, berceau de l'humanite? et notamment de toutes les expe?rimentations, maillon toujours aussi faible en apparence, il fait son bonhomme de chemin, cherche ardemment sa voie entre divers mode`les emprunte?s en lieu et place de mode`les autochtones.
De ce fait, des agitations positives ont eu cours tout comme he?las, la gabegie re?currente qui mine ces socie?te?s fondamentalement riches en ressources premie`res et pauvres au finish :
L'Afrique du sud et ses dirigeants noirs post-Mandela, pas a` la hauteur de ce grand pays, continuent de faire honte et de de?frayer la chronique au chapitre des malversations en tous genres, aide?s en cela par leurs parlementaires (aux ordres) qui en lieu et place du vote de destitution, votent le maintien, a` ne rien comprendre.
Au Gabon, petit e?tat riche en pe?trole, nous avons eu droit dernie`rement a` une fracture fratricide et consanguine suite aux dernie`res e?lections pre?sidentielles remporte?es par A. Bongo le re?gent.
Les pays du sahel de?ja` ensable?s, ne sont point e?pargne?s par ces Chefs d'Etat qui, ayant pris le pouvoir, tournent en round en enfumant le peuple de?ja` enrhume?, sans savoir trop comment mener correctement la barque :
C'est le cas notamment du Mali de IBK, qui n'eut e?te? l'ope?ration militaire franc?aise, serait en partition avec un grand nord narco-djihadiste sans foi ni loi et un petit sud mene? par un pre?sident et une
administration hyper corrompue qui battent tous les records de malversations, au secours ATT allons- nous dire ? Le Burkina avec ses nouveaux braves/ou hommes inte`gres, n'arrivent gue`re a` faire mieux apre`s avoir distrait l'opinion publique internationale sur des sujets non pertinents et peu susceptibles de sortir le peuple et le pays de l'ensablement, de la menace djihadiste, bien entendu surtout apre`s avoir de?nigre? « a eu et a` dia » l'ancienne administration Compaore? qui, qu'on le veuille ou non a` su en quelque sorte mener la barque.
En Guine?e Conakry, pays classe? parmi les plus corrompus au monde, un autre soit dit en passant,
« opposant ce?le`bre » quand il ne fallait rien faire comme plein d'autres, s'est arrange? pour avoir deux mandats successifs (et les bruits de casseroles actuelles la`-bas vont e?tat d'un troisie`me mandat e?ventuel... !) : mais pour quel bilan et impact historique marquant a` ce jour ?
Au Nige?ria, ce ge?ant africain a he?rite? quant a` lui du comeback d'un ancien ge?ne?ral putschiste, et le bilan actuel est pluto^t mitige? voire me?diocre a` l'instar du pre?ce?dent, quand ce n'est la chasse aux sorcie`res a` l'e?gard des membres de l'ancienne administration tre`s peu enviable ; Au Ghana, on assiste a` une autre alternance tranquille sous surveillance de l'ancien dur et putschiste Rawlings, tant le bilan du sortant est mi-figue mi raison.
La palme de l'invention institutionnelle va a` la RDC (ex-Zai?re) ou` un pre?sident en fin de mandat constitutionnel reste en place sous des pre?textes fallacieux avec toujours les pleins pouvoir, et nomme a` ce jour un gouvernement de coalition de 74 membres, digne d'une arme?e mexicaine ! Cherchez l'erreur !
Le pompon ou bouquet d'e?clat va quant a` lui a` la Gambie, petit pays enclave? dans le Se?ne?gal car, apre`s une e?lection pre?sidentielle salue?e par le monde entier du fait de la reconnaissance par « le seigneur Yaya J. » (en place depuis plus de 20ans) de sa de?faite, on assiste a` un spectaculaire revirement de situation et va-t-on dire a` un fantastique coup d'Etat tranquille, attendu que ce dernier s'est ravise? et ne reconnai^t plus rien, contestant en bloc ces e?lections au nez et a` la barbe de toutes les communaute?s internationales, mettant notamment au de?fi la CEDEAO pour la date fatidique du 19 janvier prochain, jour d'installation du nouveau pre?sident e?lu.
Enfin, La CI du pre?sident ADO essaye de sortir de la le?thargie, et est en pleine mutation socio-politique et culturelle ; et y entend-t-on parler d'e?mergence en leitmotiv, de IIIe`me Re?publique avec mise en place des institutions affe?rentes a` cet effet ! Aussi, gageons que la paix et la se?curite? soient totalement de retour et de mise la`-bas, comme au temps des pe`res fondateurs.
Puisse la nouvelle anne?e apporter bien de meilleurs changements aux pays dits e?mergents, notamment ceux d'Afrique noire, de sorte que diminue conside?rablement, l'he?morragie de sa jeunesse et de ses bras valides qui trouvent comme gigantesque cimetie`re a` ciel ouvert : la Mer me?diterrane?e.
Nicolas K. DeBotro Journaliste Consultant